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Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

France: Le Congrès d'unification COMMUNISTES- URCF s'est tenu à Paris les 20 et 21 juin 2015

Publié le 4 Juillet 2015 par Lien-pads in Europe: France Mouvement ouvrier et communiste

                                              Communiqué  sur les travaux du Congrès 

Samedi 20 juin s’est tenu à Paris le Congrès d’unification COMMUNISTES - URCF

La 1ère séance était présidée par Rolande PERLICAN

A partir du rapport présenté par Antonio SANCHEZ une large discussion a abordé la situation politique, les objectifs et l’activité de notre parti. 

La 2ème séance était présidée par Emmanuelle KRAEMER

A partir du rapport présenté par Jean-Luc SALLE, le congrès a précisé nos objectifs de travail et les secteurs d’activité. Les organismes de direction ont été élus.

Il a adopté un appel qui sera très largement diffusé dans tout le pays.

Le Comité National a élu : Antonio SANCHEZ Secrétaire National

Jean-Luc SALLE et Georges MARCHAND ont été élus secrétaires adjoints

Plusieurs partis nous ont envoyé des messages de félicitations : le Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme – Le Parti Communistes ouvrier de Biélorussie – Le Parti Communiste des peuples d’Espagne – Le Parti Communiste de Grèce, KKE – Le Parti Communiste d’Italie - Le Parti Communiste Ouvrier de Russie – Le Parti Communiste Syrien

Nous les remercions chaleureusement

 

*Nous publions ici de larges extraits des rapports d’Antonio Sanchez et Jean-Luc Salle

Nous vous rendrons compte de la discussion et de l’ensemble des travaux dans les prochains jours.

 

21-06-2015- Tonio Sanchez

Chers camarades,

Nous voici au terme du processus d'union de nos deux organisations.

La volonté réciproque de réaliser cette union vient d'un même fond politique : le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins sociaux des hommes, à leur développement. Il ne le peut pas parce que sa nature, sa raison d'être, c'est la recherche constante de profits, son accumulation au détriment des intérêts du peuple.

Pour exister et se développer, le capital utilise des moyens considérables. Dans le stade actuel de son développement, son existence représente un danger de plus en plus grand pour les peuples du monde.

2. Le combattre, engager la lutte pour le supprimer et donc la seule voie possible pour libérer les peuples de sa domination, construire une société socialiste maîtrisée, gérée démocratiquement par et pour le peuple. Ce qui nous rassemble, c'est le but que nous poursuivons depuis la création de nos organisations respectives, il y a plus de 10 ans.

Il était donc naturel, avec la richesse de nos expériences, que nos deux organisations se retrouvent et s’unissent pour former le Parti Révolutionnaire COMMUNISTES, le seul parti qui appelle à la lutte pour se débarrasser du capitalisme. C'est une nécessité absolue pour la classe ouvrière et le peuple, nous sommes conscients les uns et les autres du chemin qu'il reste à parcourir.

La tâche n'est pas simple, le capital domine tout, les moyens de production et les moyens financiers. Il domine également les états partout dans le monde, même si il existe bien sûr des différences, des résistances, qui sont encore très minoritaires.

Les états sont à la solde du capital qui s'organise pour choisir ses meilleurs serviteurs quels qu'ils soient, pour détruire les obstacles à son développement.

La chute de l'URSS il y a 25 ans a accéléré considérablement, et encore plus aujourd'hui, la domination du capital sur l'ensemble de la planète.

Les effets, les conséquences sont désastreux : austérité imposée au peuple, attaques incessantes sur les acquis sociaux, baisse constante des moyens de vie, pauvreté, précarité qui s'accroissent, droits sociaux et libertés mis à mal etc... Il n'y a que les luttes pour freiner, faire reculer les exigences du capital. Ce phénomène est constaté partout dans le monde, accélération du développement du capital, mêmes conséquences pour les peuples.

Cette soif de profit a également d'autres conséquences qui vont bien au-delà de la domination des états et des peuples, c'est la domination des territoires qui opposent les états impérialistes dans la conquête de richesses nouvelles pour le profit. Nous assistons aujourd’hui à un nouveau partage du monde, à une redéfinition des frontières qui font l’objet de batailles inter-impérialistes acharnées.

