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Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

PC de Grèce : Sur la situation en Grèce et le rôle anti-populaire de SYRIZA

Publié le 29 Juillet 2015 par Lien-pads in Europe: Grèce sur le rôle de Syryza

* Les responsabilités de ceux qui l'applaudissent

 

Article de Giorgos Marinos 

 

Membre du Bureau politique du Comité central de KKE

 

 Introduction 

 

Lundi 13 juillet, le gouvernement SYRIZA-AKEL a donné son accord,  au Sommet de la  zone Euro  avec le soutien de tous les partis bourgeois, au très rude paquet de mesures anti-populaires, au troisième Mémorandum, qui détruira tous les droits que les travailleurs ont maintenus. 

 

Mercredi 15 juillet, le gouvernement de " gauche pour la première fois"   a passé l'Accord  au Sommet et le premier train de mesures à mettre en application du 3 ème Mémorandum avec les votes  des partis bourgeois ND-PASOK-POTAMI, comprenant les nouvelles mesures fiscales sauvages  et l'abrogation des droits à la retraite. Le KKE a voté contre cet accord et a lancé un appel au vote, au cours duquel 32 cadres de SYRIZA ont voté "NON", 6 ont voté "blanc" et 1 abstention. Ces membres de SYRIZA ont déclaré : " Nous votons contre le nouveau mémorandum, mais... nous soutenons de plein coeur le gouvernement qui le présente". 

 

L'expérience de 5 mois d'une gouvernance de SYRIZA montre qu'il ne voulait pas préparer le peuple afin qu'il soit en mesure de faire face au mémorandum et aux monopoles, à la fois grecs et européens, précisément parce qu'il n'avait pas une orientation pour la résistance et le conflit. Au contraire, il a abusé le peuple  qu'il pouvait ouvrir le chemin pour des changements en sa faveur au sein de l'alliance prédatrice de l'UE. 

 

Les développements sont une très claire expression de l'échec de ce soi-disant "renouveau" ou " d'un gouvernement de gauche", dont la théorie est  que l'UE peut changer son caractère monopoliste et anti-populaire.

 

La ligne de lutte du KKE et son attitude cohérente et vigoureuse, qui a rejeté la participation à de tels "gouvernements de gauche" qui sont en réalité des gouvernements de gestion bourgeoise, ont été confirmées. 

 

Sur les bases de cette expérience spécifique et pour dépasser l'offensive des mass-média bourgeois, les ouvriers d'Europe et du monde entier doivent essayer de trouver la véritéafin d'utiliser les développements en Grèce  et  pouvoir dégager d'utiles conclusions. 

 

Ils doivent examiner et étudier la ligne de lutte du KKE, pénétrer le mur de la désinformation qui sert  les forces bourgeoises et opportunistes  avec  la gestion de la barbarie capitaliste et qui  agit systématiquement dans le but de manipuler les ouvriers.

 

QUELLE EST LA VÉRITABLE SITUATION EN GRÈCE? QUEL EST LE RÔLE DE SYRIZA? QUELLES SONT LES  RESPONSABILITÉS DE CEUX QUI L'APPLAUDISSENT? 

 

Premièrement, durant la crise capitaliste, la ligne politique anti-populaire du Parti libéral ND et du Social-démocratique PASOK ont apporté à la classe ouvrière et aux couches populaires des conséquences douloureuses et une réforme régressive du système politique bourgeois a commencé. 

 

Les partis traditionnels bourgeois s'étaient affaiblis et détériorés, SYRIZA et l'organisation criminelle Nazi "Aube Dorée" s'étaient renforcés. 

 

SYRIZA, qui était un petit parti opportuniste, a rapidement augmenté ses votes aux élections de juin 2012 et a gagné les élections de janvier 2015, en formant un gouvernement avec le parti nationaliste de droite ANEL.  

 

Au cours de toute cette période, ce parti piégeait les ouvriers avec le faux schéma du "mémorandum -antimémorandum", dissimulant le fait que les mémorandums sont une partie de la stratégie plus générale du capital. Il exploitait les problèmes aigus du peuple et faisait les  fausses promesses qu'il  soulagerait  et satisferait les revendications des ouvriers. 

 

Dans ce contexte, il a promis qu'il augmenterait immédiatement le salaire minimum, restaurerait les accords sur les conventions collectives, abrogerait la taxe de propreté, augmenterait le seuil de l'impôt-libre, mettrait un terme aux privatisations etc..

