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Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Contribution du Parti communiste de Grèce à la 16 ème Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers

Publié le 25 Novembre 2014 par Lien-pads in 12- RENCONTRES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS

Discours de Georgos Marinos, membre du Bureau Politique du Comité central, du KKE, à la16 ème Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers

 

Chers camarades;

 

Nous remercions le Parti communiste de l'Equateur pour son accueil de la 16 ème rencontre Internationale et saluons les partis communistes qui y participent. 

 

Nous exprimons notre solidarité internationaliste avec le peuple de l'Equateur et les peuples d'Amérique Latine, avec les communistes et les mouvements populaires qui font face à la répression de l'Etat et aux attaques et persécutions anticommunistes.

 

Nous déclarons notre volonté d'intensifier les efforts pour la libération des cinq militants Cubains qui demeurent emprisonnés aux Etats Unis d'Amérique.

 

Chers camarades,

 

Les développements soulignent eux-mêmesl le fait que nous avons beaucoup à faire. 

 

Le capitalisme devenant encore plus agressif et dangereux au dépens des peuples est caractérisé par une offensive sur une grande échelle contre les droits de la classe ouvrière et des peuples, les crises et les guerres impérialistes. 

 

Les tâches des communistes sont très importantes et exigent que nous échangions notre expérience du développement de la lutte dans chaque pays d'une manière systématique, afin que nous intensifions les efforts pour coordonner notre activité et pour créer les bases du renforcement du mouvement communiste international.

 

Il est bien connu que la crise de suraccumulation et de surproduction du capital qui a éclaté d'une manière synchronisée en 2008 dans plusieurs pays exprime l'anarchie de la production capitaliste, ses contradictions, l'aiguisement de la contradiction fondamentale entre le caractère social de la production et du travail et l'appropriation capitaliste de ses  résultats sur le terrain du pouvoir des monopoles et de la propriété privée des moyens de production. 

 

La réalité révèle que le fondement de la crise n'est pas l'une ou l'autre forme bourgeoise de gestion. La crise n'est pas le produit du "néo-libéralisme", ou de "l'activité incontrôlée des banques" comme le revendiquent en Europe  les forces de l'opportunisme, le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Ces déclarations induisent en erreur les peuples, innocentent le système capitaliste et ses lois économiques, nourrissent des illusions que des formes favorables au peuple existent  pour la gestion du système et rendent crédibles le soutien à la forme sociale-démocrate de gestion. 

 

Une offensive sur une grande échelle s'est elle-même manifestée en Grèce durant la crise capitaliste contre la classe ouvrière, les couches populaires, la jeunesse avec des conséquences douloureuses pour les salaires, les pensions, les droits au travail et à la sécurité sociale. 

 

Plus de 30% de la force de travail est au chômage. 

 

Pendant la crise, le gouvernement du PASOK social-démocrate, pour commencer, et plus tard la coalition du ND libéral et du PASOK a imposé des mesures anti-populaires rudes  qui ont été décidées, avant la crise,  par l'Union Européenne(EU) et le personnel de direction du capital, afin de promouvoir les restructurations capitalistes dont le but est de réduire le prix de la force de travail, de renforcer la compétitivité et les profits des grandes entreprises. 

 

Le fait est qu'en dépit de la destruction des forces productives et  du capital, en dépit des espérances qui étaient nourries nous sommes témoins de la stagnation économique et même de la récession dans l'UE, et même dans les puissants Etats capitalistes comme l'Allemagne, l'Italie et la France.

 

L'offensive anti-peuple est en cours  dans tous les Etats européens, même quand ils ont signé un mémorandum avec l'UE , le Fonds Monétaire International, sans tenir compte de leur déficit et des niveaux de la dette. 

 

Les dirigeants bourgeois cherchent à piéger les peuples dans  l'une ou l'autre solution de gestion, la politique économique "restrictive" ou "expansive", la Keynésienne qui a été déterrée, dont les dogmes essayés et testés sont présentés comme nouveaux. La conclusion fondamentale est que chaque formule bourgeoise de gestion, même dans les conditions de la croissance économique, a pour critère les profits des monopoles. En conséquence, les mesures contre le peuple se poursuivront. 

