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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

1er Mai 2017 Déclaration du PADS

Publié le 30 Avril 2017 par Lien-pads in Algérie: déclarations du PADS

 

PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

 

1er mai 2017: action sans relâche pour mobiliser les travailleurs et les peuples dans chaque pays et à l’échelle mondiale, unir et coordonner leurs luttes contre les offensives anti-ouvrières et antipopulaires de la bourgeoisie et de l'impérialisme

 

 

La classe ouvrière et les masses populaires subissent partout dans le monde la férocité de l'offensive de la bourgeoisie contre leurs droits politiques et sociaux.

La crise du système capitaliste exacerbe les contradictions entre les pays impérialistes. Chacun d'entre eux cherche à se réserver la part du lion dans le repartage du monde et notamment dans l’accaparement du pétrole. Les Etats impérialistes rivalisent dans la subversion et les opérations belliqueuses contre les petits Etats qui tentent d'échapper à leur mainmise. Pour satisfaire la soif inextinguible de profits des oligarchies capitalistes, ils ont mis à feu et à sang des régions de plus en plus vastes, Moyen Orient (Syrie, Yémen), Afrique (Libye, Mali), Ukraine. Le peuple palestinien continue de subir les crimes génocidaires de l'Etat sioniste d'Israël avec la bienveillance des USA et de l'Union européenne. Le roi Mohamed 6 du Maroc, armé jusqu'aux dents par la France et financé par l’Arabie Saoudite, cherche à faire du Sahara occidental occupé par ses troupes le détonateur d'une confrontation militaire avec l'Algérie.

 

Le risque d'un cataclysme nucléaire grandit suite à l'expansion de l'OTAN vers la Russie, aux menaces de grande intervention militaire des USA, de la France et de la Grande-Bretagne en Syrie, à la volonté de la bourgeoisie russe de ne pas se laisser déposséder de ses zones d'influence par ces autres puissances coalisées, aux rodomontades de Trump en Corée.

 

Au Venezuela la grande bourgeoisie ouvertement soutenue par les USA et l'Union européenne exploite les conséquences sociales de la chute des revenus pétroliers. Elle organise la pénurie des biens de consommation de base, frappant durement les travailleurs. Elle met les effets de son sabotage sur le compte du gouvernement qu'elle tente de renverser par un coup d'Etat pour avoir défié l'hégémonie US dans la région. Elle met à profit le fait que ses positions économiques non jamais été touchées ni affaiblies par le prétendu « socialisme du 21ème siècle », une variante nationaliste du réformisme pratiquée grâce à l’argent du pétrole par le régime bolivarien.

Les exploiteurs tentent de surmonter la crise du système capitaliste engendrée par la surproduction de capitaux. En renforçant toujours plus l'exploitation de la classe ouvrière et des autres couches sociales populaires, leur offensive ne fait qu'exacerber les effets de la crise.

 

Les antagonismes de classe sont inhérents à la propriété privée des moyens de production détenus par une poignée d'oligarques. Quelques centaines d'individus concentrent entre leurs mains la plus grande partie des richesses produites par des milliards de d'hommes et de femmes qui forment les classes laborieuses de la planète.

 

 

Les axes de l'offensive à l'échelle mondiale de la bourgeoisie contre les conquêtes sociales sont les mêmes. Ils font partie d'un même plan. Son exécution concerne tous les pays sans exception. Seuls le rythme et la tactique varient d'un pays à l'autre en fonction du degré de résistance et de combativité de la classe ouvrière. L'objectif est d'accroître le taux de profit des exploiteurs en baissant le pouvoir d'achat des travailleurs. Démantèlement des systèmes de sécurité sociale, recul de l'âge de départ à la retraite, augmentation du nombre d'années de cotisations donnant droit au taux complet, généralisation des contrats de travailleurs jetables au gré des intérêts des employeurs, suppression ou réduction de la subvention des prix des produits de consommation de première nécessité, pain, sucre, etc.

 

L'offensive anti-ouvrière et antipopulaire de la bourgeoisie est accompagnée de diverses faveurs que l'Etat bourgeois octroie aux capitalistes : baisse des taux d'imposition sur les riches et leurs entreprises, dégrèvement fiscaux, aides de toutes sortes, notamment mise à leur disposition d'une main-d'œuvre prise en charge par le budget de l'Etat, c'est-à-dire supportée en fin de compte par les travailleurs qui sont de plus les seuls à payer les conséquences de la hausse de la TVA et des dévaluations successives de la monnaie nationale, privatisations des services publics et mise en place de monopoles sur les décombres des entreprises étatiques, etc.

