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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Hommage à notre camarade René Lefort

Publié le 2 Octobre 2017 par Lien-pads

Repris de :

http://www.pcrf-ic.fr/Hommage-a-notre-camarade-Rene-Lefort

 

C’est avec une immense peine que nous avons appris la mort du cama­rade René Lefort.
Ingénieur à la RATP, il adhère à la CGT et au Parti Communiste dans la période qui suit la Libération.

 

Lecteur atten­tif de Marx, de Engels, de Lénine, il a tou­jours su allier un esprit cri­ti­que et un regard acéré sur la poli­ti­que du Parti, avec le res­pect des règles du cen­tra­lisme démo­cra­ti­que. Internationaliste consé­quent, il ne sépa­rait pas le combat quo­ti­dien avec le cadre inter­na­tio­nal dans lequel il se dérou­lait. En par­ti­cu­lier, René sou­li­gnait le rôle que l’Union Soviétique a joué dans le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire mon­dial et la défaite qu’a cons­ti­tuée, pour le pro­lé­ta­riat inter­na­tio­nal, le ren­ver­se­ment contre-révo­lu­tion­naire du socia­lisme en URSS et dans les pays socia­lis­tes euro­péens.

 


René était un polé­miste pas­sionné, qui pou­vait s’empor­ter dans le feu de la dis­cus­sion quand on tou­chait ses convic­tions les plus pro­fon­des. Mais sitôt la contro­verse ter­mi­née, il repre­nait son calme et ne tenait rigueur à per­sonne des désac­cords qui avaient pu se mani­fes­ter. Plus encore, il était capa­ble de modi­fier quel­que temps plus tard son point de vue si les argu­ments de ses contra­dic­teurs lui sem­blaient convain­cants après réflexion. C’est pour­quoi les dis­cus­sions avec lui étaient pas­sion­nan­tes, car tou­jours argu­men­tées au plan théo­ri­que, et tou­jours ouver­tes. Tout le monde en res­sor­tait enri­chi.


Dans les années 70, il s’oppose à la stra­té­gie du pro­gramme commun dont il dénonce l’essence oppor­tu­niste. En 1976, lors du XXIIe congrès du PCF qui ava­lise l’euro­com­mu­nisme liqui­da­teur et la tra­hi­son de classe de la direc­tion du PCF, René se trouve tout natu­rel­le­ment dans le camp peu nom­breux des défen­seurs des prin­ci­pes révo­lu­tion­nai­res du marxisme et du léni­nisme et de l’inter­na­tio­na­lisme pro­lé­ta­rien.

 


Dès lors, il ne ces­sera pas de com­bat­tre pour que la classe ouvrière retrouve le parti dont elle a besoin pour mener la lutte des clas­ses à son terme : la révo­lu­tion, la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat et le com­mu­nisme. Dans les années 80, il publie un livre ana­ly­sant la poli­ti­que des gou­ver­ne­ments Mitterrand à par­ti­ci­pa­tion PCF et dénon­çant la col­la­bo­ra­tion de classe.


Après la contre-révo­lu­tion en URSS, René par­ti­cipe à la créa­tion du Comité pour la défense d’Honecker et de la Coordination Communiste, aux côtés de Georges Gastaud, de Jean-Luc Sallé, de Maurice Cukierman, et de bien d’autres cama­ra­des. Quels qu’ aient été par la suite les che­mins poli­ti­ques emprun­tés, il n’en demeure pas moins que de 1991 à 2000 la Coordination Communiste a joué un rôle majeur dans la prise de cons­cience, chez les com­mu­nis­tes, du carac­tère liqui­da­teur et capi­tu­lard de l’euro­com­mu­nisme et de la « muta­tion » qui en est née.

Par ses inter­ven­tions et ses arti­cles dans Intervention Communiste, par son ani­ma­tion de la com­mis­sion inter­na­tio­nale, le cama­rade René Lefort a joué par­ti­cu­liè­re­ment actif dans cette bataille pour tenter de sauver ce qui pou­vait l’être et recons­truire un parti com­mu­niste.
En 2000, lors de la scis­sion de la Coordination Communiste, le cama­rade Lefort a suivi la ten­dance mino­ri­taire. Les diver­gen­ces étaient pro­fon­des, comme l’évolution ulté­rieure l’a montré. Mais pour autant, ces diver­gen­ces sont des diver­gen­ces entre révo­lu­tion­nai­res, et pour René Lefort, cela ne devait rien chan­ger à son atti­tude fra­ter­nelle lors­que nous nous croi­sions dans les mani­fes­ta­tions, les ini­tia­ti­ves conjoin­tes URCF-PRCF, à la fête de l’Huma. Il gar­dait l’espoir que nos deux cou­rants se retrou­ve­raient à un moment ou à un autre pour recons­truire le Parti com­mu­niste dont le pro­lé­ta­riat de notre pays a besoin urgem­ment dans la lutte contre le Capital, pour la paix et le socia­lisme.


En lui ren­dant un cha­leu­reux hom­mage aujourd’hui, le Parti Communiste Révolutionnaire de France veut témoi­gner que nous par­ta­geons le même espoir et la même convic­tion : quel­les que soient les dif­fi­cultés ren­contrées par le mou­ve­ment révo­lu­tion­naire, en fin de compte, le com­mu­nisme triom­phera.


À ses enfants, à ses cama­ra­des, notre Parti pré­sente ses condo­léan­ces fra­ter­nel­les. Nous incli­nons res­pec­tueu­se­ment nos dra­peaux devant René Lefort.

Mercredi 27 septembre 2017

 

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Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme adresse ses condoléances les plus attristées à la famille de notre camarade René Lefort disparu ainsi qu'au Pôle de Renaissance Communiste en France auquel il a appartenu.

Il garde de lui le souvenir impérissable d'un révolutionnaire internationaliste qui s'est battu jusqu'à son dernier souffle pour la reconstruction d'un parti communiste fidèle à ses sources marxistes-léninistes.