 

Ce ne sont pas seulement les partis traditionnels bourgeois qui jouent le rôle de gestionnaires du système, mais aussi les nouveaux partis de la social-démocratie, avec des racines opportunistes, comme SYRIZA  en Grèce. 

 

Ce parti tente de créer une impression positive  en sa faveur à l'étranger et se promeut comme une force radicale, tout aussi bien ici en Amérique Latine. 

 

Toutefois, dans la réalité il est un soutien du développement capitaliste, de l'union Européenne impérialiste et de sa stratégie. Il est favorable au maintien de la Grèce dans l'OTAN et donne des garanties aux USA et aux forces du capital un niveau national et international. 

 

Son orientation politique est basée sur le renforcement de la compétitivité et des profits du capital. Il n'a rien à faire avec la satisfaction des besoins du peuple et la couverture des pertes subies par les travailleurs pendant la crise. Il recycle le chômage et gère la pauvreté. 

 

A l'opposé, le KKE essaye d'organiser la lutte populaire  de la classe ouvrière. Il soutient le lutte du Front Militant de tous les ouvriers (PAME) et les autres rassemblements militants des fermiers, des artisans et petits commerçants, des femmes

et des jeunes. Il entre en conflit avec les forces du capital, la ligne politique anti-peuple des gouvernements et de l'UE. Il contribue à l'organisation de la résistance et il combat pour la couverture des pertes dont ont souffert les ouvriers pendant la crise. Il lutte pour la contre-attaque populaire, l'alliance sociale populaire, contre les monopoles, contre le capitalisme.

 

La lutte quotidienne de KKE dans les usines, dans les entreprises, les secteurs, les banlieues populaires n'est pas limitée à la création de meilleures conditions pour une meilleure vente de la force de travail. 

 

Mais, elle est orientée sur l'effort pour regrouper le mouvement ouvrier, pour renforcer l'orientation de classe des syndicats, leur capacité de rassembler les forces de la classe ouvrière dans la confrontation du capital, ses représentants politiques et son personnel gouvernemental qui mènent au réformisme syndical, véhiculent la collaboration de classe et le désarmement des ouvriers et ils portent de sérieuses responsabilités dans la retraite du mouvement. 

 

Notre parti intensifie ses efforts afin que la classe ouvrière, la classe dirigeante de la société, puisse construire son alliance avec les couches populaires et renforcer la lutte anti-monopoliste et anti-capitaliste.

 

Récemment, le premier novembre, plusieurs milliers d'ouvriers et ouvrières, les forces populaires, la jeunesse ont participé à la grande manifestation nationale organisée par Le Front Militant de tous les ouvriers (PAME) à Athènes, en coopération avec  plusieurs autres rassemblements militants des paysans, des artisans et petits commerçants urbains, des femmes, des étudiants, contre l'offensive du capital et l'orientation politique anti-peuple du gouvernement et de l'UE. 

 

Plus de 1 000 syndicats et autres organisations du mouvement populaire ont pris la décision  de participer. Un nombre important d'unions syndicales où le PAME n'est pas majoritaire ont participé à la mobilisation. 

 

Chers camarades,

 

L'agressivité impérialiste s'est intensifiée et la compétition entre impérialistes s'est aiguisée durant la crise capitaliste. 

 

Dans le Sud est de la Méditerranée, l'intervention impérialiste en Irak et Syrie se poursuit, avec le nouveau prétexte du combat de "l'Etat Islamique" et des  djihadistes.

 

La Turquie non seulement maintient son occupation  sur une large partie de Chypre, mais elle conteste aussi les droits souverains de l'Ile  et de la Grèce. Elle viole les frontières, piétine les droits souverains. La compétition autour du contrôle des hydrocarbures dans la région s'intensifie.  

 

Israël continue son offensive criminelle contre le peuple Palestinien et il a le soutien des USA et de l'UE qui incriminent la résistance populaire d' être du terrorisme et assimilent ainsi  la victime avec le persécuteur.

 

L'intervention de l'UE-USA et de l'OTAN en Ukraine et l'ascension  des forces réactionnaires et même fascistes dans l'Etat et à la direction gouvernementale du pays, la compétition la plus générale des puissances euro-atlantiques avec la Russie a créé une situation explosive.

 

Ces développements, l'intensification de l'anticommunisme, l'objectif d'interdire la Parti communiste d'Ukraine, l'interdiction des Partis communistes en Europe et dans d'autres régions du monde exigent le renforcement de la vigilance et une solidarité internationaliste.

