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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Relation entre le communisme scientifique et la lutte de classe du prolétariat

Publié le 27 Mars 2017 par Lien-pads in LE COMMUNISME SCIENTIFIQUE

 «Le communisme n'est pas une doctrine, mais un mouvement : il ne part pas des principes, mais des faits. Les communistes ont pour prémisse non pas telle ou telle philosophie mais tout le déroulement antérieur de l'histoire et plus précisément son aboutissement actuel effectif dans les pays civilisés. Le communisme est une conséquence de la grande industrie et de ses corollaires que sont la formation du marché mondial et la concurrence sans frein qui en est résultée; les crises commerciales toujours plus violentes et générales, devenues d'ores et déjà de vraies crises du marché mondial ; la formation du prolétariat et la concentration du capital ; la lutte de classe qui s'ensuit entre le prolétariat et la bourgeoisie. Dans la mesure où le communisme est une théorie, il est l'expression théorique de la position du prolétariat dans cette lutte et la généralisation théorique des conditions de la libération du prolétariat.

 

F. Engels. « Les communistes et Karl Heinzen». Marx/Engels, Werke, Berlin, Bd. 4, s. 321-322

 

 

« Par son contenu, le socialisme moderne est, avant tout, le produit de la prise de conscience, d'une part, des oppositions de classes qui règnent dans la société moderne entre possédants et non-possédants, salariés et bourgeois, d'autre part, de l'anarchie qui règne dans la production. Mais, par sa forme théorique, il apparaît au début comme une continuation plus développée et qui se veut plus conséquente, des principes établis par les grands philosophes français du XVIIIe siècle. Comme toute théorie nouvelle, il a dû d'abord se rattacher au fond d'idées préexistantes si profondément que ses racines plongent dans les faits économiques. »

 

F. Engels. « Socialisme utopique et socialisme scientifique ». K. Marx et F. Engels, Œuvres choisies en deux volumes, Editions du Progrès, Moscou, t. II, p. 121

 

 

« La situation de la classe ouvrière est la base réelle d'où sont issus tous les mouvements sociaux actuels parce qu'elle est en même temps la pointe extrême et la manifestation la plus visible de la misérable situation sociale actuelle.

Les communismes ouvriers français et allemand en sont le résultat direct, le fouriérisme, le socialisme anglais ainsi que le communisme de la bourgeoisie allemande cultivée, le résultat indirect. La connaissance des conditions de vie du prolétariat est une nécessité absolue si l'on veut assurer un fondement solide aux théories socialistes aussi bien qu'aux jugements sur leur légitimité, mettre un terme à toutes les divagations et affabulations fantastiques pro et contra. »

 

F. Engels. « La situation de la classe laborieuse en Angleterre », Editions Sociales, Paris, p. 31

 

 

« Les rêves socialistes ne sont devenus une lutte socialiste de millions d'hommes que le jour où le socialisme scientifique de Marx a uni les tendances réformatrices à la lutte d'une classe déterminée. En dehors de la lutte de classes, le socialisme est une phrase creuse ou un rêve puéril. »

 

V. Lénine. « Socialisme petit-bourgeois et socialisme prolétarien », Œuvres, 4e éd. russe, t. 9, p. 412