L'actualité est faite de multiples drames, de milliers de morts, les peuples souffrent de la concurrence que se livrent les multinationales aidées en cela par les états à leur service.

Voilà globalement à quoi nous sommes confrontés.

Nous avons décidé plutôt d’unir nos forces pour lutter avec détermination contre le capital. Tous les autres partis sans exception ont fait le choix contraire, tous sont soit ouvertement pour aider le capital à se développer davantage, soit pour l'aménager sans jamais remettre en cause son existence.

Là aussi c'est majoritairement vrai partout dans le monde. Mais la reconstruction de partis révolutionnaires est un phénomène encourageant.

Pourquoi la voie révolutionnaire ?

Parce que c'est la seule voie possible. L'antagonisme entre le capital et le travail n'a jamais été aussi fort. Les intérêts de l'un et de l'autre ne sont pas conciliables, ils s'opposent sans cesse.

Les profits explosent sous la domination du capital.

Des moyens financiers considérables existent et à l'opposé, la classe ouvrière, les peuples souffrent de l'absence de réponse aux besoins fondamentaux.

Le magazine « Capital » du mois de juin révèle dans un article intitulé « le monde croule sous les liquidités » que 6000 milliards d'euros de liquidités ont été injectés dans l'économie capitaliste par quatre banques centrales (la Fed. Japon. La BCE et anglaise).

700 000 milliards de dollars circulent actuellement dans le monde et sont utilisés à spéculer.

On voit bien comment s’exerce la domination par les multinationales sur les états avec de telles sommes disponibles.

3. Pour la seule banque centrale européenne, 60 milliards d'euros par mois vont être

« lâchés dans la nature » dit le journal capital, jusqu'en septembre 2016, ce qui représente un total de 1100 milliards d’euros. Ces fonds servent exclusivement à la spéculation s'inquiète le magazine qui redoute un nouveau crash boursier parce que « l'économie réelle tire la langue ».

Rappelons-nous les discours lénifiants sur la « moralisation » du capitalisme, sur la crise qui ne serait que « financière ». Pour moraliser le capital, il faut le supprimer.

15 % des transactions boursières se font aujourd'hui dans ce que les économistes du capital appellent les « chambres noires » c'est-à-dire en dehors de tout contrôle. 700 000 milliards de dollars de bulle spéculative, cela représente 10 fois les richesses créées dans le monde (PIB mondial), beaucoup plus qu'en 2007 avant la fameuse « crise ».

Qui peut encore penser et croire que ce sont les états qui gouvernent ?

Les décisions qu'ils prennent répondent aux exigences des multinationales qu'elles soient industrielles ou financières pour accumuler ces masses considérables d'argent.

En France, nous avons noté cette accélération à la course au profit.

En 2014, les sociétés du CAC 40 ont dégagé 67,58 milliards d'euros de profit soit 40 % de plus qu'en 2013. 56 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires soit plus 30 % par rapport à 2013.

Le produit Intérieur Brut s’élève en France à 2150 milliards d’euros, entièrement consacrés au développement du capital.

Les fusions acquisitions, ventes, fermetures d'entreprises ont explosé depuis janvier 2014. Dans tous les secteurs : agroalimentaire, industrie automobile, métallurgie, chimie, pharmacie, banque, téléphonie, numérique… D'autres se préparent dans les mêmes secteurs, et dans tous les modes de transport, aériens, terrestres, maritimes…

Des milliards d'euros sont engloutis dans ces opérations qui ne visent bien entendu qu’à gonfler les profits.

Les conséquences en France comme ailleurs se font durement sentir, je ne développe pas sur les chiffres du chômage, la pauvreté, la précarité etc., les chiffres sont en constante augmentation.

Pour en finir avec ce chapitre sur les moyens existants, le journal « Les Echos » du 16 juin se réjouit que le nombre de riches augmente dans le monde. Le capitalisme, c'est bien pour les riches, ils sont 16% de plus qu’en 2014 et les« ultras riches » sont 11% de plus et accumulent 10 000 milliards de dollars de revenus. Le journal « déplore » cependant que 2400 milliards soient placés dans les paradis fiscaux ce qui n’est pas « moral ». Dans les cinq ans à venir la croissance des revenus des plus riches va atteindre 7,8%.