 

En dépit des slogans, SYRIZA  a en pratique  employé la stratégie 

créée par la social-démocratie  et dés le début a rendu clair qu'il gérerait le capitalisme et servirait la compétitivité et la rentabilité des groupes monopolistes, appliquerait la stratégie de l'UE qu'il appelait "notre commune maison Européenne". 

 

Deuxièmement, après les élections de 2015, le gouvernement SYRIZA-ANEL a poursuivi la ligne politique anti-populaire des précédents gouvernements. Le 20 février, il a signé un accord avec l'UE-BCE-FMI (troïka) et a pris des engagements au sujet de la reconnaissance et du règlement de la dette qui n'a pas été créée par le peuple, l' " esquive des actions unilatérales", la non application des promesses électorales et la promotion des "restructurations capitalistes". 

 

Le gouvernement SYRIZA-ANEL, durant les négociations qui se sont poursuivies à Bruxelles, a présenté une série de propositions qui comprenaient de rudes mesures anti-populaires. 

 

Le maintien des mémorandums et l'application de toutes les lois du ND et du PASOK, l'imposition de taxes supplémentaires, la démolition des droits à la retraite, les privatisations et d'autres mesures d'une valeur de 8 milliards d'euros au détriment du peuple. Cette proposition était semblable à celle de la Troïka, qui contenait des mesures anti-populaires d'une valeur de 8,5 milliards d'euros. 

 

Les confrontations dans les négociations et le retrait du gouvernement SYRIZA-ANEL à une phase ne sont pas liés à la résistance pour défendre les intérêts du peuple, comme certains partis à l'étranger le clament sans fondement. 

 

C'étaient les intérêts des monopoles qui étaient à la table des négociations et sur cette base les contradictions plus générales exprimées qui étaient liées à la formule de la gestion du capitalisme, la poursuite de la zone euro et la place  de la Grèce en celle-ci, ( y compris une sortie de la Grèce "Grexit"), les contradictions sur l'hégémonie en Europe entre l'Allemagne et la France, entre les USA et la zone euro et en particulier l'Allemagne. 

 

Troisièmement, dans ces conditions, le gouvernement a présenté au parlement le samedi 27 juin une proposition pour un référendum, en tentant de piéger le peuple avec un OUI ou un NON pour une série de mesures anti-populaires de la Troïka, refusant de présenter sa propre proposition anti-populaire dans le but d'être jugé par le peuple. 

 

Le KKE (au parlement) a demandé que la question suivante soit posée au référendum :

 

A) La proposition de la Troïka. B) La proposition du gouvernement.C) La proposition du KKE  pour un "DÉSENGAGEMENT DE L'UE, L'ABROGATION DES MÉMORANDUMS ET DE TOUTE APPLICATION DES LOIS ANTI-POPULAIRES."

 

Le gouvernement a arbitrairement refusé de soumettre au vote la proposition du KKE. Son but était de tromper le peuple et d'exploiter le vote du peuple comme une approbation de sa propre proposition qui constituait un nouveau mémorandum. 

 

Le KKE a résisté, dénoncé la tromperie et il a présenté son propre bulletin de vote au jugement du peuple:

 

"NON À LA PROPOSITION DE L'UE-BCE-FMI.

 

  NON À LA PROPOSITION DU GOUVERNEMENT.

 

  DÉSENGAGEMENT DE L'UE AVEC LE PEUPLE AU POUVOIR."

 

Le bulletin de vote a été distribué dans les lieux de travail, dans les banlieues populaires, à l'extérieur des centres de vote le jour du référendum, alors qu'au même moment, le KKE appelait le peuple à résister de toute manière et à exprimer son opposition aux nouveaux mémorandums. 

 

Dans les conditions d'un faux dilemme et d'une escroquerie, le KKE a expliqué au peuple que les deux le OUI et le NON seraient utilisés pour imposer de nouvelles mesures anti-populaires.

 

Cette décisions est un grand héritage pour notre peuple, afin qu'il poursuive sa lutte sur les bases de ses propres intérêts. 

 

Une section importante de notre peuple a résisté. Il représente le vote du KKE, il représente les votes blancs et nuls -(plus de 350 000, 6%) - une section des travailleurs a suivi le chemin  de l'abstention. 

