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Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

L'importance de la révolution socialiste d'Octobre à l'ère de la transition du capitalisme au socialisme-communisme

Publié le 5 Juin 2017 par Lien-pads in 11- MONDE - Histoire du mouvement ouvrier

par D. Koutsoumpass, Secrétaire Général du CC de KKE

 

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L'article a été publié dans le numéro 7 de la Revue communiste internationale

 

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En 2017, nous honorerons le 100ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste qui a eu lieu en 1917 en Russie. Cet événement a marqué et déterminé le parcours de millions de personnes, non seulement à l'intérieur des limites géographiques du premier Etat des ouvriers dans l'histoire de l'humanité, l'URSS, mais aussi dans chaque coin de la planète où il a eu un impact pour des dizaines d'années.

 

Octobre montre le potentiel et la capacité de la classe ouvrière d'accomplir sa mission historique comme seule et véritable classe révolutionnaire, pour conduire la première tentative de construire le socialisme-communisme. 

 

En même temps, Octobre montre le rôle irremplaçable de la force dirigeante de la Révolution socialiste, le parti communiste.

 

Le Grand Octobre a montré l'énorme force de l'internationalisme prolétarien. Malgré les développements après le renversement du socialisme en 1989-1991, le 100ème anniversaire de la Révolution d'Octobre, l'expérience théorique et pratique et la maturité acquises au cours des années, nous fait toujours plus certain et catégorique envers l'époque et la nécessité du socialisme-communisme.

 

Le renversement contre-révolutionnaire ne change pas le caractère de l'ère. Le 21ème siècle sera un nouveau soulèvement du mouvement révolutionnaire global  et une nouvelle série de révolutions socialistes.

 

Les luttes quotidiennes pour des acquis partiels et plus généraux sont indéniablement nécessaires, mais elles ne peuvent pas produire de substantielles solutions permanentes dans le long terme. Le socialisme reste la seule issue. 

 

La nécessité du socialisme est soulignée par l'aiguisement des contradictions dans monde capitaliste contemporain, le système impérialiste international. Les conditions matérielles préalables, c'est à dire le pouvoir ouvrier et les moyens de production, ont mûri au sein du capitalisme lui-même.

 

Le capitalisme a socialisé, à des niveaux sans précédent, le travail et la production. La classe ouvrière, la force productive principale, constitue la majorité de la population économique active. Cependant, les moyens de production, les produits du travail social sont la propriété privée des capitalistes.

 

Cette contradiction est la racine de la cause de tous les phénomènes des crises contemporaines des sociétés capitalistes, telles que les crises économiques, la destruction de l'environnement, le problème de la drogue, la longue journée de travail malgré la grande élévation de la productivité du travail, qui coexiste évidemment avec le chômage, le sous-emploi et l'emploi partiel, l'intensification de l'exploitation de la force de travail etc.

 

En même temps, néanmoins, cette réalité signale le besoin d'abolir la propriété privée des moyens concentrés de production, pour les socialiser et les utiliser d'une manière planifiée dans la production sociale, la planification de l'économie par le pouvoir ouvrier afin que les relations de production correspondent au niveau de développement  des forces de production.

 

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L'impact de la grande Révolution Socialiste d'Octobre, la première bataille victorieuse dans l'histoire de l'émancipation de la classe ouvrière, reste intact à ce jour. Le socialisme fut transformé d'une prédiction en une réalité spécifique.

 

La victoire de la révolution a fourni la possibilité de condenser ses leçons dans une théorie pour la révolution socialiste et le parti. Les leçons qu'elle a fournies sont les bases idéologiques et politiques à l'instauration de l'Internationale communiste, pour un nouvel élan du mouvement communiste international.

 

L'héritage théorique d'Octobre, enrichi par l'expérience des révolutions socialistes qui ont ensuite suivies, n'a pas de prix.

 

Il confirme dans la pratique la justesse de la théorie Marxiste-Léniniste de la révolution, qui découle de l'analyse complète et systématique de l'impérialisme, c'est à dire que la révolution mûrit à travers le cours des développements et de rupture dans une période déterminée par une combinaison de causes objectives et subjectives.

 

L'impérialisme et toutes sortes de renégats déforment et cachent l'importance de la Révolution d'Octobre parce qu'ils comprennent évidemment très bien qu'à travers la théorie du Marxisme cette importance devient une force matérielle. Des millions d'ouvriers dans tout le monde sont mobilisés et continuent à se mobiliser contre le pouvoir capitaliste, qu'ils furent victorieux pour   organiser leur propre Etat, la dictature du prolétariat, qui est basé sur les producteurs directs, la majorité qui travaille et elle est la forme la plus élevée de démocratie que l'humanité n'a jamais connu.

