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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Le socialisme pour lequel nous combattons -" table ronde" en marge du Congrès du Parti communiste de la Fédération de Russie à Moscou

Publié le 7 Mars 2013 par Lien-pads in 12- RENCONTRES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS

Le lundi 25 février 2013  s'est poursuivie  la "discussion de la table ronde" organisée par le Parti communiste de la Fédération de Russie qui s'est déroulée  à Moscou, sur le thème de "l'image du socialisme pour lequel nous combattons, avec la participation de délégations étrangères, qui assistèrent au 15° Congrès du PCFR.

 

Elisseos Vagenas, membre du comité central  et responsable de la section des relations internationales du Comité central du Parti communiste de Grèce (KKE) a présenté une contribution à la "table-ronde de discussion" au nom du KKE. L'intervention est la suivante:

 

Le socialisme pour lequel nous combattons

 

Chers camarades,

 

Nous remercions le PCFR de l'opportunité qui nous permet, aujourd'hui, d'échanger nos idées sur cette importante question.

 

 Après les changements contre-révolutionnaires en Union Soviétique de 1991, le KKE  malgré le fait qu'il soit apparu organiquement affaibli, en raison de la lutte interne avec les forces opportunistes qui en définitive ont quitté le parti, a maintenu son identité communiste: sa foi en la vision mondiale Marxiste-Léniniste et la nécessité du renversement révolutionnaire du capitalisme. Il a défendu le marteau et la faucille et ses autres symboles historiques et en même temps commença une longue période de recherche et une activité interne au parti sur les causes qui ont conduit à la défaite du socialisme en URSS. A travers cette activité, qui a été consolidée par la Décision du 18° Congrès de notre parti, notre parti a enrichi sa conception du socialisme. Un enrichissement qui en retour est exprimé dans le projet de programme de notre parti, objet des travaux  de notre 19° Congrès dans environ un mois..

 

Aujourd'hui nous sommes certainement "un pas" en avant comparé aux révolutionnaires à la veille de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre. Cela parce qu'aujourd'hui il y a une vaste expérience, positive et négative, de la construction socialiste en Union Soviétique, dans l'Est de l'Europe et dans les autres pays. Le KKE, à l'opposé des forces dénommées "Parti de la Gauche Européenne" (PLGE), défend l'énorme contribution de l'Union Soviétique et des autres pays socialistes pour le progrès de l'humanité dans son ensemble. Le Socialisme qui a existé au 20 ème siècle fut en mesure de satisfaire des besoins importants du peuple,  le capitalisme n'y est non  seulement pas  parvenu mais ne voulait pas aussi  satisfaire: une éducation libre, la santé, la sécurité sociale, le repos, le logement, les pensions de retraite à 55 ans pour les femmes et 60 pour les hommes, assurant l'avenir et de nombreuses autres choses.

 

Ce n'est pas un accident si cette expérience, la construction du socialisme au 20° siècle , est l'objet de l'attaque enragée des forces politiques bourgeoises, l'UE, les USA, également des forces opportunistes, avec comme "dénominateur commun" l'attaque contre la personne de Joseph Staline, qui fut dirigeant du PC et de l'Etat soviétique, quand les fondations du socialisme furent posées. Notre parti est d'accord pour que cette expérience socialiste soviétique soit étudiée et utilisée  au sujet de la question pour quel socialisme nous combattons et ce à quoi il doit ressembler. 

 

Le renversement du socialisme n'a pas découlé du "totalitarisme", ou parce que les ouvriers ont bénéficié exagérément  des avantages et des droits, comme le clament diverses forces qui luttent contre les communistes. Le renversement du socialisme est survenu parce que dans les conditions de l'agressivité des forces du capital, les lois essentielles de la construction socialiste furent violées,  tel que le remplacement de la dictature du prolétariat par l' " état du peuple tout entier" et le renforcement  des relations commerciales-monétaires dans les décades après 1950.

 

Un second point auquel KKE est parvenu est que le socialisme pour lequel nous luttons  ne peut pas jaillir du parlementarisme bourgeois,  au moyen de "gouvernements patriotiques de gauche", qui encouragent la "correction graduelle" , la "démocratisation", l' "humanisation" du capitalisme, sans une révolution socialiste, sans la destruction des structures de l'état bourgeois, sans la construction des organes du nouveau populaire. 