De plus, selon le même journal, les fonds spéculatifs appelés Hedge-Funds s'élèvent à 3000 milliards de dollars essentiellement détenus par des sociétés américaines et britanniques. Ces sociétés spéculent sur la dette des états et en font une source de profit, elles achètent une partie de la dette des états qu’elles revendent ensuite en réalisant un profit juteux. Comme on le voit ce n'est pas l'argent qui manque, il y en a partout, les richesses créées par le travail sont entièrement accaparées par les multinationales avec tous les dangers que cela représente.

Il y a de quoi développer les services publics de santé, d’éducation, de protection sociale, de logement, de transport en France comme partout ailleurs, répondre aux revendications sociales et il resterait encore beaucoup d’argent.

Le capital, c’est une de ses contradictions est confronté à la rentabilité qu’il veut toujours plus élevée de ces énormes masses d'argent, ce qui déclenche ce que les économistes à son service appellent « une crise ». Pour résoudre la « crise », l'exploitation du travail est renforcée, l'austérité imposée partout, c'est de nouvelles vagues de restructurations fermetures d'entreprises… Vous connaissez la suite. 

4. En France, les gouvernements successifs accompagnent, anticipent même les mesures imposées par les multinationales, on le voit avec les dizaines de milliers de suppressions d'emplois chez Renault, Peugeot, Alstom, Arcelor-Mittal, Alcatel-Lucent, dans l'agroalimentaire, à Air France. Ils injectent des masse de fonds publics pour maintenir, sauvegarder les profits des grands groupes, sous prétexte de « les sauver » ils accompagnent, financent ainsi les vagues successives de suppressions d’emplois en achetant une part du capital le temps que l’entreprise retrouve un niveau de rentabilité acceptable.

Voilà le rôle de l'État qui parait-il n’a pas vocation à produire mais qui n'hésite pas à utiliser l'argent public pour aider les grands groupes capitalistes à exploiter toujours plus le travail. Il nationalise les « dettes » et privatise les profits.

Rappelons-nous, il fallait « chasser Sarkozy » le slogan repris par l’ensemble des partis politiques dits « de gauche » et les syndicats dont la CGT.

La première chose que Hollande a faite avant et après son élection a été de rassurer « les marchés », autrement dit le capital et ses serviteurs : rencontre avec les banquiers anglais et allemands avant l’élection, participation aux universités d'été du Medef après l’élection.

L'allégeance ne s'arrête pas là : le « j’aime l'entreprise » prononcé par Valls, repris il y a quelques jours par Hollande semble surprendre ceux qui ont appelé à voter pour lui.

Ils appellent aujourd'hui Hollande à « changer de politique » proposition révolutionnaire (sic) !! Pendant que le gouvernement utilise le 49-3 pour accélérer les décisions contenues dans la loi Macron, toutes favorables aux patrons.

A droite, c'est la surenchère pour se démarquer de la politique actuelle, mais elle est d’accord avec les décisions prises, elle l’exprime clairement concernant la loi Macron qui a obtenu également l’aval du MEDEF. Le voyage d’Hollande à la fête des vins de Bordeaux et aux 24h du Mans pour rencontrer Juppé et Fillon n’a trompé personne, cela annonce des alliances politiques possibles.

Le Parti Communiste veut rassembler tout le monde : les Verts, Nouvelle Donne dont le président est issu de la CFDT et qui compte Gattaz parmi ses interlocuteurs, les « affligés-mécontents » du Parti Socialiste et une multitude de mouvements ou d'associations pour « construire une alternative de gauche ». Tout cela pour capter le profond mécontentement, le dévoyer et éviter le débat sur les causes de la situation actuelle. Que dire de Mélenchon ? Il fait illusion avec son verbe haut pour capter le profond mécontentement et entraîner le peuple dans une impasse.