 

Les Partis communistes au 19ème siècle ont pris et conservé le pouvoir pendant 70 jours, le nouveau changement vers le ciel a duré 70 années, a construit le socialisme, et donné une énorme contribution au monde, dépassant les limites d'un pays.

 

L'attitude nihiliste envers le socialisme que nous connaissons, l'adoption de vues qui disent qu'il il fut un échec total parce que - sa course fut interrompue - est une attitude qui n'est pas scientifique et anti-historique. Elle conduit à des impasses.

 

Le socialisme a été construit, s'est développé, et a commencé à solutionner les problèmes majeurs économiques et sociaux. Il lui fut impossible pour de nombreuses raisons de mettre en évidence et de libérer davantage au cours de sa construction, le potentiel inhérent pour un développement constant et un perfectionnement de la production, afin de se consolider lui-même dans sa lutte contre le système capitaliste.

 

Cependant, cela n'annule pas la contribution et le rôle du système socialiste, quand il fut créé au 20ème siècle, indépendamment des déficiences, des faiblesses et erreurs qui sont apparues durant cette course difficile.

 

Ce que la Révolution a signalé est le fait que le socialisme est l'avenir de l'humanité. Il est le système qui à travers le développement historique de la société créera de nouvelles relations sociales, socialistes-communes, dirigées vers les individus et la satisfaction de tous leurs besoins.

 

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En pratique la Révolution d'Octobre a confirmé les analyses Léninistes concernant le point le plus faible dans la chaîne impérialiste. Jusqu'à quel point fit défaut dans le mouvement international ce qui fut le fondement théorique de la possibilité de la Révolution socialiste d'être victorieuse dans un pays ou un groupe de pays, pouvant émerger comme des points faibles, comme le résultat de l'aiguisement des contradictions internes sous l'influence des développements internationaux?

 

Certainement en raison du développement économique et politique inégal, de telles caractéristiques peuvent se manifester elles-mêmes dans des pays d'un niveau moyen et plus bas du développement, où le processus du cours révolutionnaire peut commencer plus facilement mais où il est exceptionnellement difficile à la construction socialiste de continuer à être victorieuse. Les analyses de Lénine ont contribué au développement du Marxisme et à la pensée stratégique pour l'ensemble des Bolcheviks.

 

La contribution de Lénine et du parti Bolchevik fut décisive dans la confrontation contre le secteur de la social-démocratie qui, en violation des décisions de la seconde internationale, ont soutenu les classes bourgeoises de leurs pays, en votant au parlement quelques fois les crédits de guerre, d'autres fois en participant aux gouvernements qui ont mené des guerres, en prétendant qu'elles pouvaient  être un "développement pacifique", en défendant la "paix impérialiste" avec un canon sur les têtes des peuples. Une ligne politique qui inévitablement les a empêtrés plus profondément dans la guerre impérialiste, dans l'aiguisement des contradictions et antagonismes des Etats impérialistes et de leurs alliances.

 

Lénine avec la ligne stratégique qu'il suivit a déterminé que le point de vue du mouvement révolutionnaire de la classe ouvrière vise à prendre le pouvoir via la révolution. Cette ligne stratégique   n'est pas une simple  question d'opposition "pacifiste" à la guerre, mais principalement l'utilisation des ruptures qui, objectivement en de telles conditions, sont créées dans le camp impérialiste, l'utilisation de l'affaiblissement de la bourgeoisie dans chaque pays avec l'objectif de transformer cette guerre impérialiste dans chaque pays, que le pays soit dans une  position "agressive" ou "défensive", dans une lutte pour renverser  le pouvoir bourgeois qui apporte la mort et la pauvreté aux enfants de la classe ouvrière et au peuple.

 

La Révolution d'Octobre a confirmé la position Léniniste que l'ère moderne, du capitalisme monopoliste, c'est à dire de l'impérialisme stade du capitalisme, est l'ère de la transition du capitalisme au socialisme - l'ère des révolutions socialistes.

 

La Grande Révolution socialiste d'Octobre a aussi confirmé le rôle de l'opportunisme comme l'expression idéologique-politique de secteurs issus de la classe ouvrière, comme un impact de l'idéologie bourgeoise et petite bourgeoise dans le mouvement ouvrier.