 

100 ans après la première guerre mondiale et 75 ans après la seconde guerre mondiale, il y a un grand danger pour de conflits militaires généralisés. 

 

Quel est le fil qui relie ces développements, quelles sont les causes réelles des interventions impérialistes et des guerres?

 

Les monopoles et les principaux groupes d'affaires sont au coeur de l'impérialisme qui est le stade suprême du capitalisme ( et non pas seulement l'expression d'une politique étrangère agressive). Ils rivalisent pour étendre leurs activités affairistes, pour contrôler les marchés, les ressources naturelles et les moyens de transport de l'énergie, ce qui  est aussi exprimé entre les Etats à leur niveau. 

 

Ceci s'est manifesté dans les anciens et nouveaux points chauds de la tension et de la guerre. La guerre est la poursuite de la politiques par d'autres moyens violents.

 

Les communistes ont une grande responsabilité pour éclairer et guider la classe ouvrière et les couches populaires afin de surmonter les pièges aux faces multiples tendus par les classes bourgeoises et les unions impérialistes, afin de s'organiser elles mêmes et montrer leur force.

 

Toute retraite des Partis communistes de leur lutte politique indépendante, toute participation dans les contradictions entre bourgeois et dans le cadre de leurs plans ou participation dans la gestion des gouvernements bourgeois ont eu des conséquences douloureuses pour les peuples. 

 

La lutte de masse contre les plans impérialistes doit aller de pair  avec l'organisation de la lutte pour éradiquer les causes de la guerre, pour le renversement de la barbarie capitaliste;

 

le KKE a une activité aux multiples faces contre les guerres impérialistes, les interventions et les menaces, mais il ne doit pas se limiter lui-même à cela. 

 

L'orientation de la lutte que le 19 ème Congrès de notre parti, qui s'est tenu en 2013, a finalisé a une plus grande importance générale. Elle note que dans le cas où la Grèce participe à une guerre impérialiste, le KKE doit être prêt à conduire l'organisation indépendante de la lutte populaire des ouvriers dans toutes ses formes, afin qu'elle soit orientée pour défaire la classe bourgeoise, à la fois nationale et les envahisseurs étrangers. "

 

Chers camarades, 

 

C'est un fait que la stratégie des Partis communistes et la direction fondamentale de leur lutte sont déterminées par le caractère de notre époque. 

 

Ceci détermine le caractère de la révolution et de ses forces qui la dirigent, la ligne de rassemblement, de la politique d'alliance et de l'activité idéologique et politique dans la classe ouvrière afin que la lutte soit orientée vers le renversement des causes de l'exploitation.

 

Le développement social vers un plus haut niveau  ne peut pas reculer à cause  de l'événement de la contre-révolution et du renversement du socialisme en Union Soviétique et dans les autres pays socialistes.   

 

Tout ce cours historique a été caractérisé par des confrontations sociales majeures, des victoires et des défaites des classes dirigeantes en chaque phase. Il y au des retards mais l'élément décisif a été la loi générale relative  au remplacement de l'ancien système économique par un nouveau.

 

Le capitalisme s'est développé, la concentration et la centralisation du capital ont conduit à la naissance des monopoles, aux grandes sociétés. Les conditions préliminaires pour la construction de la nouvelle société socialiste ont mûri. Celles-ci sont les éléments fondamentaux pour l'élaboration d'une stratégie révolutionnaire moderne, avec à son centre le caractère socialiste de la révolution et la résolution de la contradiction fondamentale entre le capital et le travail.

 

La stratégie des étapes intermédiaires entre le capitalisme et le socialisme opère dans le cadre du système d'exploitation, alors que le pouvoir et les moyens de production demeurent dans les mains de la classe bourgeoise et  l'exploitation capitaliste et l'anarchie sont maintenues. 

 

Cette stratégie a causé des retards dans la lutte du mouvement communiste, elle est une caractéristique de sa crise et elle a conduit à la participation ou soutien de gouvernements, en quête de gouvernements de "gauche" de gestion bourgeoise. Les conséquences sont extrêmement négatives. 

 

Le facteur subjectif, le Parti communiste et la classe ouvrière, est "éduqué" dans les limites du capitalisme. Un temps précieux est gaspillé.