 

Le KKE ne s'est pas fixé un objectif numérique pour ce référendum, sa position fut uniquement une politique de principes, il a envoyé un message politique au peuple de ne pas se soumettre à toute escroquerie, aux dilemmes, quelque soient leurs origines de la troïka ou du gouvernement et des autres partis politiques bourgeois.

 

Quatrièmement, une journée après le référendum, le 6 juillet, les développements ont confirmé de la  manière la plus caractéristique les positions et la ligne de lutte du KKE et ont  dévoilé les partis qui, à l'étranger ont fêté ensemble SYRIZA ou ont envoyé des messages de soutien au Premier Ministre grec. 

 

Une journée après le référendum une réunion des dirigeants politiques eut lieu à l'initiative du Premier Ministre, Tsipras, avec la participation du Président de la République. Cette réunion a rendu plus claire la situation. 

 

SYRIZA, ANEL, ND, PASOK, POTAMI, c'est à dire, tous les partis bourgeois ont signé une déclaration commune qui mentionnait parmi autres choses: " Le récent verdict du peuple grec ne doit pas être compris comme un mandat de rupture, mais un mandat de poursuite et de renforcement de l'effort d'une acquisition d'un accord socialement juste et économiquement soutenable...",  confirmant que les partis bourgeois dans leur ensemble étaient prêts à signer un accord / nouveau mémorandum avec la Troïka contre le peuple. 

 

Le SG du CC du KKE, le camarade Dimitris Koutsoumpas qui n'a pas accepté, a présenté sa claire position différente après la réunion des dirigeants politiques et il a déclaré entre autres choses: " Nous avons clairement exprimé pour notre part, une fois encore, les vues du KKE au sujet de l'estimation du résultat du référendum et principalement au sujet des problèmes énormes qui ont été expérimentés par les Grecs à l'intérieur de l'alliance prédatrice de l'UE, qui a une ligne politique qui continuellement accroît les impasses pour le peuple, les revenus du peuple, le cours de notre pays et le cours de notre peuple dans son ensemble. 

 

Il a été démontré , encore une fois, qu'il ne peut y avoir des négociations en faveur du peuple à l'intérieur des murs de l'UE., à l'intérieur de la voie de développement capitaliste ...  Personne  n'est autorisée à aller signer de nouveaux mémorandums, de nouvelles mesures douloureuses pour notre peuple."  

 

Cinquièmement,  après le référendum le gouvernement SYRIZA-ANEL a adressé une application au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) pour un programme de prêt de trois années d'une valeur d'environ 50 milliards d'euros, avec un nouvel accord de prêt et un nouveau mémorandum. 

 

Le vendredi 10 juillet, le gouvernement a proposé à la Troïka (UE,BCE,FMI) un train provocateur  de rudes mesures anti-populaires- 3 ème mémorandum d'une valeur de plus de 12 milliards d'euros!! C'est à dire 4-5 milliards de plus que la proposition qui était en discussion avant le référendum. 

 

Le même jour, dans une  discussion qui s'est déroulée  au parlement, le gouvernement a demandé le soutien et l'autorisation des partis bourgeois, ND-PASOK_POTAMI, de signer l'accord sur le 3 ème mémorandum anti-populaire.

 

Tandis que, à l'aube, Mercredi 13 juillet, le Premier Ministre Tsipras a accepté au Sommet de la Zone euro un nouveau prêt d'une valeur de 85 milliards d'euros et un bien dangereux 3 ème mémorandum , qui anéantit tout ce qui avait été maintenu de droits ouvriers et populaires. 

 

Quelques exemples caractéristiques à cela:

 

Maintien de l'ENIFA, l'impôt de propreté et les autres rudes mesures fiscales du ND et du PASOK  qui ont conduit des millions de familles des couches populaires au désespoir et une augmentation supplémentaire des taude la TVA à un ensemble d'articles alimentaires et à d'autres biens de consommation des masses populaires au taux le plus élevé de 23%, l'abrogation des exonérations d'impôts aux paysans, une importante augmentation de la TVA pour les îles etc.

 

La propagande du gouvernement qu'il a augmenté les impôts des grandes fortunes, des propriétaires de navires est infondée. C'est une goutte d'eau dans l'océan. Les exonérations d'impôts aux propriétaires de navires et au grand capital sont demeurées dans leur ensemble en vigueur. 