 

La construction socialiste est un processus ininterrompu, qui débute avec la conquête du pouvoir par la classe ouvrière. Notre parti a une vue différente de ces partis, qui au nom des "spécificités nationales" ou "socialisme du 21 ème siècle" s'éloignent des caractéristiques fondamentales de la société socialiste-communiste.  Notre évaluation est que le socialisme est la première phase  de la formation sociale économique communiste ; ce n'est pas une formation sociale économique indépendante . C'est un communisme immature. La loi fondamentale  du mode de production communiste est valable: "Production planifiée pour la satisfaction étendue des besoins sociaux".

 

Une caractéristique fondamentale de la société est la socialisation des moyens de production.

 

* La socialisation des moyens de production dans l'industrie, la fourniture de l'énergie et de l'eau, les télécommunications, la construction, la réparation, le transport public, le commerce de gros et de détail et le commerce extérieur, les 

infrastructures concentrées touristiques - restaurant, les cultures agricoles capitalistes.

 

* La socialisation de la terre et des ressources minérales. Des unités de l'état seront crées pour la production et la fourniture de produits agricoles aussi bien les matières premières que les produits de consommation.

 

* L'abolition de la propriété privée de l'activité économique et éducative, de la protection de la santé, la culture et les sports, dans les mass-media. Ils sont complètement et exclusivement organisés comme des services sociaux.

 

* L'abolition du concours  étranger pour le travail et aussi le salariat par ceux qui possèdent encore des moyens de production isolés dans les secteurs qui n'ont pas été obligatoirement socialisés, p.e dans les métiers, de la production agricole, tourisme-restaurants, et certains services auxiliaires.

 

* Les moyens de production, les matières premières, les matériels industriels et les ressources, et la force de travail participeront au processus de production et d'organisation des services sociaux et administratifs  au moyen de  la planification centrale.

 

* L'industrie et une large partie de la production agricole seront mises à la disposition de la propriété sociale, de la planification centrale, du contrôle ouvrier sur l'ensemble du spectre de la gestion et de l'administration.  

 

Le développement potentiel du pays sera placé au service des personnes et de leurs besoins à travers la planification centrale, et également tout qui a été créé par l'activité humaine dans la Science, la Technologie et la Culture.  Cette volonté  garantit un haut niveau de vie, de développement et la culture de l'intelligence. Le chômage et l'insécurité de l'emploi seront éradiqués, le temps libre sera en hausse, de sorte que les travailleurs auront la capacité de participer et d'exercer activement le contrôle des travailleurs dans le but de sauvegarder du pouvoir de la classe ouvrière.

 

Les coopératives agricoles  de production  seront encouragées et elles auront le droit d'utiliser la terre socialisée comme un moyen de production. L'intégration des petits paysans sera réalisée sur  les bases du volontariat. Les motivations pour le mouvement coopératif sont: la réduction du coût de production au moyen du travail agricole collectif et  de la collecte des produits agricoles. La protection de la production agricole des phénomènes naturels au moyen de l'infrastructure étatique et du soutien scientifique et technique. Le produit  agricole  deviendra disponible au moyen de sa concentration par l'intermédiaire du secteur de détail de l'état.

 

De plus nous, nous estimons que la construction socialiste est incompatible avec la participation du pays à toute union impérialiste, telles que l'UE et l'OTAN, le FMI , l'OMC et avec l'existence de bases militaires US-OTAN dans notre pays. 

 

Le nouveau pouvoir de la classe ouvrière, comptant sur les évolutions  de la situation internationale et régionale, cherchera à développer des relations inter- états mutuellement bénéfiques entre la Grèce et les autres pays, particulièrement avec les pays dont le niveau de développement, la nature des problèmes et les intérêts immédiats peuvent assurer une pareille  coopération mutuelle bénéfique.

 

L'état socialiste recherchera la coopération avec les pays et les peuples qui ont objectivement un intérêt direct en résistant aux centres économiques, politiques et militaires de l'impérialisme, en premier lieu et avant tout avec les peuples qui construisent le socialisme dans leurs pays. Il recherchera à utiliser toute "rupture" disponible qui pourrait exister dans le "front" impérialiste en raison des contradictions inter-impérialistes, dans le but de défendre et de renforcer la révolution et le socialisme. Une Grèce socialiste, fidèle aux principes de l'internationalisme prolétarien, sera, pour l'extension de ses possibilités, un rempart dans le monde anti-impérialiste, du mouvement révolutionnaire et communiste.

 

Les besoins sociaux sont déterminées et basées sur le niveau de développement des forces productives qui a été accompli dans la période historique donnée.

 

Les besoins sociaux de base (éducation-protection de la santé-bien-être) sont couverts d'une manière universelle pour être libérés, en fonction des nécessités, pendant qu'une autre partie d'entre eux sont couverts par une  participation relativement petite du revenu monétaire du  travail (logement, fourniture de l'eau et de l'énergie - chauffage, transport, nourriture).

