Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Le prolétariat et mouvement ouvrier

Publié le 6 Mars 2017 par Lien-pads in LE COMMUNISME SCIENTIFIQUE

 

« ... Bon nombre de rêveurs, dont certains avaient même du génie, pensaient qu'il suffirait de convaincre les gouvernants et les classes dominantes de l'iniquité de l'ordre social existant, pour faire régner sur terre la paix et la prospérité universelle. Ils rêvaient d'un socialisme sans lutte.

Enfin, la plupart des socialistes d'alors et, d'une façon générale, des amis de la classe ouvrière, ne voyaient dans le prolétariat qu'une plaie qu'ils regardaient grandir avec horreur à mesure que l'industrie se développait. Aussi cherchaient-ils tous le moyen d'arrêter le développement de l'industrie et du prolétariat, d'arrêter la « roue de l'histoire ». Alors que le développement du prolétariat inspirait une peur générale, c'est dans la croissance ininterrompue du prolétariat que Marx et Engels mettaient tous leurs espoirs.

Plus il y aurait de prolétaires, et plus grande serait leur force en tant que classe révolutionnaire, plus le socialisme serait proche et possible. On peut exprimer en quelques mots les services rendus par Marx et Engels à la classe ouvrière en disant qu'ils lui ont appris à se connaître et à prendre conscience d'elle-même, et qu'ils ont substitué la science aux chimères. »

V. Lénine. « Friedrich Engels », Œuvres, Paris-Moscou, t. 2, p. 14

 

« Avant la naissance du mouvement ouvrier, tous les pays ont vu prédominer ce genre de doctrines « socialistes » qui n'étaient en fait que des rêves de théoriciens petits-bourgeois, s'efforçant d'échapper à la lutte de classe, de trouver le moyen de s'en passer. Dans tous les pays, de même qu'en Russie, le mouvement ouvrier conscient a dû soutenir une lutte opiniâtre contre ce genre de doctrines dont le « socialisme » petit-bourgeois correspondait à la situation et au point de vue des petits patrons.

Le mouvement ouvrier ne peut pas exister et se développer avec succès avant que cette théorie des bons patrons sur la possibilité d'« éviter » le capitalisme n'ait été réfutée.

Dissimulant l'erreur fondamentale du groupe Mikhaïlovski, M. Rakitnikov embrouille par là même la théorie de la lutte de classe. Or, cette théorie est la seule qui ait indiqué aux ouvriers une issue à leur situation et montré comment les ouvriers peuvent et doivent lutter eux-mêmes pour leur émancipation. »

V. Lénine. « Le populisme et la classe des salariés », Œuvres, Paris-Moscou, t. 20, p. 105