 

Lénine sur la base de l'expérience de la révolution d'Octobre, s'est occupé en particulier des questions du pouvoir du nouvel Etat des ouvriers, de la dictature du prolétariat. Il a étudié dans le détail l'expérience de la commune de Paris, l'expérience des soviets de la révolution de 1905 en Russie, le rôle de l'Etat sur les bases des conclusions de Marx et d'Engels.

 

Il a apporté une contribution particulière pour identifier  les semences des organes du nouveau pouvoir, le caractère de la dictature du prolétariat, comme la forme la plus élevée de l'organisation de l'Etat du pouvoir de classe pour la transition de la société socialiste imparfaite à son début à la société pleinement communiste, à la fois dans la forme et le contenu.

 

Ce sont des leçons et des expériences qui ont aujourd'hui une valeur intemporelle en ce qui concerne l'organisation de la lutte des peuples, quand la lutte s'aiguise dans les conditions de la crise révolutionnaire, une situation révolutionnaire, en ce qui concerne l'organisation et l'expression de l'alliance de la classe ouvrière avec les couches populaires pauvres, ses alliés naturels, les paysans pauvres et les employés indépendants, avec la classe ouvrière à l'avant-garde, pour leur transformation en des forces révolutionnaires capables de conduire la décisive confrontation contre le pouvoir bourgeois et pour former des institutions ouvrières nouvelles du nouveau pouvoir.

 

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Le KKE en étudiant l'expérience précieuse de la Révolution d'Octobre, l'héritage de Lénine, l'expérience du mouvement communiste international exprime lui-même des conclusions à  cette recherche dans un nombre d'analyses et de documents (Réflexions sur les causes des renversements en 1995, la décision du 18ème Congrès de 2009 sur l'expérience de l'URSS et sur la construction socialiste  et les causes des renversements, la Conférence nationale sur l'histoire du parti de 2011, l'élaboration du nouveau programme et du Parti au 19ème congrès de 2013).

 

Nous sommes arrivés à la conclusion cruciale de la définition du but politique final, le pouvoir des ouvriers, doit être mis en avant sur les bases de la définition objective du caractère de l'époque, quelque chose que détermine la classe qui est objectivement au premier plan du développement social.

 

Ceci définit le caractère de la révolution et pas le rapport des forces que d'autres partis communistes ciblent.

 

Certainement, le rapport entre les deux classes rivales fondamentales, la classe bourgeoise et la classe ouvrière, tout aussi bien la position des couches intermédiaires, est un facteur décisif pour le moment choisi de la révolution socialiste. Dans ce sens, un PC doit prendre en compte le rapport des forces de classe, dans des termes léninistes, c'est à dire en termes de relations des classes avec le pouvoir.

 

Le PC doit en même temps prendre en compte et calculer le rapport des forces à l'intérieur du mouvement ouvrier, les mouvements de ses alliés sociaux, comme un élément nécessaire pour des manœuvres appropriées des mots d'ordre afin que les masses puissent être poussées à la lutte pour le pouvoir sur la base de leur propre expérience.

 

Néanmoins ceci ne peut en aucun cas devenir un alibi pour la soumission du mouvement ouvrier et communiste à toute forme de gouvernance bourgeoise pour y participer ou la tolérer   dans le cadre du capitalisme.

 

Toutes les fleurs des concepts idéologiques bourgeois et opportunistes ont fleuri ces récentes années en Grèce. Il y a eu et il y a encore un paquet de discussions en relation avec le besoin de créer un gouvernement de "gauche", "progressiste", "démocratique", "contre la droite", "anti-mémorandum", "patriotique", "national", "œcuménique", tous ces noms ont été utilisés pour décrire de tels gouvernements comme une proposition immédiate à la sortie de la crise économique et de la ligne politique impopulaire.

 

Ces propositions sont faites à la fois par les traditionnels et nouveaux partis créés, également par les partis de l'aile "gauche" du spectre politique. Le mouvement ouvrier doit rejeter tous ces pièges qui visent à manipuler la lutte populaire des ouvriers pour coopter le mouvement.