 

Malheureusement, cela n'a pas été compris. Les avocats de telles vues ont atteint le point d'incriminer la position au sujet de l'actualité du socialisme comme étant sectaire. 

 

Lénine dans ouvrage " sous un faux drapeau" en référence "à notre époque", qui a commencé avec la première guerre mondiale qui fut suivie de  la Révolution socialiste d'Octobre  de 1917, place la classe bourgeoise dans la "même situation" que le furent les lords féodaux, il parle d'une ère impérialiste et de chocs impérialistes.

 

Nous vivons à cette époque, l'époque de la transition du capitalisme au socialisme et une discussion majeure doit débuter au sujet de la stratégie qui correspond à notre ère.

 

Le 19 ème congrès du KKE a estimé qu'au cours des 20 dernières années, les pré-conditions matérielles déjà mûres pour le socialisme  se sont développées plus avant. Les relations capitalistes se sont étendues et renforcées, dans la production agricole, la santé, la culture et les sports et les mass-média. Il y a eu une plus grande concentration du travail salarié et du capital dans les entreprises, le commerce de détail, la construction, le tourisme. Des entreprises appartenant au privé se sont développées avec l"abrogation du monopole d'Etat dans les télécommunications et dans les sections monopolisées de l'énergie et du transport.

 

Le travail salarié s'est accru d'une manière significative dans l'ensemble du taux  de l'emploi. 

 

Sur cette base KKE est arrivé à la conclusion que le peuple Grec sera libéré des liens de  l'exploitation capitaliste et des unions impérialistes quand la classe ouvrière ensemble avec ses alliés déclenche la révolution socialiste et va de l'avant pour construire le socialisme-communisme.

 

Le changement révolutionnaire en Grèce sera socialiste.

 

Les forces motrices pour la révolution socialiste seront la classe ouvrière en tant que force dirigeante, les semi-prolétaires, les couches populaires opprimées des artisans, des paysans pauvres. 

 

Le KKE oeuvre dans le sens de la préparation des facteurs subjectifs dans la perspective de la révolution socialiste, malgré le fait qua la période de son déclenchement est déterminé par la situation révolutionnaire (quand les "classes les moins aisées ne veulent plus vivre comme par le passé  et que les classes de l'aristocratie ne peuvent plus exercer comme par le passé") qui est une question objective. 

 

Le renforcement de KKE et de KNE et le regroupement du mouvement ouvrier, l'alliance populaire sont des orientations fondamentales pour répondre au besoin de préparer le parti et le mouvement ouvrier populaire.

 

L'alliance populaire exprime les intérêts de la classe ouvrière, des semi-prolétaires, des artisans et des paysans pauvres, des jeunes et des femmes de la classe ouvrière et des couches populaires dans la lutte contre les monopoles et les propriétaires capitalistes contre l'intégration  du pays aux unions impérialistes.

 

L'alliance populaire est sociale. Elle a des caractéristiques d'un mouvement d'orientation anti-monopoliste et anti-capitatliste. 

 

Les partis qui ont une telle ligne participeront dans ses organes et dans ses rangs au travers des membres de leurs organisations de jeunes, qui sont élus dans les organes du mouvement et oeuvrent dans les organisations populaires. Ils ne participeront pas comme des partis composants de l'alliance. Cela est vrai aussi pour notre parti.  

 

Le mouvement ouvrier, le mouvement des artisans urbains et des paysans, la forme que leur alliance prendra (l'Alliance populaire) avec des objectifs anti-monopolistes et anti-capitalistes, avec l'activité  des forces d'avant-garde du KKE, dans les conditions qui ne sont pas révolutionnaires, constituent la première forme de la création du front populaire des ouvriers révolutionnaires dans les conditions de la révolution. 

 

Chers camarades,

 

Le KKE examine attentivement le processus qui est en cours en Amérique Latine et le développement du mouvement ouvrier et populaire.

 

Il soutient les efforts de Cuba à la fois contre l'embargo américain et sa poursuite et toute sorte d'attaque. Il dénonce les tentatives de coups d'Etat et des solutions réactionnaires.

 

Il exprime sa solidarité avec les militants Colombiens des FARC.