 

Maintien dans leur totalité des mesures contre la sécurité sociale qui réduisent les retraites, augmentent l'âge de départ à la retraite, exonèrent  les patrons des contributions à la sécurité sociale et aussi l'introduction de nouvelles mesures qui abrogent les départs anticipés à la retraite qui avaient été maintenus en instaurant un seul âge pour le départ à la retraite à 67 ans, l'abrogation des allocations aux retraités aux très basses pensions, augmentation des contributions ouvrières à la sécurité sociale, la fusion des fonds de la sécurité sociale avec une course vers le bas en termes de droits. De dures mesures supplémentaires sont à l'étude au nom de la durabilité du système de sécurité sociale.

 

Maintien de relations de travail "moyenâgeuses" qui prévalent sur les lieux de travail, le gel des accords collectifs, le maintien de salaires réduits et aussi en supplément de nouvelles mesures anti-ouvrières  au nom de l'adaptation aux directives de l'UE pour l'extension de contrats individuels entre les ouvriers et les employeurs, le renforcement du temps de travail partiel et temporaire, les relations de travail flexibles. 

 

Application des instruments de l' organisations impérialiste OCDE (que le gouvernement considère comme un partenaire stratégique) qui stipulent la libéralisation des professions, l'abrogation de la journée du dimanche etc..

 

Maintien des privatisations, qui ont été mises en place et promotion de nouvelles, dans les ports, les 14 aéroports régionaux, les chemins de fer, les compagnies qui gèrent le gaz naturel etc.

 

La création d'un mécanisme pour hypothéquer et vendre la propriété publique dans le but de recueillir 50 milliard d'euros pour rembourser les prêts etc. 

 

La création de principaux excédents de 1% en 2015, 2% en 2016, 3% en 2017, de 3,5% en 2018, et l'application d'un mécanisme automatique de réduction des salaires et retraites, des dépenses sociales s'il y a une divergence sur les objectifs fiscaux. 

 

Le gouvernement SYRIZA-ANEL a utilisé la même escroquerie et dilemme que ND et PASOK avaient utilisée afin de convaincre le peuple d'accepter les mesures, un nouveau mémorandum barbare ou une banqueroute via une sortie (grexit)? 

 

Il répète le même dilemme qui a été posée pour le mémorandum 1 et le mémorandum 2 et à chaque occasion un épisode pour perturber. Chaque fois le peuple doit choisir le "moindre" mal , qui à la fin conduit au pire. 

 

Même maintenant, quand la ligne politique anti-populaire de SYRIZA est ouvertement révélée, Tsipras tente de nourrir de faux espoirs, en déclarant que l'accord comprend un ajustement de la dette ( qui a augmenté en raison du nouveau prêt) et des soi-disent " ensembles de développement". Malgré le fait qui est bien connu que le peuple ne paiera pas  la dette en aucun cas  et que les ensembles seront dirigés encore une fois par les larges groupes de monopoles, qui récolteront de nombreux bénéfices. 

 

Sixièmement, la ligne politique anti-populaire de SYRIZA n'est pas seulement limitée à ces questions mais elle est aussi exprimée dans sa politique étrangère/

 

Le gouvernement grec au cours des 5 mois a fourni un important soutien à l'OTAN, aux USA et à l'axe Euro-Atlantique.

 

Il a non seulement maintenu mais aussi pris  de nouveaux engagements pour renforcer les bases US-OTAN à Suda, le commandement du centre pour des interventions impérialistes et des guerres, Aktio (le centre de Radar) et il a aussi pris des engagements pour le renforcement des Quartiers Généraux à Thessalonique, à Larissa etc. 

 

Il a annoncé qu'en consultation avec les USA il installera une nouvelle base de l'OTAN en mer Égée , dans l'île de Karpathos. 

 

Le gouvernement a pris officiellement l'engagement de rendre disponibles ses forces et ses bases militaires pour de nouvelles guerres impérialistes dans la région, au nom de la gestion de  " la protection des populations chrétiennes"  contre les Jihadistes. 

 

Il participe ensemble avec les USA et Israël à des exercices militaires  et  renforce ses relations politiques et économiques avec l'Etat d'Israël qui poursuit l' occupation et les supplices des Palestiniens. 