 

Évidemment les impénitents "mencheviks" sont aussi présents aujourd'hui au côté d'autres "communistes" retardataires qui suivent le développement de la pensée révolutionnaire en la tirant vers l'arrière. Ils encouragent des analyses léninistes contraires à l'histoire qui datent d'avant la révolution démocratique bourgeoise en Russie, en Février 1917, à propos d'un gouvernement des ouvriers et paysans, dans les conditions où le pouvoir tsariste n'avait pas encore été renversé. En quoi cela a à faire avec la situation d'aujourd'hui ?

 

Il est indéniable que les conditions de cette période étaient entièrement différentes, quand nous parlons au sujet de la situation révolutionnaire, avec le peuple, armé, organisé dans les soviets. Nous parlons d'un Etat bourgeois qui n'a pas eu le temps d'établir tous ces mécanismes.

 

Dans les conditions actuelles d'une situation non révolutionnaire, d'un pouvoir bourgeois bien établi  pour plusieurs décades avec un Etat bourgeois pleinement organisé, un tel but d'un gouvernement  temporairement de transition signifie en essence une coopération avec les forces bourgeoises afin de servir le capitalisme avec un espace limité, afin que le système puisse surmonter ses difficultés temporaires ou plus générales.

 

Qu'est qui est toujours plus important ? Pourquoi le mouvement révolutionnaire soutiendrait une pensée concernant un scénario possible qui, à la fin ne fut jamais réalisé, en un principe théorique général qui ne généralise pas la stratégie de Lénine et des bolcheviks qui a conduit actuellement à la victoire ?

 

Bien sûr,  aujourd'hui tous ces bons vœux ne disent rien au sujet des positions politiques et actions de Lénine, au début d'avril, après la chute du tsarisme, en proclamant la victoire de la révolution sociale en Russie et en conduisant le prolétariat pour la première fois dans l'histoire à provoquer l'orage dans le ciel  et  à effectuer  la révolution, en brisant la glace, ouvrant et poursuivant le chemin du socialisme-communisme.

 

L'expérience historique nous a enseigné que les premiers "ouvriers" et les gouvernements de "gauche" ont émergé des partis sociaux-démocrates ou comme coalitions de gouvernements des partis de la social-démocratie avec d'autres partis bourgeois. Il n'y a pas eu d'exemple dans l'histoire du mouvement ouvrier international et dans la période immédiatement après la seconde guerre mondiale, en particulier, que de semblables gouvernements n'ont pas surgi comme le résultat de manœuvres de la bourgeoisie afin de gérer un soulèvement révolutionnaire, pour assimiler le mécontentement des ouvriers et du peuple dans les conditions d'une profonde crise avant ou après une guerre.

 

L'objectif de tels  gouvernements "ouvriers" de "gauche" dans le cadre du pouvoir capitaliste, sans un renversement révolutionnaire, via des processus parlementaires, fut plus tard adopté par des PC comme un objectif intermédiaire avec des mesures transitionnelles. Le but de ceci, comme ils le croyaient, était de faciliter la lutte pour le socialisme et de solutionner certaines revendications populaires pressantes.

 

Cependant, l'expérience démontre que, en dépit des bonnes intentions des PC, ils ne furent pas en mesure d'ouvrir une fenêtre et même certainement pas un chemin vers le socialisme nulle part, et ils ne furent pas aussi en mesure de stabiliser certains gains du mouvement populaire. Ceci inclut l'expérience avant et après la seconde guerre mondiale et jusqu'à ce jour. Les partis communistes se sont trouvés eux-mêmes à la fin désarmés du point de vue organisationnel, idéologique et politique.

 

L'expérience historique et la signification de la Grande Révolution d'Octobre sont incomparables. Elles sont la confirmation que le salut de la classe ouvrière et des autres couches populaires, dans les conditions d'une crise économique et politique, dans les conditions d'une guerre impérialiste, est seulement possible par le renversement du pouvoir capitaliste et de la propriété privée, qui certainement présuppose l'affaiblissement et la complète banqueroute des différentes formes de "gauche", représentées par les dangereuses tendances du réformisme-opportunisme de la gauche gouvernementale, comme elles sont exprimées en Grèce  par SYRIZA et également par ses satellites occasionnels tels que l'Unité Populaire, ANTARSYA  et autres groupes marginaux à la fois en qualité et en quantité qui leur donnent le prétexte d'un faux élargissement.

 

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L'expérience et les analyses théoriques des Bolcheviks accompagnées de leur activité révolutionnaire dans la période de la révolution de 1905 jusqu'à la Révolution d'Octobre de 1917, a une importance temporelle majeure pour les communistes de partout dans le monde. Elle est liée à chaque aspect de l'activité d'un parti révolutionnaire, qui n'a pas perdu l'objectif du pouvoir ouvrier.

