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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Les négociations avec la Grèce et les "lignes rouges"

Publié le 13 Mars 2015 par Lien-pads in 9- INTERNATIONAL - Europe

 

 

Le nouveau gouvernement grec poursuit ses discussions avec ses créanciers (UE,BCE,FMI), la Troïka bien connue, qui est maintenant étiquetée "les trois institutions". Les mass média internationaux, comme le gouvernement lui-même, donne l'impression qu'ils cherchent une autre sorte de gestion de la crise en Grèce et que les "institutions" exercent en même temps une pression sur elle. Le gouvernement recule constamment et clame en même temps qu'il "manoeuvre", selon les paroles du Premier ministre, A.Tsipras parce qu' "ils nous ont mis un piège dans la bataille de l'Europe" (...) avec l'objectif d'étouffer financièrement le gouvernement pour le renverser (...) Ils ont érigé chaque chose pour nous couler ... et le pays."

 

Cependant, au même moment, le Ministre des Finances, Y. Varoufakis, a clarifié que les manoeuvres et les reculs du Gouvernement grec ont aussi certaines "lignes rouges", que le gouvernement grec ne doit pas tenter de dépasser. Il est de notre intérêt  d'examiner ce quelles sont: 

 

Selon le Ministre, les "lignes rouges" sont basées dans la solution de "trois équations et de trois inconnues". Comme il a expliqué:

 

* Un excédent  principal doit être sécurisé qui "ne doit pas tuer le secteur économique privé",

 

* En rapport à la structure de la dette (ce qui doit être payé, (à qui et quand),

 

* Et cela est aussi lié à l'objectif pour qu'il y ait plus d'investissements que des économies financières, (c'est à dire le capital ne devrait pas stagner mais devrait être investi)

 

Toutefois, ce qui est relaté  ci-dessus démontre que la seule "ligne rouge" de la coalition gouvernementale SYRIZA-ANEL est le soutien pour lla récupération capitaliste. Parce que les trois inconnues "x" , que le gouvernement met en trois équations, a un contenu:

 

En relation à la question des investissements, il nous est dit  que sans la création d'un environnement pour les investissements, il 'y aura pas d'amélioration. Et il n'y aura pas d'investissements à moins qu'il y a un terrain convenable pour les capitalistes, c'est à dire, il n'y aura pas d'investissements si l'argent de l'Etat n'est pas rendu disponible. S'il n'y pas des interruptions d'impôts, si un environnement de l'investissement n'est pas créé qui demande d'être plus "bénéfique" aux partenariats publique privé, si les " coûts du travail" ne sont pas réduits etc..

 

Dans l'équation au sujet de l'excédent l'inconnu "X" signifie, parmi d'autres choses, la promotion des mesures (par le gouvernement SYRIZA-ANEL) qui furent décrites dans le mémorandum signé par le précédent gouvernement de "droite" et qui sont apparentées à la réduction du recrutement dans le gouvernement local, des réductions sur les fonds annuels pour les hôpitaux, l'engagement dans le cadre de l'accord avec les "institutions" pour de nouvelles réductions des dépenses de l'Etat   à l'éducation,  la santé,  la défense, aux municipalités, aux acquis sociaux, au transport etc..

 

Dans l'équation au sujet de la dette, le gouvernement demande que les gens vident leurs proches pour la dette dont ils ne sont pas responsables.

 

En même temps, le gouvernement présente ce qui suit comme du "patriotisme": sa détermination de promouvoir ces axes qui ne mentionnent pas les pertes énormes des couches populaires dans la période de crise et il promet un peu de miettes pour soulager ceux qui sont extrêmement sans ressources, comme l'a démontré  le projet de loi récemment déposé par le gouvernement. 

 

Le programme du gouvernement ne dit rien au sujet du salaire moyen qui a été réduit de 25% dans les années récentes, l'énorme augmentation des impôts, directs et indirects, que les travailleurs ont déjà payés, au sujet des réductions des salaires et des pensions, au sujet de l'augmentation du coût de la vie. Les niveaux de vie des couches populaires pour la plupart ont reculé de 50% durant la période de la crise. 

 

Ainsi, pendant que la négociation du gouvernement SYRIZA-ANEL avec les créanciers se développe, le programme qui sera appliqué par le gouvernement ne mènera pas à la récupération des énormes pertes  subies  par les couches populaires dans les récentes années.

 

La négociation du gouvernement est liée à comment la classe locale au pouvoir sera financée. La réduction du principal excédent, qui est au centre des discussions , sera traduit en de nouveaux subsides pour le capital, qui seront étiquetés en utilisant le terme à la mode de " reconstruction productive". 

 

A l'opposé, le gouvernement a promu le paiement des impôts comme un devoir patriotique. Ce sont des impôts qui ont été imposés aux travailleurs et autres couches populaires par les précédents gouvernements. Certainement, les grands actionnaires des groupes monopolistes, avec 140 millions d'euros à l'étranger, continuent de demeurer hors des violentes critiques. Les armateurs continueront de payer le minimum d'impôts. Les grands industriels au nom du "renforcement de la compétitivité de l'économie nationale attendent de nouveaux subsides du gouvernement SYRIZA-ANEL. Le résultat sera qu'encore une fois les couches populaires supporteront le fardeau de la crise capitaliste et le retour de l'économie à la croissance capitaliste. 

 

Le "patriotisme " du gouvernement encore une fois et "les trois institutions" ne sont pas une une solution pour les travailleurs. Le nouvel accord poursuit l'application des lois anti-ouvrières et anti-peuple, qui ont été déjà passées, et auxquelles s'ajouteront de nouvelles, en liaison avec les engagements faits par le gouvernement de coalition. La solution n'est pas à trouver dans les négociations avec l'UE et le FMI (c'est à dire les USA) qui conduisent à une prétendue "fin de l'austérité", mais qui en fait ont à assurer de plus grandes marges à un Etat basé sur le capital local, pour un état qui soutient la récupération capitaliste. 

 

La solution est à trouver dans l'émancipation des luttes pour récupérer ce que les travailleurs ont perdu dans les récentes années, pour satisfaire les besoins des gens aujourd'hui. C'est la "ligne rouge" pour les ouvriers, qui demandent le conflit et la rupture avec les "partenaires", les unions impérialistes, comme l'UE et l'OTAN; et  aussi bien avec ceux qui possèdent le pouvoir et les moyens de production, avec le capital lui-même"

 

Le Parti communiste de Grèce 

 

Le 11 mars 2015

 

(Source: Solidnet- traduit de l'anglais par la rédaction du Lien)