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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

L'avenir du Venezuela en jeu

Publié le 1 Décembre 2015 par Lien-pads in 8- INTERNATIONAL - Amériques

Ci-dessous un article publié dans la version anglaise du journal cubain Gramma consacré aux élections législatives au Venezuela, dont l'auteur est Dilbert Reyes Rodriguez:

Caracas- Dans quelques jours, les yeux du monde se porteront sur le Venezuela pour regarder son chemin. Le 3 décembre, plus de 19 millions d'électeurs sont admis à choisir 167 députés à l'Assemblée Nationale, pour tracer la marche du pays. 

 

Ce sera le 20 ème processus électoral qui s'est déroulé depuis que les forces partisanes de Chavez ont assumé le pouvoir gouvernemental. Bien que le passé montre que ces 19 élections ont confirmé le soutien à la Révolution bolivarienne, avec 18 victoires et une perte, la prochaine élection est attendue comme la plus difficile en date. 

 

L'enjeu est le  contrôle mathématique de l'organe législatif, qui sera gagné par celui qui saisira le plus grand nombre de sièges. Le pays est extrêmement divisé  avec les deux blocs, le bloc révolutionnaire des partisans de Chavez et celui de l'opposition oligarchique, tous deux sont résolus à gagner le  plus important, 50% aux élections. 

 

Le résultat sera rapidement suivi de conséquences pour l'avenir du pays. D'un côté, une majorité  dans les mains des partisans de Chavez offre l'assurance que la Révolution bolivarienne, et sa réponse aux revendications des pauvres, continuera.

 

D'un autre côté, si l'aile droite gagne le pouvoir gouvernemental, cela conduira au déclenchement d'une attaque ouverte, un boycott de toute action entreprise par le Président Nicolas Maduro, comme un premier pas vers  un coup d'Etat parlementaire pour le chasser de ses fonctions, pour créer les conditions du démantèlement du projet social actuel du gouvernement. 

 

La conclusion est claire. Gagner l'Assemblée signifie contrôler la branche législative, qui est la clé du pouvoir gouvernemental. C'est l'organe légal qui peut légitimer ou frustrer les intentions du Président. 

 

La complexité particulière de ce processus ne se trouve pas dans la majorité parlementaire en jeu, mais dans les circonstances qui entourent la campagne, au delà de ce qui est habituel en ce genre d'élection. 

 

Voici maintenant  quelque temps, une stratégie de déstabilisation a été développée et appliquée au Venezuela, dirigée pour miner son économie et encourager le mécontentement au sein de la population. Le secteur privé, financé de l'extérieur, a créé des pénuries de nourriture, d'articles de toilette, de biens de consommation et une vague de spéculation menant à l'augmentation des prix qui ont  élevé d'une manière rapide et  drastique le coût de la vie. 

 

De plus, une chute soudaine du prix international du pétrole, la principale exportation du pays, a heurté la disponibilité d'une monnaie forte pour le développement du pays, et limité les options du gouvernement dans des efforts pour répondre efficacement à la guerre économique menée par l'oligarchie locale et ses complices extérieurs. 

 

Le gouvernement révolutionnaire a organisé la résistance à ces tentatives de déstabilisation d'une façon exemplaire, en continuant l'application de son plan pour la patrie. La priorité a été donnée à l'investissement social avec la consolidation  et l'extension des missions sociales; la construction et la rénovation des habitations, l'augmentation des pensions et le nombre des bénéficiaires; la promotion du transport public; et d'autres programmes au service du peuple.

 

Entreprendre aussi, et aller de l'avant, est une action forte pour aborder l'insécurité des citoyens et la menace paramilitaire; avancer dans le développement des moyens de production pour assurer la souveraineté économique du pays, l'auto-suffisance, et réduire sa vulnérabilité aux boycotts des sociétés privées des monopoles. 

 

Néanmoins, il n'est pas exclu que le mécontentement d'une importante partie de l'électorat puisse avoir un impact sur les élections, et soit un frein pour les forces révolutionnaires, lesquelles en réponse ont eu recours à une alliance, le Grand Front patriotique, pour construire le plus d'unité possible et  maintenir le soutien du gouvernement bolivarien à l'Assemblée Nationale. 

 

Conduit par le Parti socialiste unifié du Venezuela, le bloc comprend dans ses rangs des candidats qui sont  membres de 18 organisations politiques progressistes. La motivation des soutiens est critique depuis que l'opposition  appartenant au Comité Démocratique Unifié (MUD) espère un retour à  une  basse participation des votants  qui pourrait être avantageuse à ses candidats. 

 

Aussi loin que vont les attentes de l'opposition, malgré les désaccords internes, le départ de plusieurs dirigeants et la sélection arbitraire des candidats- le but n'est pas tant d'augmenter le nombre des votants qu'ils recevaient traditionnellement, mais de réduire la marge de la victoire des Bolivariens.

 

En tout cas, compte tenu des 18 élections perdues, la droite ne compte pas sur une victoire facile dans les urnes, et elle s'est préparée   à suivre la même copie utilisée précédemment pour dénoncer les résultats comme frauduleux, et à organiser une violente réponse, comme elle l'a fait en 2014. 

 

C'est une attitude, qu'elle n'a même pas tenu à cacher. Précédemment, l'opposition a ignoré simplement le document du  Conseil National Electoral (CNE), dans lequel les candidats s'engageaient à respecter les résultats. Maintenant ils refusent de signer, même avec la nouvelle modification comprenant l'accompagnement de l'Unasur. 

 

"Alerter le peuple" a dit le Président Maduro avec une  bonne raison, le 24 novembre, quand il a condamné la position prise par la coalition de l'opposition, en insistant, "Nous devons agir pour la victoire électorale et nous devons oeuvrer pour la victoire de la paix," dans un appel clair à la prudence, en livrant les tristes leçons apprises l'an dernier quand les rues furent barricadées et des vies perdues. Il a réitéré que le gouvernement ne permettra pas que la paix soit perturbée, que le peuple soit blessé, ou que l'exercice démocratique d'une élection soit compromis.

 

A l'heure présente, la campagne électorale se poursuit, activement avec le Front Patriotique qui mobilise ses rangs, tandis que l'opposition jouit du soutien pas si subtile des médias, avec un étalage de soutien anémique public.

 

Les dirigeants de la CNE sont occupés, à préparer et à vérifier les registres et les mécanismes techniques - tout à fait vérifiés, notés sans problèmes; conduire loyalement le processus électoral et avec publicité pour assurer sa compréhension, et superviser les activités de la campagne pour renforcer une adhésion stricte aux normes établies.

 

Oeuvrer aussi dans plusieurs emplacements autour du pays est la première contribution de la mission de l'Unasur, pour être achevée le 27, avec 50 observateurs de 12 pays- impartiaux et expérimentés et de prestigieux experts, d'une diversité de pensée idéologique et philosophique, mais sans une attitude interventionniste comme celle préférée par le MUD. 

 

La campagne se poursuivra jusqu'au 3 décembre. Elle sera suivie, jusqu'à la décision ultime prise par le peuple le 6 décembre. 

 

Nombreux sont ceux qui s'inquiètent  plus  la date se  rapproche, mais nous sommes obligés d'attendre quelques jours de plus. Depuis et malgré l'engagement révolutionnaire du gouvernement pour la démocratie, et le système électoral d'une classe mondiale, le Venezuela sait que l'opposition est désespérée, et sans le moindre justificatif, elle crie  à la "Fraude!" et subrepticement prépare  d'autres plans. 

 

 

(traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)