 

Elle fournit une expérience précieuse pour le travail des communistes parmi les masses de la classe ouvrière, les masses inexpérimentées de la classe ouvrière et les couches populaires. Elle montre en même temps l'incessante contradiction des aspects du développement de l'alliance de la classe ouvrière avec les autres alliés des couches populaires.

 

Elle nous enseigne que les attitudes révolutionnaires constantes coexistent avec des points de vue et visions confus et déroutants. Bien sûr les attitudes les plus robustes se développent parmi les ouvriers industriels, la classe ouvrière.

 

En conséquence, il est très important pour l'avant-garde idéologique et politique, le Parti communiste, d'élaborer et d'être attentif à la ligne, d'intervenir résolument et particulièrement afin que le mouvement insurgé des masses, les protestations militantes, qui ont planifié la confrontation et l'activité du renversement prennent une orientation révolutionnaire. En effet, la ligne doit prendre en compte qu'à l'intérieur des rangs du mouvement il y a des forces actives qui sont influencées par l'idéologie bourgeoise, une pléthore de forces petites bourgeoises indécises qui apportent ses vues dans les rangs de l'avant-garde.
 

L'habileté du Parti Bolchevik, dirigé par Lénine, pour adapter constamment ne conduit pas à suivre le chemin erroné de gommer l'essence de son objectif, le renversement révolutionnaire du système pour le pouvoir des ouvriers. L'habileté de répondre à chaque tâche à travers des corrections et des ajustements ne devraient pas mener à un changement graduel de l'objectif stratégique au nom qu'il est adaptable. Ceci est une question cruciale pour tout PC.

Autrement, il y a un réel danger d'être dispersé parmi les masses, d'être coopté à des positions à l'intérieur du système, d'une transformation de votre stratégie en une série continuelle de manœuvres et de tactiques. Bien sûr, on doit être toujours vigilant que vous pouvez aussi être mené vers un chemin qui est également douloureux pour la classe ouvrière et certainement facile pour la classe bourgeoise c.à.d. le chemin de l'isolement, du retranchement  et du dogmatisme.

Aujourd'hui les Partis communistes doivent constamment chercher l'usage créatif de la méthode et de l'expérience des Bolcheviks, de ce parti dirigeant et de Lénine, dans leur activité quotidienne et la manière avec laquelle ils ont combiné l'activité théorique à l'étude des développements locaux et internationaux et l'expérience de la lutte de classe elle-même.

 

A travers ce processus, une réponse claire Marxiste-Léniniste peut être fournie à la question suivante, pourquoi la stratégie victorieuse des Bolcheviks n'est pas au centre des analyses du Mouvement communiste international, pourquoi les PC ont agi principalement sur les précédentes analyses qui en essence privent la ligne léniniste de son contenu révolutionnaire ouvrier  et  conduit de nombreux partis communistes dans la voie de garage des positions sociales-démocratiques et de l'opportunisme ?

 

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Le fait que le contenu révolutionnaire et les gains qui proviennent comme le résultat de la Révolution d'Octobre au cours de dizaines d'années furent fragilisés en raison de l'impact de l'essai de solutionner les problèmes existants de la construction socialiste dans une direction erronée, en suivant les recettes capitalistes. Comme nous l'avons dit souvent, un cours qui a coïncidé chronologiquement avec les décisions du 20ème congrès du PCUS en 1956, qui ne change pas et n'altère pas le dynamisme intérieur de la construction socialiste ou le cours de l'importance décisive de la Grande Révolution d'Octobre 1917.

 

Le socialisme n'a pas supporté au cours de sa première grande tentative, la lutte contre l'ancien, contre la réaction à la fois localement et sur le plan international,  une  chose qui a eu pour conséquence sa dégénérescence et à la fin son renversement qui a enterré sa première phase dans les années 1980 à travers la tristement célèbre Perestroïka qui fut complétée par la contre-révolution et le restauration capitaliste en URSS et dans les pays socialistes d'Europe et d'Asie au début des années 1990.


Bien sûr, l'encerclement impérialiste du système socialiste fut un puissant fait qui a entraîné les problèmes internes et les contradictions. Il a conduit à des décisions qui ont rendu plus difficile la construction socialiste. Un aspect, qui est rarement souligné est le fait objectif que la course aux armements que les pays socialistes ont menée en y participant, surtout en URSS, dans la confrontation avec la barbarie impérialiste a absorbé un large secteur des ressources économiques et autres de l'Union Soviétique et des autres pays.

