Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Des milliers de manifestants à Athènes le 9 octobre 2012

Publié le 14 Octobre 2012 par Lien-pads in 9- INTERNATIONAL - Europe

Le 9 octobre 2012, au lendemain de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes, le Parti communiste de Grèce a publié le  communiqué  suivant intitulé "La réponse à Merkel, au gouvernement et à l'UE" :

 

Les milliers de manifestants qui ont inondé les rues centrales d'Athènes Mardi 9 Octobre 2012 ont en pratique annulé les tentatives que l'UE et les trois partis gouvernementaux ( des  libéraux, des sociaux-démocrates, de la  "Gauche démocratique") ont cherché à imposer au peuple travailleur à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel.

 

Le Front Militant de tous les Travailleurs (PAME), qui rassemble les  unions syndicales  du pays orientées sur une base de classe, a organisé une manifestation particulièrement massive, quelque chose qui a été reconnue même par les médias bourgeois qui habituellement ne perdent aucune occasion pour attaquer le PAME et les communistes. De jeunes étudiants(Front Militant des étudiants MAS), de petits et moyens artisans et commerçants  (Rassemblement National Large des artisans-PASSEVE) , des femmes (Fédération Grecque des Femmes-OGE) ont manifesté ensemble avec les travailleurs derrières les bannières de leurs unions.

 

Yannis Tasoulas, membre du Comité exécutif du PAME qui a prononcé le discours à la manifestation du PAME sur la place  Omonia a souligné entre autres ce qui suit :

 

" Pas une barricade et pas plus le canon à eau peuvent nous refroidir! Quand les ouvriers se soulèvent cela  les fait trembler. Notre manifestation est une première réponse (...)

 

"Le gouvernement ND-PASOK-Gauche démocratique, les industriels, les banquiers invitent une dame qui est des leurs. Elle est la représentante des industriels et banquiers allemands, des monopoles allemands. (...)

 

"Merkel ne verse pas de larmes pour n'importe qui. Elle se frotte les mains, tout comme les autres capitalistes le font, pour la chance qu'ils ont d'acheter des infrastructures à très bas prix et également  pour les principaux dépeçages de notre beau pays. Elle se bat avec les autres vautours pour le butin et non pour les vies et l'avenir de nos enfants. C'est ce qui arrive dans les crises  alors que  l'UE nous a été présentée comme un port sécurisé (...)

 

"Tous ils ont soutenu les mesures. Ils n'ont pas manqué un sommet, ils ont fêté chaque directive de l'UE, ils ont applaudi tous les accords et maintenant tous, les partis et les parasites de l'UE qui ont  fragilisé les travailleurs pour plusieurs années, ont découvert qu'ils sont allègrement sous une occupation. Les travailleurs ont vécu pendant des générations sous leur joug et ils doivent décider de les laisser pour compte."

 

Il a poursuivi son discours en ces termes: "la vérité est simple et clair.  Qui  désapprouve le mémorandum, l'application des lois, les accords sur les emprunts, la troïka...  est contre l'UE, ses accords et ses décisions,  est contre la voie capitaliste de développement qui est présentée comme l'unique chemin. Qui applaudit l'UE tout en protestant contre la troïka  se moque simplement du peuple.

 

"Merkel arrive comme tous les corbeaux de la région de l'Est de la Méditerranée parce qu'elle sent le sang et le pillage, comme les autres impérialistes. Les nuages de la guerre sont rassemblés en Syrie avec le danger d'une conflagration généralisée. Dans ce sens ils partagent le pétrole, le gaz naturel, les routes  pour leur transport et les marchés. Nous ne devons pas perdre notre sang pour leurs dépôts dans les banques suisses. Nous devons faire des sacrifices pour notre propre lutte.

 

" Nous appelons les unions syndicales, les fédérations, chaque syndicaliste honnête de vaincre la peur, de décider une grève pour le 18 octobre (...). Les travailleurs doivent prendre en leurs mains le combat. Le PAME sera en première ligne. Chacun doit prendre part à la lutte, à la manifestation, à la grève." a conclu l'orateur. 

 

Une délégation du comité central de KKE a pris place dans la manifestation. Elle était conduite par A.Papariga qui a fait cette déclaration aux journalistes: " Ces peuples qui n'hésitent pas à briser et à se débarrasser de leurs chaînes de classe seront victorieux. Cela est pour nous  la signification du rassemblement d'aujourd'hui. Cela doit être la signification des luttes immédiates et futures."

 

La magnifique marche de PAME jusqu'au square Syngtama qui a suivi, a transmis le message de la réponse de classe aux machinations du " Front noir " (EU-Gouvernement-Ploutocratie). " Sans nous aucun rouage ne peut tourner!  Ouvriers vous pouvez oeuvrer  sans les patrons! ", " Fin aux illusions. Où vous êtes avec le capital où vous êtes avec les travailleurs!", " Les travailleurs ne sont pas un coût, mais les parasites le sont, les capitalistes!" etc.

 

Des milliers de manifestants n'ont pas pu être éclipsés par les incidents  créés et mis en scène par de petits groupes de provocateurs avec la police anti-émeute, en coordination avec l'appareil d'Etat.

 

PAME a organisé mardi des rassemblements dans plusieurs villes de Grèce contre les  nouvelles mesures anti-peuple. Dans son communiqué à la presse PAME salue aujourd'hui , le rassemblement impressionnant,combatif et déterminé. Comme il le note, des milliers de personnes, d'ouvriers et ouvrières, de chômeurs, de jeunes, de retraités et d'employés indépendants ont participé au rassemblement , qui a pratiquement annulé les mesures répressives et les interdictions, en répondant à l'orientation politique barbare du gouvernement, du capital et de l'Union Européenne.

 

PAME appelle les unions syndicales à partir de demain à poursuivre sans cesse à organiser la lutte afin que la classe ouvrière réponde par une nouvelle grève le 18 octobre. Afin que cette grève soit une réponse organisée au grand capital, à l'Union Européenne, aux Monopoles qui cherchent à nous enchaîner.

 

PAME appelle les travailleurs de ne pas accepter l'abrogation du  salaire minimum et du salaire journalier, l'annulation de la journée de huit heures, le bouleversement radical de leurs vies. 

 

(Traduction de l'Anglaisau Français par notre rédaction)