 

En même temps, nous considérons qu'il est nécessaire de fixer certains thèmes et de participer à la discussion qui a commencé dans le mouvement communiste international sur les questions importantes de la stratégie. 

 

Les larges couches populaires en Amérique latine qui s' indignaient de la ligne politique  anti-peuple des gouvernements libéral et social-deméocrate ont confié leurs voix aux forces politiques qui ont promu de soulager de la pauvreté, parlé d'indépendance et de souveraineté de ces pays, avec l'objectif d'agir avec  des relations inégales et dépendantes des USA. 

 

Comment estimons-nous la situation?

 

Premièrement, il ne peut être caché que dans ces Etats le pouvoir politique et les moyens de production appartiennent à la classe bourgeoise, le profit est le critère de développement et l'exploitation de l'homme par l'homme est maintenu.

 

Celà est la question fondamentale. Les gouvernements du "progressisme", avec des différences dans les divers pays, gèrent le système capitaliste. Certains d'entre eux prennent des mesures pour soulager les forces populaires de l'extrême pauvreté et pour sauvegarder un minimum de services sociaux afin que la force de travail puisse être reproduite, qui reste une marchandise. Certains nationalisent aussi certaines entreprises privées, particulièrement dans les secteurs de l'énergie et des mines. 

 

Toutefois, cet élément ne constitue pas un changement radical, parce qu'il est un développement qui prend place dans le cadre plus général  des relations  capitalistes  de production et de la propriété d'Etat (le capitaliste collectif)  et il ne change pas le caractère exploiteur du système. 

 

Nous avons expérimenté la propriété des entreprises d'Etat et des services sociaux qui se sont agrandis au cours (en particulier) des gouvernements sociaux démocrates dans plusieurs pays capitalistes européens, mais il y avait un haut niveau d'exploitation de la classe ouvrière et les crises n'étaient pas prévenues.  

 

Deuxièmement, à travers  le maintien de la base économique capitaliste, l'anarchie dans la production et  les conditions préalables pour  la manifestation de la crise capitaliste sont créées, avec l'accentuation du chômage, l'expansion de la misère relative et absolue, l'abolition  de certains droits qui ont été acquis dans la période précédente. 

 

L'action des lois du capitalisme a récemment mené à l'élévation rapide de l'inflation en Argentine, au Venezuela etc., à de hauts niveaux, dont les résultats sont la réduction du pouvoir d'achat des familles des couches populaires. La brèche s'est élargie entre l'accroissement de la production et le niveau des salaires réels. 

 

La référence à la réduction du taux de la pauvreté ne peut pas dissimuler le problème de l'élargissement de la pauvreté, les causes qui la créent et la reproduisent  et les profits énormes qui sont dans le même temps dans les mains des capitalistes. 

 

En tous les cas les programmes de réduction de la pauvreté sont appliqués dans beaucoup de pays capitalistes dans le but d'éviter les éruptions et pour manipuler la classe ouvrière.

 

A notre avis, les partis communistes sont obligés d'agir avec persistance, avec conséquence dans le but d'instruire la classe ouvrière afin qu'elle puisse devenir en mesure de lutter pour que la richesse qu'elle produit lui appartienne

 

Le Brésil est la 6 ème puissance capitaliste dans le monde.

 

Il possède un secteur industriel et une production agricole qui sont puissants, une importante infrastructure, une richesse minérale, des ressources énergétiques. Il possède une large classe ouvrière.

 

Son capital monopoliste étend ses activités particulièrement en Amérique latine, en Afrique, et dans de nombreuses régions à travers le globe. Il prend part à la compétition internationale entre impérialistes, en utilisant la participation du Brésil dans BRICS.

 

100 groupes des affaires dominent l'industrie, les mines, le secteur alimentaire agricole, le secteur financier, le secteur du commerce de détail, des services avec un niveau large de profits.

 

53 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et 23 millions dans les conditions de la misère absolue dans cet Etat. 

 

5% des riches possèdent un revenu plus élevé que 50% des plus pauvres.

 

Ajoutons, les développements en Argentine nous apprennent combien il est  utopique d'entretenir des illusions au sujet de la ligne politique en faveur du peuple dans le cadre du capitalisme. 

 

D'importants groupes monopolistes étrangers et locaux contrôlent tous les secteurs dynamiques de l'économie, comme par exemple les industries de l'acier et de l'automobile, dans les industries alimentaires etc..