 

En même temps, la ligne de la "coexistence pacifique" qui a été développée principalement au 20ème congrès du PCUS a aussi permis le renforcement de plusieurs vues utopiques qu'il est possible pour l'impérialisme de renoncer à la guerre et aux méthodes militaires.

 

Les développements du Mouvement communiste International, la dissolution MCI, solutions qui sont dues à sa stratégie, ont aussi joué un rôle sérieux dans la formation du rapport global des forces.

 

La dissolution de l'Internationale communiste en 1943, dans des conditions historiques spécifiques, ont signalé dans tous les cas l'absence d'un centre pour l'élaboration de la stratégie révolutionnaire des ouvriers contre la bourgeoisie internationale, le système capitaliste international.

 

Malgré le fait que les conditions aiguisées des contradictions de classe durant la seconde guerre mondiale, la lutte antifasciste des peuples a conduit, avec la contribution décisive de l'Armée rouge, au renversement du pouvoir de la bourgeoisie seulement dans les pays de l'Europe centrale et de l'Est.

Les partis communistes dans l'Occident capitaliste ne furent pas en mesure d'élaborer une stratégie pour transformer la guerre impérialiste en une lutte de libération pour conquérir le pouvoir d'Etat.

 

Après la fin de la seconde guerre mondiale, le manque de liaison entre les partis communistes pour créer une stratégie indépendante contre la stratégie internationale unifiée de l'impérialisme est devenu apparent. Les conférences internationales qui se sont tenues plus tard ne furent pas en mesure de contribuer à une unité idéologique et la formation d'une stratégie révolutionnaire.

 

Notre parti a appris de sa faiblesse et de ses erreurs durant le passé, tel que le manque de préparation pour comprendre le développement de la contre-révolution en URSS d'une façon opportune.

 

Nous considérons qu'il est de la responsabilité et du droit de chaque parti d'étudier les questions théoriques du socialisme, pour évaluer le cours de la construction socialiste, pour tirer des conclusions de la bataille contre l'opportunisme au niveau international, pour préparer le parti et les forces de classe en général  à   l'explication de la lutte de classe au niveau international, pour fournir une explication scientifique de classe des revers du progrès et développement social. Avec l'esprit internationaliste et communiste, nous essayons de suivre les développements de nos jours en Chine, au Vietnam, à Cuba et d'autres pays.

 

L'explication scientifique et la défense de la contribution du socialisme au 20ème siècle est un élément qui renforce la stratégie révolutionnaire du mouvement communiste.

 

L'étude des contradictions, des erreurs subjectives du progrès historique dans leur ensemble est un processus qui développera la théorie du socialisme-communisme, qui relancera le mouvement communiste idéologiquement et politiquement et qui lui fournira une force écrasante dans sa nouvelle offensive et victoire finale.

 

Nous sommes convaincus que la victoire finale émergera des défaites répétées. La "défaite" de la Révolution d'Octobre par la contre-révolution de 1989-91 peut devenir une école pour la prochaine révolution. Comme l'a écrit un grand écrivain (le Hongrois Lazlo Gurko) "La révolution est la plus grande exaltation de l'humanité. Qui l'a goûté une fois n'oublie jamais son goût."

 

Parmi nos tâches les plus importantes aujourd'hui est celle de restaurer la connaissance des ouvriers au sujet de la vérité du socialisme au 20ème siècle, sans idéalisations, objectivement et libéré des calomnies de la bourgeoisie, qui sont basées sur les catastrophes apportées par la contre-révolution.

 

Le capitalisme peut de nos jours être fort, mais il n'est pas invincible. Les peuples ont le pouvoir quand ils luttent avec une stratégie correcte. Nous regardons le 21ème siècle avec optimisme.

 

Le 20ème siècle a commencé avec le déclenchement par le prolétariat de la plus grande offensive de toutes les époques. Elle s'est terminée avec sa défaite temporaire. Le 21ème siècle apportera de nouvelles offensives et victoires, la finale et cette fois le renversement irréversible du capitalisme et la construction du socialisme-communisme.

 

Le spectre du socialisme-communisme hante aujourd'hui les rêves sanguinaires des bourgeois partout dans le monde. Nous devons prendre la décision d'être leur cauchemar permanent.