 

La soi-disant "politique multidimensionnelle" avec la Russie et la Chine, avec les BRICS, est mise à exécution  en vue de la progression des intérêts des groupes de monopoles et dans le but de renforcer leur position dans le domaine énergétique, dans le cadre de la rivalité générale impérialiste, en mêlant notre peuple à de nouveaux dangers. 

 

Certaines conclusions

 

Les ouvriers en Europe et dans le monde entier peuvent tirer d'importantes conclusions sur le cours des événements au sujet des développements en Grèce dans le but de dénoncer les forces politiques qui défendent la voie de développement capitaliste et l'Union Européenne, les unions entre Etats impérialistes. 

 

Les hommes et les femmes communistes, les ouvriers doivent examiner les développements sur les bases des données actuelles.

 

Ils devraient apprécier l'attitude de dizaines de partis communistes qui essayent d'analyser les développements en Grèce sur les bases de critères de classe en conservant le principe de l'internationalisme prolétarien et  qui ont contribué à soutenir la lutte du KKE et ont publié ses bulletins d'information et repris des interviews, écrit leurs propres articles et ont combattu la confusion semée par SYRIZA et le Parti de la Gauche Européenne (PGE).

 

Le KKE remercie les dizaines de partis communistes et les organisations de la jeunesse communiste à travers le monde qui ont exprimé leur solidarité de différentes manières et sont demeurés au côté de la lutte de notre parti et du KNE. 

 

Nous remercions les ouvrières et les ouvriers, les syndicats et les autres organisations du mouvement populaire à l'étranger qui soutiennent la lutte orientée sur une base de classe du mouvement en Grèce. 

 

Notre parti continuera de mener des luttes dures et honorera la confiance qui est mise en nous. 

 

Dans les conditions d'une forte pression exercée par les appareils idéologiques de la bourgeoisie et de l'intervention des forces opportunistes, l'expression de masse de la solidarité internationaliste est un élément très important. Il contribue à notre lutte commune. Il est une expérience précieuse  qui portera ses fruits dans la période prochaine.

 

En même temps, les communistes et les ouvriers doivent  prudemment examiner  et dénoncer les forces opportunistes et les autres forces qui durant toute cette période ont dissimulé les positions du KKE et se sont alignés avec SYRIZA, en enjolivant l'essence de classe anti-populaire de sa ligne politique, son caractère social-démocratique. 

 

Le PGE joue un rôle particulièrement dangereux en manipulant les ouvriers. Le Parti de la Gauche Européenne a reconnu sa propre stratégie mutante pour la gestion bourgeoise dans les positions social-démocratiques de SYRIZA, ses propres positions pour l'assimilation à l'UE. 

 

Elle avait  été  espérée. 

 

Le problème sérieux concerne certains PC qui ont reproduit les positions de SYRIZA, l'ont présenté comme une force de résistance contre l'UE, en dissimulant le fait que ce parti est un défenseur de l'UE, une alliance prédatrice et de l'OTAN, un gestionnaire du système capitaliste barbare.

 

Ces forces ont salué le "NON" du référendum mais ont dissimulé le fait que derrière cela il y avait le OUI de SYRIZA pour un nouveau mémorandum , de nouvelles mesures, qui continueront à saigner notre peuple. 

 

Ils ont mal informé - intentionnellement ou non intentionnellement- les ouvriers de leurs pays. Ils ont associé l'attitude du gouvernement grec à la défense de la "souveraineté populaire", mais en réalité    ils ont  montré que le peuple ne peut pas être souverain s'il est encerclé par le chantage des forces capitalistes, quand il a faim, au chômage, victime du capitalisme et des capitalistes qui détiennent le pouvoir, possèdent les moyens de production et volent la richesse produite par les ouvriers.

 

L'attitude de ces partis a opéré objectivement contre la lutte du KKE et au dépens des intérêts de la classe ouvrière, des couches populaires en Grèce, dans chaque pays, parce que soutenir la nouvelle social-démocratie signifie renforcer l'opposition aux ouvriers, en alimentant les illusions et la confusion.

 

Il n'y a pas d'excuse. Ils portent une sérieuse responsabilité. Les partis qui ont dissimulé les positions du KKE , ont organisé des événements pour soutenir SYRIZA et salué la social-démocratie  ont été dévoilés. 

 

 

 

(Source : Solidnet-traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)