 

Les gouvernements d'Argentine ont restructuré la dette élevée qui s'était accrue pendant(et après) la crise de 2001, mais le peuple l'a payée et la paye. Le peuple ne porte pas  la responsabilités de la dette et il  n'a pas bénéficié de sa création. 

 

La ligne politique fondamentale du gouvernement est le renforcement et la consolidation du capital de l'Argentine face à  ses compétiteurs en Amérique latine et dans le système international du capital. Le taux d'exploitation de la classe ouvrière a augmenté. 

 

Le gouvernement promeut des accords économiques importants avec la Chine, la Russie et aussi bien avec les groupes monopolistes US, comme le bien-connu "CHEVRON" pour l'exploitation des riches dépôts d'énergie de schiste (vaca muerta). 

 

Nous parlons du Brésil et de l'Argentine, en remarquant que la situation de la classe ouvrière, des couches populaires dans d'autres pays d'Amérique latine qui ont une position plus basse dans la pyramide impérialiste , où des gouvernements de "gauche" sont au pouvoir, est même pire. 

 

Quand il s'agit de  ces problèmes chroniques, assurer les droits au travail, aux services de santé, à l'éducation qui ont été accomplis à Cuba après la révolution, l' évidence est mise sur la nécessité du socialisme, du pouvoir de la classe ouvrière. 

 

L'argument au sujet d'un changement positif dans le rapport des forces en faveur des peuples et des partis communistes en Amérique latine, n'exprime pas la réalité. La participation à l'intérieur ou dans le soutien des gouvernements de "gauche" affaiblit le processus radical, renforce la position de la social-démocratie, et a un impact négatif sur les Partis communistes.

 

En Europe, des partis en France et en Italie, qui se nomment Partis communistes, ont participé dans des gouvernements de "gauche" et du "centre-gauche". L'expérience est douloureuse. Le mouvement ouvrier a reculé de plusieurs années, une rude  ligne politique anti-peuple  a été mise en application, ces gouvernements ont pris part à des interventions impérialistes, le mouvement communiste a été chargé de responsabilités pour ces choses et de peu de fiabilité. 

 

Ces "expériences" ont mené à la banqueroute et sont devenus le pont pour le retour aux gouvernements conservateurs, des partis de droite qui ont utilisé la déception des attentes du peuple dans le but d'imposer une ligne politique anti-peuple dure. 

 

Le point de vue au sujet du "progressisme" tout comme les analyses qui enjolivent le caractère de l'union entre états  est intégré dans le  soi-disant rationnel  "socialisme du 21 ème siècle. Il est utilisé comme tentative de manipulation des peuples (particulièrement) en Amérique latine. 

 

C'est un véhicule pour promouvoir la position opportuniste au sujet de " l'humanisation" du capitalisme. Il déifie le parlementarisme et sape la lutte révolutionnaire. Il a été essayé depuis le moment de son apparition pour calomnier le socialisme scientifique, la construction socialiste en Union soviétique. 

 

L'utopie raisonnable de la démocratisation-transformation de l'Etat bourgeois, du pouvoir des monopoles et la promotion de l'économie capitaliste "mitigée" sont présentées comme un nouveau "modèle" de socialisme.

 

Elles présentent un méli-mélo  de mouvements avec des positions pour une gestion social-démocratique, keynésien du système comme des "sujets révolutionnaires" à la place de la classe ouvrière, la classe d'avant-garde dont la mission historique est de renverser l'exploitation capitaliste. Elles présentent la solution des partis communistes collaborant avec la (gauche) social-démocratie à la place du besoin  d'une alliance politique des partis communistes qui veulent contribuer à la concentration et à la préparation des forces de la classe ouvrière et populaires dans une direction anti-capitaliste et anti-monopoliste.

 

Chers camarades,

 

Le KKE est contre l'OTAN, l'alliance politique et militaire qui est l'aile armée de l'impérialisme Euro-Américain  et qui est responsable des dizaines d'interventions, de guerres, de coups d'état. Notre parti lutte dans la ligne du désengagement, avec les peuples comme maîtres de leur propre pays. 

 

Les positions qui promeuvent la "dissolution" de l'OTAN, quand elles sont détachées de la lutte du désengagement de chaque pays, affaiblit la lutte contre ce criminel instrument. 

