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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Le lien n°100 du 12/01/2009

Publié le 13 Avril 2011 par lien-pads in 13- ARCHIVES DU LIEN

EDITO

 

CONTRE LES ATTEINTES A TOUTES LES LIBERTES MOBILISONS TOUTES LES FORCES PROGRESSISTES ET DEMOCRATIQUES CONTRE LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE COMPRADORE

Jour après jour les couches dirigeantes aggravent leur politique antipopulaire dans tous les domaines.

Malgré l’aggravation de la crise du capitalisme international et ses conséquences désastreuses sur nos finances publiques, avec un pétrole à 40 dollars, le gouvernement réaffirme quotidiennement qu’il ne changera pas ses orientations et que tout va bien. Alors que notre agriculture est sinistrée, et nous ne sommes plus les seuls à le  constater, le gouvernement Ouyahia continue de ne rien prévoir de sérieux pour créer les conditions d’une relance de la production nationale. Au contraire la loi de finances 2009 a prévu  d’augmenter les importations pour nourrir la population.

 

Au plan industriel le pouvoir de la Bourgeoisie compradore refuse toujours de donner les moyens aux entreprises, notamment publiques, pour leur permettre de résister aux multinationales, qui sont invitées elles à continuer à percevoir des sommes considérables pour terminer des projets d’infrastructures pas toujours prioritaires. Par ailleurs le gouvernement continue sa politique de privatisations et vient d’accorder la gestion du port d’Alger à une société émiratie malgré le refus de tous les dockers et au mépris de l’intérêt national. Ce pouvoir  n’exclut toujours pas de privatiser les banques et  seule la crise financière internationale l’a empêché jusqu’à présent de passer aux actes. Contrairement aux déclarations démagogiques d’Ouyahia ou de Bouteflika, parfois contradictoires, sur les conséquences de la crise du capitalisme sur notre économie, cette crise et les orientations du pouvoir peuvent aboutir à une aggravation sans précédent de tous les services publics, à une augmentation considérable du chômage déjà insupportable, à une misère encore plus grande pour une grande majorité de notre peuple et …à une dépendance plus grande vis à vie des grandes puissances capitalistes.

 

 Le pouvoir :

- rejette toutes les revendications des travailleurs et n’oppose que mépris aux nombreuses grèves et protestations des salariés, notamment ceux de la fonction publique, qui exigent aussi la reconnaissance des syndicats, non affiliés à l’UGTA. Celle-ci est devenue  une véritable courroie de transmission chargée de casser toutes les luttes.

- continue de porter atteinte aux libertés syndicales et au droit de grève et actionne régulièrement sa « justice » pour empêcher les enseignants ou les médecins de défendre leurs aspirations légitimes.

- S’attaque à toutes les libertés y compris en multipliant les procès contre des citoyens innocents sous prétexte de défendre l’Islam

- Réprime les jeunes qui tentent désespérément à quitter le pays au péril de leur vie au lieu de leur donner du travail et emprisonne leurs parents.

- Interdit toutes les manifestations y compris celles qui expriment la solidarité envers les Palestiniens alors que l’agression sioniste contre Gaza soutenue ouvertement par l’impérialisme américain  est en fait dirigée aussi contre tout le monde arabe. 

 

Pour maintenir en l’aggravant une telle politique, le pouvoir de la bourgeoisie compradore n’a pas hésité à faire réviser la constitution d’une manière expéditive et illégale par des « élus » qui ne représentent qu’eux-mêmes.

 

Face à une politique de plus en plus antipopulaire et antinationale la lutte, et la lutte seule, des travailleurs, des paysans laborieux, des jeunes, des cadres honnêtes, des femmes et des intellectuels  progressistes et patriotes est à même de créer les conditions d’une véritable alternative progressiste.

 

En exigeant avec force l’abolition de toutes les lois antidémocratiques, le droit de s’exprimer, s’organiser démocratiquement et librement dans leurs syndicats, leurs partis ou leurs organisations diverses toutes ces forces hâteront l’avènement de ces conditions. Dans ces luttes salutaires la classe ouvrière a un rôle décisif à jouer dans le rassemblement de toutes les couches sociales intéressées au changement. En renforçant ses organisations de classe elle pourra assumer ce rôle dans l’intérêt de toutes les victimes d’un pouvoir qui refuse de tenir compte de toutes les aspirations de la majorité de notre peuple.  

 

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