 

 

En Algérie la baisse du prix du pétrole et du gaz est le prétexte rêvé du gouvernement pour tenter de reprendre aux travailleurs et à la jeunesse ce qu'il a été obligé par leurs luttes à leur donner ces dernières années. Les salaires sont gelés depuis au moins 4 ans tandis que les prix ne cessent d'augmenter. En deux ans les prix de biens de consommation courants ont carrément augmenté de 20%. Les propagandistes bourgeois mettent le déficit du budget de la nation sur le compte des dépenses sociales de l'Etat. Les responsables de l'Etat font de grands discours sur le renflouement des caisses de l'Etat fortement amoindries par la baisse de la fiscalité pétrolière mais ne prennent aucune mesure sérieuse pour obliger les riches à payer leurs impôts ni à verser leurs cotisations patronales. Deux tiers des travailleurs du secteur privé ne sont pas déclarés à la sécurité sociale. La fortune insultante des parasites, des gros corrompus et des bourgeois, s'étale à la vue de tous à travers leurs grosses bâtisses, leur train de vie tapageur et l'importation de produits de luxe aux dépens des investissements productifs. Ce ne sont pas ceux-là que visent les plans d'austérité du gouvernement mais les travailleurs et les plus modestes. Le FMI revient à la charge. Ses "conseils " sont répercutés par la presse comme remèdes à la crise : nouvelles privatisations et remplacement du manque à gagner des recettes pétrolières par le recours à l'endettement extérieur comme source de financement des importations et des investissements en infrastructures. Les principales bénéficiaires de cet endettement sont les classes possédantes. Les travailleurs en payeront le prix fort lorsque sonnera l'heure des remboursements.

 

 

Les travailleurs ne font aucune confiance dans ce pouvoir.  Ils ont raison de rejeter sa politique d'austérité à sens unique. C'est le pouvoir de la bourgeoisie. Mais ils doivent être vigilants à l'égard des courants d'opposition bourgeois (partis islamistes, parti de Benflis, RCD, FFS, etc.). Ces courants ne critiquent le pouvoir que sur des questions de formes et de méthodes. Ils poursuivront la même politique anti-ouvrière avec les mêmes conséquences s’ils arrivaient à le déloger.

 

La bourgeoisie et son pouvoir, cherchent à émietter les mouvements de protestation populaires. Des diversions de toutes sortes sont organisées pour détourner le mécontentement des masses populaires vers d’autres cibles. On agite la menace que représenteraient pour “l’unité de la nation” la conversion de quelques individus au christianisme ou l’existence de groupuscules de pratiquants d’obédiences non malékites. Des actes racistes indignes et contraires aux traditions de solidarité antiimpérialistes de notre peuple tendent à se multiplier. De leur côté, les autorités apportent de l’eau au moulin des provocateurs. Les migrants contraints de fuir leurs pays suite au désastre engendré par l’intervention militaire criminelle des Etats impérialistes en Libye sont reconduits dans leurs pays ou empêchés de rejoindre l’Europe. Ces Etats impérialistes ne cessent d’échafauder des plans de prise de possession des richesses pétrolières du pays. Ils encouragent en sous-main les groupes séparatistes en Kabylie, au M’zab et dans les régions sahariennes.

 

 

En ce 1er mai 2017, les mots d'ordre sont plus que jamais :

 

Unité et lutte des travailleurs, des petits fellahs, des petits artisans, des cadres, ingénieurs et techniciens pour défendre leurs conquêtes sociales. Pour déjouer les plans de division. Pour que l'austérité frappe les riches et non les classes laborieuses.

 

Unité et lutte de la classe ouvrière pour défendre son droit à créer son syndicat de classe indépendant du pouvoir de la bourgeoisie, indépendant de toute influence de l'idéologie bourgeoise et réformiste. Pour renforcer son parti prolétarien afin de préparer en alliance avec les autres catégories sociales laborieuses l'avènement d'un régime socialiste basé sur la socialisation des moyens de production dans le cadre d'une économie planifiée de façon démocratique et centralisée dont le but est la satisfaction des besoins sociaux croissants du peuple.

 

Solidarité avec les luttes des travailleurs et des peuples contre l'exploitation et la domination capitaliste et impérialiste !

 

Vive l’internationalisme prolétarien !

 

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous !

 

PADS 27 avril 2017