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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Le paramilitaire: Un spectre contre la paix en Colombie

Publié le 17 Avril 2016 par Lien-pads in 8- INTERNATIONAL - Amériques

Lucas Carvajal, membre de la délégation de la Paix de FARC-EP, est l'auteur de l'article suivant: 

 

Pour paraphraser Karl Marx afin de se référer aux douloureuses questions qui restent gênantes.

 

Mais en ce moment actuel des discussions pour la paix en Colombie, un spectre hante la table des conversations, le spectre du paramilitaire. Nous ne parlons pas d'une question mineure. Actuellement cette question constitue le principal intérêt des délégations des deux parties, FARC-EP et  gouvernement colombien - et également  la question sociale. 

 

Pour les personnes qui ne sont pas familiarisées avec l'argot politique colombien, dans ce pays des Andes le mot "paramilitaire" n'est pas attribué aux unités de  la Sécurité civile comme le transport de l'argent ou la sécurité des banques, qui est en usage dans plusieurs pays. En Colombie, les paramilitaires sont   des escadrons de la mort contre les insurgés. 

 

Les paramilitaires colombiens sont une partie active  de l'historique stratégie contre les insurgés des forces militaires depuis 1962. Dés lors, une mission a d'officiers militaires des Etats Unis, dirigée par le général Yarborough a fait des recommandations à un niveau supérieur  du Haut commandement Colombien contre les insurgés. L'une de celles-ci fut la réglementation et l'entraînement de groupes secrets chargés de " faire le sale travail" des exécutions extra-judiciaires, des assassinats sélectifs et des massacres, des tortures et des disparitions. 

 

Le phénomène paramilitaire a connu maints changements durant l'histoire colombienne. Ces groupes sont responsables du plus grand nombre de cas de violence politique dans les années récentes. Durant le mandat de Alvaro Uribe la plus large confédération des "paras", l'autodéfensa Unidas de Colombia (le Corps d'auto-défense unifié de Colombie -AUC), fut démobilisée par un processus de paix discutable où l'impunité régnait. Après cela, le négativisme au sujet de la persistance du phénomène a été une caractéristique du gouvernement colombien. 

 

De cette manière les administrations de Uribe et de Santos continuent d'ignorer qu'en Colombie les escadrons de la mort maintiennent les assassinats des dirigeants sociaux, déplacent les paysans et menacent les organisations sociales et les partis de gauche. 

 

Mais aujourd'hui le phénomène est encore plus complexe. Les escadrons actuels sont divisés en trois principaux groupes. Les clans Urabenos ou Usuga, qui se nomment eux-mêmes Corps d'autodéfense Gaitanistas de Colombie, les Rastrojos ou populaires et Patrouilles paysannes, ou Aigles noires. Leurs activités principales ne sont pas seulement orientées  contre les insurgés mais aussi pour le  "para-économique" (le contrôle des économies illégales - comme l'exploitation minière et le trafic de drogue et certaines légales comme le commerce alimentaire et les transports, pour le "para-politique"  (la consolidation du pouvoir politique dans les administrations locales des régions à travers la corruption , le clientélisme et la coercition) et un nouveau phénomène systématique les menaces contre le processus de restitution des terres aux personnes déplacées. 

 

Des événements récents confirment ces revendications. Le combat armé passé de Urabenos à Choco., Sucre, Cordoba  et Antioqua durant la semaine dernière écoulée du mois de Mars  qui est parvenu à paralyser un espace étendu sans recevoir aucune réponse ferme de l'Etat, montre la connivence avec les Forces Armées officielles. Curieusement la grève fut le prélude d'une manifestation nationale contre le processus de paix . Elle a été provoquée  par Alvaro Uribe, ancien président et actuel sénateur. Cette situation correspond avec une série de menaces grandissantes contre les défenseurs des droits de l'homme et des crimes sélectifs de militants sociaux comme Maricela Tombé (dirigeant paysan de Cauca), Klaus Zapata (militant de la jeunesse communiste de Soacha) et William Castillo (dirigeant de Guamoco).

 

Les FARC-EP ont insisté à plusieurs reprises sur cela: la paix est impossible tant que les escadrons de la mort  poursuivent leurs actes en toute impunité. La responsabilité reste  au gouvernement : ce serait une tragédie nationale d'abandonner trois années de discussions et quatre accords partiels, juste parce que le gouvernement est incapable de déraciner le phénomène paramilitaire.

 

(Source: Blog Farc-EP - traduction de l'anglais de la rédaction du Lien  )