Tous souhaitent organiser un mouvement qui s’inspire de Syriza en Grèce, de Podemos en Espagne ou de Die Linke en Allemagne. Ces mouvements, issus du mécontentement que l’on constate partout en Europe, ne veulent pas rompre avec le capital, ils négocient avec les Etats capitalistes dont on connaît les buts. Ce qui se passe en ce moment avec le gouvernement grec, la Banque Centrale Européenne et le FMI est la démonstration que la lutte quotidienne contre le capital est indispensable pour s’en débarrasser, négocier, dans de telles conditions c’est lui céder.

Le PCF a trop besoin du Parti Socialiste pour maintenir ses élus et continuer à exister, personne parmi ceux-là ne remet en cause l'existence du capitalisme comme étant la seule cause des problèmes économiques et sociaux.

Le Front National pour sa part tente de se « normaliser » pour devenir un parti « fréquentable», prêt lui aussi à passer des alliances pour prendre le pouvoir. La comédie familiale relayée par les médias de plus en plus complaisants va dans ce sens. Cela démontre bien que le Front National est le troisième fer au feu du capital, il suffit de lire ses déclarations, d'examiner son programme pour s'en convaincre.

Tous ces « grenouillages » et magouilles politiques préparent des alliances aussi diverses que variées pour la prochaine relève afin de servir au mieux les intérêts des multinationales.

5. Nous avons une autre conception de l’union, l’union des travailleurs et du peuple dans la lutte contre le capital jusqu’à sa disparition. L’union des travailleurs et du peuple pour maîtriser les leviers essentiels de la nation, chasser le capital et ses serviteurs de la gestion des moyens de production et d’échange sans aucun compromis pour installer une gestion démocratique pour et par le peuple.

Le pouvoir actuel accélère les « réformes », il faut répondre aux exigences du Medef rapidement :

– Loi Macron entièrement au service des entreprises, utilisation du 49-3,

– Financement des retraites recul de l'âge d’accession, les « négociations sont en cours,

– Code du travail, droit du travail considérés comme obstacles à l'emploi. Sous la pression du MEDEF, une bataille idéologique intense est menée par le pouvoir et ses alliés.

Dernièrement, l’avocat socialiste Badinter et le juriste Lyon-Caen très influent dans les milieux syndicaux et notamment la CGT ont déclaré le code du travail « obèse » et « complexe ». Cela va dans le sens des déclarations de Gattaz .Cela va également dans le sens des déclarations de Martinez secrétaire de la centrale CGT qui pense qu’il faut moins de conventions collectives et qui déclare « une entreprise qui marche bien et une entreprise qui n'a pas de conflit, ou on s'écoute les uns les autres ». 7 centrales viennent de signer une déclaration appelant à « l’union sacrée », à l’ « union nationale » contre les « extrêmes ». La CFDT, chambre d’enregistrement du pouvoir et du MEDEF, a piloté cette opération, c’est dire le niveau de compromission des centrales syndicales.

« Combien de dirigeants souffrent de ne pouvoir établir avec leurs équipes des relations plus directes et sincères ? Combien de salariés souffrent de ne pouvoir apporter à l'entreprise davantage de ce qui est indiqué sur leur fiche de poste ? » Non ce n'est pas un poème, c'est la déclaration d’un dirigeant du MEDEF dans le journal les échos du 5 juin dernier.

Le code du travail est attaqué, mais au-delà des droits des salariés, la cible essentielle c’est le contrat de travail C'est un obstacle au profit, le capital a besoin d'exploiter chaque minute de travail, il a besoin de précariser au maximum le contrat de travail.

86 % des contrats réalisés aujourd'hui sont des CDD. Le travail intérimaire existe depuis longtemps mais ce n'est pas suffisant.

Rappelons également la possibilité de rompre le contrat de travail à « l'amiable » entre l'employeur et le salarié, c’est la rupture conventionnelle. Depuis que cette possibilité existe c'est 1 200 000 contrats qui ont été rompus, c'est le plus vaste plan de licenciements jamais réalisé.