 

Le KKE combat contre l'UE, l'union entre Etats impérialistes en Europe, avec pour but le désengagement, avec le pouvoir et la richesse dans les mains du peuple et le développement de mutuelles relations bénéfiques avec les autres Etats et peuples.

 

Notre Parti fait ouvertement face contre les forces bourgeoises et  opportunistes qui magnifient  le rôle de l'UE et la soutiennent, comme le Parti de la Gauche Européenne (PGE).

 

Le problème n'est pas seulement l'une ou l'autre politique anti-peuple de l'UE, mais son essence de classe en tant qu'union des monopoles contre les peuples. 

 

Certains camarades nous interrogent pourquoi nous avons quitté le "groupe de  Gauche" de GUE/NGL.

 

Nous disons à ces camarades que le CC de notre Parti a estimé que ce groupe a été transformé en un  groupe parlementaire du PGE, qui soutient l'UE. Ses forces ont soutenu les interventions et les guerres impérialistes en Libye et en Syrie. Les Partis comme celui allemand "Die Linke", SYRIZA et d'autres encore s'engagent dans l'anticommunisme. Ils participent à l'offensive contre L'Union Soviétique et son cours historique et ils ont participé à des événements qui ont jeté de l'huile sur le feu des attaques anti-Cubaines.

 

Le KKE n'est intégré dans aucun groupe politique. Son groupe parlementaire à l'UE entreprend de multiples activités à l'intérieur et à l'extérieur du parlement de l'UE. Il a effectué un nombre large  d'interventions et il est à la disposition des partis communistes et ouvriers. Ceux qui avaient prédit  l'isolement et qui ont essayé de le calomnier se sont si bien exhibés à cette occasion. 

 

Chers camarades,

 

Une discussion a commencé sur les BRICS et nous devons répondre à une  question clé.

 

Quel est le fondement objectif, le critère qui détermine le caractère de BRICS, la coopération entre Etats du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud? 

 

L'évidence elle même démontre que ce sont des Etats capitalistes, aux liens importants dans la chaîne du système impérialiste avec des monopoles puissants qui contrôlent l'économie. 

 

Les relations inégales sont les traits de base. La compétition de BRICS par exemple avec les USA et l'UE, est combinée avec la compétition parmi les Etats BRICS eux-mêmes, parce que, par exemple, la politique économique et militaire et les autres capacités et objectifs de la Chine  sont différents de ceux des autres Etats. Même les forces qui soutiennent BRICS  sont concernés par le ralentissement remarqué dans les économies de ces Etats et ceci est seulement un aspect des développements. Parce que le déclenchement de la crise est en gestation comme elle l'est dans le capitalisme   ....

 

Chers camarades, 

 

Une discussion a commencé au sujet du caractère du rôle des unions entre Etats de l'Amérique latine. Par exemple, au sujet de " l'Union des Nations du Sud" (UNASUR) , le " Marché commun du Sud" (Mercosur), la communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes" (CELAC) et les autres unions. 

 

La réalité prouve qu'elles sont des unions d'Etats capitalistes, indépendamment même quand des Etats dont les  gouvernements se disent eux-mêmes de "gauche" y participent et sans tenir compte de la forme de gestion. Le fondement de ces unions est composé de larges groupes de monopoles et de leurs intérêts. C'est le point de départ des transactions commerciales et d'autres financières qui ont été promues pour le développement des relations entre Etats et également des relations avec les autres pays capitalistes ou les unions impérialistes. 

 

En même temps, la création d'un tissu intensément plus dense entre unions entre Etats capitalistes dans la région renforce le mécanisme de la coopération entre les Etats bourgeois dans un processus qui à la fin fonctionne contre la lutte des peuples. 

 

Dans le cadre du développement inégal et des relations inégales entre Etats, le rôle dominant du Brésil et de l'Argentine, qui utilisent ces unions pour une progression plus avant des intérêts des monopoles, peut être distingué. 

 

Les relations entre les unions d'Amérique latine, les USA et l'UE sont des relations de compétition pour le contrôle des marchés, et en même temps ils ont des relations de coopération économique et politique.

 

Certains camarades réfléchissent sur le caractère de "l'Alliance Bolivarienne des Peuples de Notre Amérique" (ALBA), dans laquelle Cuba participe. 

