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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Après le meurtre des mineurs grévistes d'Afrique du Sud le syndicat des ouvriers communaux déclare : Jamais plus cela!

Publié le 24 Août 2012 par Lien-pads in 6- INTERNATIONAL - Afrique

Le 23 Août 2012, au nom du syndicat des ouvriers municipaux (SAMWU) Tahir Sema a publié un article consacré au meurtre des ouvriers mineurs d'Afrique du Sud qui a été publié sur le site internet du Parti communiste Sud-Africain (SACP). Nous publions ci-dessous cet article: 

L'Union syndicale  a surveillé les développements à Marikana après le meurtre de 37 ouvriers mineurs la semaine dernière, et elle estime qu'il est important que nous exprimions un point de vue sur ce qui est arrivé. Tandis que nous soutenons l'appel pour divers enquêtes qui ont été prévues, et espérons qu'elles découvriront  l'entière  vérité , nous ne pouvons pas demeurer silencieux. Le meurtre de 37 ouvriers, sans tenir compte de l'Union à laquelle ils appartiennent, ou de  leurs revendications, ou de  la manière qu'ils ont conduit leur controverse est toujours une attaque choquante sur la classe ouvrière, et particulièrement les ouvriers organisés. Notre Fédération COSATU fut construite sur le slogan Une blessure à l'Un est une blessure pour Tous. Il y a un nombre de raisons qui nous obligent à ne  pas hésiter de faire des commentaires sur ce qui s'est produit. 

 

Notre plus pressant intérêt est l'arrogance des propriétaires de le mine qui se poursuit. Avec presque la même inspiration ils ont exprimé leurs condoléances, ils ont menacé  de licenciements tous ceux qui ont refusé de retourner au travail. L'ensemble de la communauté est traumatisé et attendre d'elle qu'elle se comporte comme si elle était habituellement en activité  est une indication jusqu'à quel point le motif du profit est primordial pour les propriétaires des mines. En d'autres termes ils n'ont rien à fiche  des travailleurs ou des communautés et où elles vivent.  Le rapport de Project Benchmarks  qui fut écrit juste avant le massacre expose leur  dur mépris pour les ouvriers et leurs communautés. Il fut permis au seul Président d'informer la Compagnie qu'une période de Sept Jours de Deuil avait été déclarée et que les menaces de licenciements étaient en conséquence inappropriées.

 

Notre second intérêt est le rôle inquiétant de la police pour des controverses dans les industries. Nous n'avons pas encore entendu un argument convainquant pourquoi  du personnel de la police fut fourni en si grand nombre  avec des armes automatiques et des balles réelles. Quelle était la stratégie qu'ils avaient suivie? Est-ce que cela fut considéré une situation de guerre? Pourquoi il n'y avait pas en place une position en retrait? Qu''espérer accomplir la police? Nous espérons que les diverses enquêtes nous expliquerons aussi pourquoi tant de morts et de blessés ont été atteints dans le dos alors qu'ils se retiraient, et pourquoi  un nettoyage minutieux de la police d'une évidence possible dans les champs meurtriers de Marikana. 

 

En tant qu'Union nous ne sommes pas inconnus de la police qui a ouvert le feu sur nos adhérents, y compris avec des balles réelles comme  l'indique le meurtre en Février 2011 à Tshwane  de l'un de nos dirigeants locaux le Camarade Petros Msiza. Une arrestation pour ce meurtre est encore à opérer. Nous espérons que l'ensemble du mouvement syndical et de la société civile se joindront à nous pour demander que les bataillons armés de la police n'ont aucun rôle à jouer dans les querelles qui surgissent dans les industries. Cela n'est pas convenable pour la société démocratique que nous demandons qu'elle soit . Y -a-t-il un autre miracle pour choquer les gens  à travers le monde avec ce qui s'est passé  dans la nation arc-en-ciel?

 

Finalement, nous espérons que le mouvement syndical regardera cette situation tragique comme un appel au réveil pour renforcer nos structures démocratiques, pour assurer que nos dirigeants et nos membres sont unis et agissent ensemble, y compris dans les communautés où elles vivent, et que nous ne commettrons pas la faute de placer les intérêts à court terme avant ce que  la classe ouvrière a besoin  comme un tout. 

 

Nos sincères condoléances vont à toutes les familles et communautés qui ont perdu ceux qu'ils aimaient, et aussi  nos souhaits de rétablissement à ceux qui souffrent  de blessures. Nous espérons que de ce massacre, d'importantes leçons seront apprises par tous les concernés, et que nous pouvons dire en confiance , Jamais plus cela