Tout cela s’accompagne d’une attaque concertée sur les droits syndicaux : condamnations multiples de militants syndicaux (Air France actuellement, après de nombreux militants CGT), suppression des moyens de fonctionnement des syndicats au travers des Bourses du travail dans les départements ou localités en prétextant le manque de moyens, droits syndicaux dans les entreprises remis en cause par la loi Macron etc…

Autre chantier du gouvernement et du Medef, c'est la dépense publique ou plutôt la dette publique, ça culpabilise un peu plus…

La cible : les services publics : santé, éducation, transports, énergie, recherche, Sécurité Sociale, collectivités territoriales, tout y passe… Rien ne doit échapper aux critères de rentabilité, autrement dit au profit.

Les services sont par petits bouts d'activités livrés au privé, des plans « d' économies » sont décidés. Il y aurait trop de dépenses… L'éducation, la recherche sont orientées sur la rentabilité financière et gérées de plus en plus comme des entreprises.

Dans les collectivités locales les investissements ont reculé de 6,1 % en 2012,

de 5,5 % en 2013 et de 10 % en 2014 sous l'effet de la baisse des dotations de l'État. 6. Dans les transports, c’est la poursuite de la privatisation de la SNCF. Les lignes de transports régionaux sont privatisées et remplacées par des lignes de bus privées, les transports maritimes et aériens subissent le même sort.

Dans le secteur de l’énergie, une vaste campagne de propagande est engagée pour inciter les usagers à quitter EDF et Gaz de France.

Dans la santé, c’est la remise en cause des acquis sociaux, la suppression continue de lits d’hôpitaux, la fermeture de maternités, de services chirurgicaux jugés non rentables, de suppression de personnel. Tout pour le profit !!

Sous les coups de cette politique au service exclusif du capital, la pauvreté, la précarité sociale s’aggrave fortement. Le mécontentement est profond, il s’exprime de plus en plus dans les luttes malgré les obstacles à leur développement.

Les centrales syndicales ont fait le choix politique du « dialogue social » avec le Medef et le gouvernement. Les travailleurs et leurs syndicats d’entreprise sont seuls pour organiser, structurer, coordonner leurs luttes, mais ces difficultés n’empêchent pas qu’aujourd’hui les luttes se multiplient, touchent des professions entières comme dans les hôpitaux, à la poste, dans l’enseignement, les collectivités territoriales etc. Ces luttes ne peuvent que se développer au regard des coups qui sont portés.

Le peuple rejette de plus en plus fort la politique menée. Cela se voit dans les luttes multiples qui touchent de nombreux secteurs, aux taux d'abstention très élevés à toutes les élections et dernièrement au municipales partielles ou ils ont atteint 70 % et plus dans les quartiers populaires.

Cela se voit également dans les sondages ou 90 % des sondés jugent les partis politiques inutiles parce que la politique qu'ils proposent ne répond pas à leurs attentes. Mais soyons clairs, cette campagne de dénigrement des partis politiques contribue à renforcer l'idée qu'il n'y a pas d'autre politique possible et qu'il faudrait donc se résigner à la subir. Le manque de perspective politique claire conduit à ce phénomène, repli sur soi, rejet, isolement. Notre responsabilité est grande pour investir ce champ politique en friche.

Avant d'y venir, il y a un domaine, un seul ou les dépenses de l'État sont sans fin. C'est tout ce qui touche au budget de la défense, à l'armement militaire, aux dépenses militaires. C'est une des caractéristiques du capital, son fonctionnement implique une domination idéologique mais aussi militaire, c'est une constante dans la politique capitaliste.

La chute de l'URSS devait amener paix et prospérité, le capital s'est engouffré dans l'espace laissé libre pour se développer.

Immédiatement après la chute de l'URSS la Yougoslavie est bombardée, cassée, divisée, puis l'Irak, l'Afghanistan, ce fut le tour ensuite de la Libye, du sud Soudan, du Mali, de la Centrafrique, du Yémen, de la Syrie…Dernièrement, c'est l'Ukraine qui est au centre d'affrontements sanglants.

Les pays impérialistes n'hésitent pas à soutenir des gouvernements composés de personnages ouvertement fascistes comme en Ukraine ou en Israël, ou des dictatures comme en Arabie Saoudite, au Qatar, en Afrique. Ces pays font allégeance à l'impérialisme occidental, c'est le principal, c’est tout ce qui leur est demandé...