 

Notre opinion est que l'élément de base qui détermine le caractère de ALBA est que c'est une union entre Etats où sont très répandus les Etats capitalistes et la participation de Cuba ne change pas cela. 

 

Après le renversement du Socialisme en Union Soviétique, la position se rapportant au "Monde multipolaire" est promu comme un contrepoids aux USA. Cette position exalte BRICS et d'autres unions entre Etats.

 

Objectivement, cette position est basée sur un point de vue qui n'est pas de classe sur  le caractère du pouvoir des Etats capitalistes, anciens ou "émergents", où les monopoles sont dominants. Ces Etats jouent un rôle particulier dans les exportations du capital, cherchent un rôle dirigeant et plus large dans leur région et ils possèdent une position importante dans le  impérialiste. 

 

L'approche au sujet d'un "monde multipolaire" comme moyen d'assurer la paix et les intérêts du peuple est une illusion, dans l'essence ce point de vue traite l'adversaire comme un allié. Il piège les forces populaires à choisir un impérialiste ou une union impérialiste  et  il cause un préjudice au mouvement ouvrier.

 

Chers camarades,

 

Le KKE dés le début de la contre-révolution tente de contribuer avec toutes ces forces au regroupement du mouvement communiste, à son unité sur des bases révolutionnaires et à la coordination de sa lutte. 

 

Maintenant, 20 années après les renversements contre-révolutionnaires, la crise du mouvement communiste se poursuit. 

 

Les points de vue bourgeois et opportunistes influencent les Partis communistes ou ils sont adoptés par eux. De cette manière la crise se reproduit.  

 

Si une rupture n'intervient pas, si la stratégie du mouvement communiste n'est pas ajustée vers la concentration et la préparation de la classe ouvrière et des forces populaires pour la lutte afin de renverser le capitalisme, si le combat contre l'opportunisme n'est pas renforcé et s'il n'est pas clarifié que le socialisme est la seule solution qui peut satisfaire les besoins du peuple, alors la situation se détériorera dans les années à venir. 

 

La logique des particularités nationales a constitué l'instrument de l' "eurocommunisme" dans le but de nier les lois scientifiques de la révolution socialiste et de sa construction et aujourd'hui le problème se manifeste avec les mêmes et semblables arguments. 

 

Certainement, chaque Parti dans son pays est responsable d'étudier le développement du capitalisme et de la structure sociale, de prendre les mesures nécessaires dans le but d'adapter sa stratégie et ses tactiques pour le développement le plus efficace de la lutte de classe.

 

Mais c'est quelque chose de tout à fait différent d'utiliser les "particularités" afin de  justifier la substitution du parlementarisme  à la voie révolutionnaire, la relégation du socialisme pour des changements gouvernementaux qui géreront la société bourgeoise, comme le font  par exemple le Forum de Sao Paulo et d'autres forces. 

 

La construction du socialisme est un processus unifié, qui commence avec la conquête du pouvoir par la classe ouvrière afin de créer un nouveau mode de production, où prévaudra la complète abolition des relations capitalistes, des relations capital-salariat ouvrier.

 

La socialisation des moyens de production et la planification centrale sont les lois de la construction socialiste, les conditions nécessaires pour la satisfaction des besoins du peuple. 

 

Chers camarades,

 

Les approches différentes sur des question sérieuses exigent la poursuite de la discussion. Cela est indéniable. Toutefois, en même temps, nous sommes obligés de participer  à soutenir efficacement la lutte de la classe ouvrière, des couches populaires, de la jeunesse, et d'utiliser chaque possibilité de coordonner notre activité.

 

Dans ce sens nous proposons que nous examinions ensemble les actions communes nécessaires à la période et parmi lesquelles nous attirons l'attention sur les suivantes:

 

* Le soutien des luttes de la classe ouvrière pour le travail, les droits sociaux et démocratiques des ouvriers. Des actions coordonnées pour le premier mai.

 

* La promotion du 70 ème anniversaire de la FSM

 

* La campagne contre l'anticommunisme qui doit culminer le 9 mai 2014, le jour de la victoire antifasciste.

 

* L'intensification de la lutte contre les menaces impérialistes, les interventions et l'occupation, contre l'OTAN etc.

 

 

(Traduit de l'Anglais par la rédaction du Lien)