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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Georges Acampora nous a quittés

Publié le 13 Février 2012 par lien-pads

Nous ne t’oublierons pas camarade

 

 

Nous n’oublierons pas ce camarade exemplaire par son courage physique et politique, sa discrétion et sa grande modestie. Georges, ou Georgeot comme nous l’appelions familièrement, fils d’un pêcheur italien était né dans le vieux quartier de la Marine – aujourd’hui rasé – en périphérie de Bab-El-Oued. Après une courte scolarité, il travailla comme ouvrier pêcheur puis comme apprenti tourneur sur métaux.

Plus tard, il trouva à s’employer chez Job, une grosse fabrique de cigarettes installée à Bab-El-Oued. C’est dans ce quartier qu’il fit la connaissance de militants communistes, membres du PCA. Il devint rapidement l’un des responsables de la section du Parti de ce faubourg ouvrier et se trouva engagé dans l’une des grandes grèves des travailleurs des tabacs qui dura une quarantaine de jours.

 

Après cette difficile grève, il concrétisa deux de ses rêves immédiats : avoir une moto et devenir pompier. Il termina sa carrière professionnelle comme lieutenant-colonel dans ce corps prestigieux.

 

Lorsque la guerre de libération éclata, il ne fut pas surpris et comme ses camarades de Bab-El-Oued, il s’engagea dans la lutte sans une seconde d’hésitation. Quand le PCA constitua ses groupes armés, les CDL (Combattants de la libération) il devint responsable de l’un de ces groupes, puis, avec ses camarades, rejoignit l’ALN après les accords avec le PCA. Il fut arrêté et condamné à la peine capitale. Gracié, à l’instar des autres condamnés à mort, il ne fut libéré qu’à l’indépendance du pays en 1962.

 

Il réintégra aussitôt les rangs du PCA, où il retrouva les rescapés de la guerre, puis le PAGS dès sa constitution. A la dissolution de celui-ci par une poignée de renégats, il réaffirma avec fougue sa foi dans l’idéologie qui l’avait tant marqué, le marxisme-léninisme.

 

Les hommages qui lui seront rendus ne manqueront pas tant son comportement courageux et l’affectueuse sympathie instantanée qu’il s’attirait auprès des personnes qu’il rencontrait étaient sans mesure commune.

 

Sois persuadé, cher camarade Georgeot, que ton combat sera poursuivit par d’autres militants qui auront les mêmes rêves merveilleux que les tiens.