À chaque fois, le gouvernement français aux ordres des USA, et pour ses intérêts propres, s'est montré à la pointe des va-t-en-guerre en Europe.

La France comme les autres grandes puissances impérialistes mondiales diminue les budgets sociaux et augmente considérablement le budget militaire.

La Chine, la Russie, l'Inde, Israël et bien d'autres comme la Turquie, le Qatar, l'Égypte et bien sur les USA consacrent des sommes considérables à leur budget militaire. 7

 

La Russie vient d'annoncer la fabrication de nouveaux missiles nucléaires à longue portée pour faire face à l'installation de nouvelles bases de l'OTAN à ses frontières.

Les conflits armés, les guerres, les tensions internationales pour la conquête des matières premières et pour exploiter les peuples deviennent dangereux.

Ils peuvent entraîner un conflit généralisé, cela fait partie des armes du capital, ce ne sont pas les vies humaines qui lui importent, c'est le profit.

Pour se donner bonne conscience, les Etats impérialistes qui bombardent, tuent, détruisent les infrastructures, massacrent les peuples des pays convoités, tentent au nom d'un « humanisme » qu'ils implorent, de dévoyer leurs responsabilités dans la vague de migration actuelle. Les migrants « recueillis » font ensuite l'objet de marchandages ignobles entre les pays agresseurs.

Je ne rentre pas dans les détails de la situation internationale, nous publions de nombreux articles sur le sujet, chacun peut s'y reporter.

Chers camarades,

Voilà rapidement tracée la situation dans laquelle nous devons développer le Parti Révolutionnaire COMMUNISTES.

Nous avons des atouts pour cela :

– nous sommes aujourd'hui plus forts qu'hier, l'union de nos forces respectives nous permet de franchir une étape importante pour développer notre politique révolutionnaire.

– Nous sommes les seuls à porter cette politique, l'espace est grand ouvert, restons lucides sur les difficultés qui nous attendent.

– Nous avons un parti plus fort, il faut l'organiser.

Mettre en commun la richesse de nos expériences respectives est une tâche à mettre en oeuvre tout de suite.

Déjà, faire connaître notre congrès d'union c'est assez rare pour le souligner.

Réunir les adhérents, les sympathisants et au-delà, aller à la rencontre des travailleurs, expliquer pourquoi nous avons créé ce parti, le seul qui propose une voie révolutionnaire et pourquoi venir le renforcer.

Il faut s'y mettre tout de suite, engager tout le parti.

L'appel du congrès va aider chacun d'entre nous pour aller au débat, nous allons le faire très vite, il n'y a pas de temps à perdre, le capital frappe vite et fort.

Notre ligne politique est claire, sans lutte rien ne changera, rien ne se passera, d'histoire du mouvement ouvrier en France et dans le monde en est une démonstration. Pour faire reculer le capital, les luttes sont la condition essentielle. Pour le chasser et l'abattre pour construire le socialisme la lutte doit être permanente.

Organiser le parti, c'est lui donner des armes pour convaincre, se développer, se renforcer.

Nous avons les militants pour cela, il faut les engager tout de suite pour faire grandir le parti.

Nous allons élire un Comité National et un Bureau National qui vont constituer notre direction nationale, responsable à part entière de la mise en oeuvre de notre politique.

La direction nationale et plus largement si c'est possible, sera sollicitée pour intégrer les secteurs d'activité que nous allons vous proposer.

Jean-Luc SALLE nous présentera à la séance de l'après-midi un rapport sur cette question ainsi que sur les objectifs que nous nous fixons au travers du fonctionnement de ces secteurs d'activité.

Le but est d'aider l'ensemble du parti à mieux appréhender les situations qui nous paraissent parfois compliquées. C’est le cas pour la situation internationale ou l’économie pour ne citer que ces deux secteurs. Nous avons également besoin de développer une activité en direction de la jeunesse, des entreprises, besoin de former politiquement les adhérents, sympathisants, besoin de

8. collecter beaucoup d’argent pour notre activité, besoin de diffuser, d’informer sur notre politique…

N'oublions pas les échéances à venir

Nous entrons dans une période électorale, nous avons des efforts à fournir pour être présents aux élections régionales qui auront lieu en décembre.