 

Une caractéristique de la première phase des relations communistes, et également des relations socialistes, est la distribution d'une part des produits "selon le travail". La  distribution d'une partie de la production socialiste "selon le travail", qui  ressemble à l'échange des marchandises seulement dans les termes de sa forme, est un résultat de l'héritage capitaliste. 

 

Le nouveau mode de production n'a pas été  géré pour être abandonné maintenant, parce qu'il n'a pas développé toute la puissance productive humaine nécessaire et tous les moyens de production aux dimensions nécessaires au moyen de la plus vaste utilisation de la technologie. La productivité du travail ne permet pas maintenant une réduction du temps de travail résolument  large, l'éradication du travail pénible et inégal, afin que le besoin social du travail obligatoire puisse être aboli. 

 

La distribution planifiée de la force de travail et des moyens de production entraîne la distribution planifiée de la production sociale.  Cela est la différence fondamentale comparée à la distribution de la production sociale au travers du marché, basée sur les lois et les catégories de l'échange des marchandises. 

 

Le pouvoir socialiste est le pouvoir révolutionnaire de la classe ouvrière, la dictature du Prolétariat. Le pouvoir ouvrier révolutionnaire exige un haut niveau d'organisation avec tous les moyens disponibles. Il exige le contrôle ouvrier  dans l'exercice des unités administratives et industrielles dans les secteurs d'une importance stratégique afin de mettre en application son activité créative, économique, sociale et culturelle, dans le but d'exercer la suprématie de la majorité des ouvriers et du peuple contre la résistance intérieure et étrangère du capital, leur activité contre-révolutionnaire après la perte de leur pouvoir.

 

L'étendue et les formes que le pouvoir révolutionnaire de la classe ouvrière emploiera  pour la répression de l'activité contre-révolutionnaire dépend dépend de l'attitude des organisations politiques et sociales envers les deux pouvoirs opposés, la classe ouvrière et la classe capitaliste.

 

L'état socialiste est un organe de lutte de classe, qui  se poursuit sous d'autres formes et sous de nouvelles conditions, n'a pas simplement une fonction défensive, répressive et organisationnelle. Il a aussi un fonctionnement créatif, économique, culturel et éducatif sous la direction de son avant-garde idéologique et politique, de son parti. Il exprime une forme plus élevée de la démocratie dont la principale caractèristique  est la participation active de la classe ouvrière et généralement du peuple qui ont été éduqués sur les bases de (non pas monétaires) des motivations qui jaillissent du supérieur mode de production et de démocratie durant la formation de la société socialiste, durant la résolution des contradictions et des inégalités sociales à travers le contrôle de l'administration des unités productives, des services sociaux et de l'administration  de tous les organes du pouvoir de la base au sommet. 

 

L'exercice contrôle social des ouvriers sera institutionnalisé et protégé en pratique, comme la volonté sans aucune gêne de la critique des décisions et des pratiques qui gênent la construction socialiste, la dénonciation sans gêne du comportement  subjectif, arbitraire et bureaucratique des officiels, et autre phénomène et déviations négatifs des principes socialistes-communistes.

 

Le fondement  du pouvoir de la classe ouvrière est  l'unité de production, les unités de l'administration, les coopératives de production où les travailleurs exercent leur droit d'élire et de rappeler les représentants.

 

Le Parti communiste en sa qualité d' avant-garde idéologique et politique organisée de la classe ouvrière, constitue la force dirigeante révolutionnaire du pouvoir de la classe ouvrière, la dictature du prolétariat. Il revendique son rôle dirigeant révolutionnaire aussi longtemps qu'il exprime l'intérêt général de la classe ouvrière et les lois scientifiques de la construction socialiste-communiste en pratique.

 

Chers camarades,

 

Au terme de cette contribution, permettez-moi de dire que les communistes de Grèce gardent vivant dans leurs coeurs l'héroïsme de masse des prolétaires qui ont pris d'assaut le Palais d'Hiver, des communistes et des jeunes communistes (Komosomols) qui ont écrasé la contre-révolution  dans des conditions historiques sans précédent et posé les fondations de la construction socialiste, des soldats de l'Armée Rouge qui ont écrasé les hordes nazies ! Leurs sacrifices et leurs luttes ne furent pas vaines. Ils soutiennent et encouragent les communistes dans le monde entier, les forces qui luttent pour le regroupement révolutionnaire du mouvement communiste international.