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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

A quelle révolution aspire le socialisme moderne ?

Publié le 21 Février 2017 par Lien-pads in LE COMMUNISME SCIENTIFIQUE

 

« La révolution à laquelle aspire le socialisme moderne est, pour être bref, la victoire du prolétariat sur la bourgeoisie et l'organisation nouvelle de la société au moyen de la suppression de toutes les différences de classe. Pour cela, il faut non seulement un prolétariat pour faire cette révolution, mais aussi une bourgeoisie entre les mains de laquelle les forces productives de la société se développent suffisamment pour que la suppression définitive des différences de classe soit possible. Les différences de classe n'existent pas, non plus chez les sauvages et les demi-sauvages, et chaque peuple est passé par là. Cela ne nous viendra jamais à l'esprit de restaurer cet état pour la simple raison que les différences de classe s'y créeront au fur et à mesure que se développeront les forces productives sociales.

C'est seulement à un certain stade de développement des forces productives sociales, et même à un stade très élevé du point de vue de nos conditions actuelles, qu'il sera possible d'élever la production à un niveau où la suppression des différences de classe représentera un véritable progrès et sera durable sans provoquer une stagnation, voire un recul du mode de production social. Mais c'est seulement entre les mains de la bourgeoisie que les forces productives ont atteint à ce stade de développement. Il s'ensuit que la bourgeoisie est, sous cet aspect également, une condition préalable de la révolution socialiste, aussi nécessaire que le prolétariat lui-même. »

 

F. Engels. « Textes d'émigration » K. Marx/Engels, Werke, Berlin, Bd. 18, S. 556-557

 

 

« Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir, essayaient de consolider leur situation acquise en soumettant la société aux conditions qui leur assuraient leur revenu propre. Les prolétaires ne peuvent se rendre maîtres des forces productives sociales qu'en abolissant leur propre mode d'appropriation d'aujourd'hui et, par suite, tout le mode d'appropriation en vigueur jusqu'à nos jours. Les prolétaires n'ont rien à sauvegarder qui leur appartienne ; ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure.

Tous les mouvements historiques ont été, jusqu'ici, accomplis par des minorités ou au profit des minorités. Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. Le prolétariat, couche inférieure de la société actuelle, ne peut se soulever, se redresser, sans faire sauter toute la superstructure des couches qui constituent la société officielle. »

 

K. Marx et F. Engels. «Manifeste du Parti communiste», Œuvres choisies en deux volumes, Editions du Progrès, Moscou, t. 1. p. 33