Intégrons cette question dans notre activité politique.

Sollicitons largement autour de nous pour qu'aux prochaines élections le parti révolutionnaire Communistes soit présent partout.

Notre union suscite de l'intérêt, de l'enthousiasme, c'est encourageant d'autant plus que nous faisons régulièrement des adhésions.

D’ores et déjà, nous proposons d’organiser une grande initiative nationale en Novembre pour mobiliser, faire connaître, rencontrer, débattre avec toutes celles et ceux qui veulent que ça change vraiment. Nous avons besoin d’amplifier le mouvement révolutionnaire dans ce pays, cette grande initiative nationale doit nous permettre de franchir une étape supplémentaire. Il faut la faire connaître dès maintenant, la date et le lieu seront précisés rapidement, il va sans dire que tout le parti doit être mobilisé pour la réussir. .

Je vous souhaite un excellent congrès et vous cède immédiatement la parole.

 

Rapport de Jean-Luc Sallé

Ce matin nous avons applaudi l’événement que constituait l’unification de nos 2 organisations, nous avons insisté sur les potentialités très importantes qu’elles nous ouvrent pour le développement de notre activité dans tous les domaines.

1-C’est d’abord un nombre de militants accrus pour diffuser notre politique au plus près des entreprises et quartiers populaires. C’est aussi une implantation nationale et complémentaire, nous permettant de rayonner sur une très grande partie du territoire et de nouvelles adhésions.

2-C’est la multiplication de notre presse avec l’hebdo dont des textes peuvent être reproduits en tracts dans les fédés selon les besoins, avec le 4 pages « Communistes » et le 8 pages « Intervention communiste » avec abonnement et vente militante et avec les bulletins d’entreprises.

3-C’est l’addition de nos énergies militantes qui va nous permettre d’être plus réactifs encore en diffusant plus rapidement les vues et propositions du Parti, en développant toute notre activité de propagande.

4-C’est un Parti doté de moyens financiers plus importants, ce qui va nous permettre de développer notre activité dans tous les domaines.

5-Ce Parti unifié portera un coup sévère à ceux qui refusent de rompre organisationnellement avec l’opportunisme.

Notre congrès suscite enthousiasme. (Cf. Congrès URCF du 6 juin : 95 % de participants et 100 % de votes favorables), curiosité et intérêt dans les rangs de travailleurs en lutte. C’est un terrain favorable si nous transformons cette opportunité par l’action militante. Et nous le ferons !

Nous avons décidé de tenir ce Congrès le 20 juin pour être opérationnels, tous ensemble dans le même parti pour mener le combat politique dès maintenant.

Tout d’abord, notre Congrès vient d’adopter un « Appel aux travailleurs » qui doit être notre principal outil de propagande pour leur faire connaître les objectifs du Parti révolutionnaire à leur service. Appel à diffuser aux entreprises et quartiers populaires dans les fédérations en lien avec notre grande initiative publique de novembre à Paris où nous appelons à une montée en masse, à faire venir les sympathisants, nos collègues, nos lecteurs etc., une grande initiative qui éclairera sur les buts de notre Parti, la bataille de classe au quotidien à l’échelle nationale et internationale.

La journée du 7 novembre sera aussi un moyen privilégié d’affirmer les enjeux de notre participation aux élections régionales et de renforcer l’engagement de tout le Parti, du seul Parti qui réellement se bat pour renverser le capitalisme et pour la seule alternative : le socialisme. Nous serons présents sur tous les fronts de lutte : Santé – Éducation nationale – Areva – SNCF – Poste – en mettant l’accent sur les grèves, seul moyen de faire reculer le capital, en dénonçant preuves à l’appui les partis du capital : PS – UMP/Républicains, FN, en démontrant que ceux qui veulent construire un Syriza à la française constituent une fausse alternative dépendante du PS pour avoir des élus.

Vous connaissez le rôle fondamental des organismes de directions d’un Parti comme le nôtre :

Le Comité national que nous allons élire est l’organisme dirigeant entre 2 Congrès. Nous avons décidé de fusionner nos 2 Comités existants, ce qui nous permettra d’affirmer encore plus notre ligne politique sur la base des orientations définies en Congrès. Le CN se réunira tous les 2 mois.

Le Bureau national entre 2 sessions du CN gérera la lutte politique du Parti au quotidien pour impulser l’action de tout le Parti par l’intermédiaire des fédérations. Cet organisme prendra position sur les événements en cours sous le contrôle du CN. Il se réunira tous les mois.

Le Secrétariat organisera le travail courant du BN et du CN. Il se réunira chaque semaine

Les fédérations et leurs responsables, du fait du renforcement militant, vont avoir un rôle accru dans la mise en mouvement des militants, dans les campagnes pour l’adhésion autour du Programme que nous avons adopté, dans la création de sections d’entreprises et de quartiers au plus près des préoccupations des travailleurs, de veiller à des réunions fédérales régulières.

Nous avons décidé d’un commun accord, de créer des secteurs d’activité que nous soumettons au Congrès. Précisons le rôle de ces secteurs … et ce qu’ils ne sont pas. Ce ne sont pas des organismes de direction. Leur rôle est de contribuer à leur niveau, à l’élaboration collective de la politique de notre Parti et à sa prise de décisions dans un secteur précis. L’activité de ces commissions s’effectue sous la responsabilité des organismes de direction du Parti : CN et BN…

Voyons ces secteurs :

-.Le Secteur organisation contribuera dans les départements à la fusion de nos organisations, à l’organisation du travail militant. L’orga c’est l’aide aux organisations de base du parti, c’est le suivi des adhérents et des départements, l’impulsion de l’activité du parti pour réaliser des adhésions au Parti.

- Le secteur propagande relève de la propagation de nos idées et de nos mots d’ordre : tracts, affiches, de l’information aux militants sur nos campagnes, de l’aide à l’élaboration des mots d’ordre. d’initiatives de rencontres dans les entreprises, les établissements d’enseignement, les localités.

- Le secteur éducation : nous allons assurer à chaque adhérent une formation politique répondant aux nécessités de l’action d’un parti révolutionnaire. Nous établirons rapidement des calendriers de formation dans les départements.

- Le secteur entreprise : c’est un travail prioritaire. Nous voulons aller encore plus au contact des travailleurs dans de nouvelles entreprises, leur apporter notre soutien dans leurs luttes. Nous allons rencontrer les travailleurs et leur proposer d’adhérer à notre parti.

- Le secteur jeunesse contribuera au développement du travail du Parti dans la jeunesse à partir de ses aspirations et revendications. Il travaillera à la création d’une JC de notre Parti. Nous appelons les jeunes à venir lutter avec nous pour changer leur vie et renverser le vieux monde capitaliste.

- Le secteur international C’est le suivi de ce qui se passe dans le monde, des luttes qui s’y déroulent, l’expression de notre solidarité internationaliste, le développement des liens avec les partis communistes qui contribuent à la renaissance du mouvement révolutionnaire international.

- La presse : Ainsi que je l’ai dit au début, nous avons l’hebdo sur le site. Nous avons le 4 pages « communistes », le 8 pages Intervention communiste, les bulletins d’entreprises : SNCF, Energie, Santé.

- Le Secteur Économie suivra les changements qui interviennent dans le domaine à l’échelle internationale et en France des restructurations et concentrations des monopoles, ainsi que l’étude de la crise du système capitaliste.

- Le secteur financier :

*La trésorerie contribue à ce que le Parti ait une politique financière ambitieuse. L’argent c’est notre oxygène pour mener notre politique. Elle impulse les initiatives en lien avec les collectes de souscriptions, elle suit le versement des cotisations du Parti.

*Le mandataire, impulse la collecte des dons pour les campagnes électorales, assure les relations vis-à-vis de l’administration.

Les responsables de secteurs participeront à des réunions de secrétariat pour faire le point sur leurs travaux.

Nous mesurons l’ampleur du travail à accomplir mais En avant camarades, tous sur le pont !