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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Pas d'alternative démocratique, populaire et anti-impérialiste sans un grand parti révolutionnaire marxiste-léniniste

Publié le 11 Octobre 2013 par Lien-pads in 1- ALGERIE - Politique

 

 

Quelle alternative, comment sortir de l'impasse actuelle, éradiquer le cancer de la corruption, stopper l'inflation et garantir une vie décente aux travailleurs et à leurs enfants, casser les verrouillage de la vie politique? Comment empêcher les États impérialistes d'exploiter l'exacerbation des luttes internes en vue de semer la dévastation et la régression dans notre pays? Comment mettre en échec leurs tentatives de s'appuyer sur leurs alliés intérieurs et les mercenaires prêts à se mettre à leur service comme ils l'ont fait en Libye et le font en Syrie?

 

Affiche russe - Lien 112

 

Telles sont les questions qui percent à travers l'exaspération et l'inquiétude de larges couches sociales, en premier lieu chez ceux qui ne vivent que du fruit de leur travail et dont le pouvoir d'achat diminue sans cesse en raison des pratiques spéculatives et du diktat des importateurs et des gros intermédiaires.

 

Les masses populaires indignées par l'impunité des gros corrompus

 

Les scandales qui ont éclaté ces derniers mois attisent une colère mêlée de sentiment d'impuissance face au mépris d'un régime au service des classes possédantes. Cet écœurement a atteint son point culminant après la désignation ces jours-ci d'un personnage, notoirement impliqué dans des affaires de corruption qui relèvent du vrai banditisme d’État, à la tête du FLN, instrument électoral important du régime. Juste avant, les informations sur l'implication de l'ancien ministre de l'Energie dans une grande affaire de corruption n'avaient fait que confirmer le degré de pourrissement de la situation. Khelil, l'ancien ministre, n'est pas n'importe qui. Il a été fonctionnaire de la Banque Mondiale et a agi de toutes ses forces pour privatiser les hydrocarbures de l'Algérie. Cet homme jouissait des appuis solides du chef de l’État. Lui et une une petite bande de parasites, qui ne sont certainement que la partie visible de l'iceberg, ont perçu de gros pots de vin. C'est la première fois qu'une action en justice est engagée contre un ancien ministre.

 

Si les fuites distillées dans la presse sur l'affaire Khelil traduisent réellement le sursaut salutaire et inattendu d'un courant décidé à engager un processus d'assainissement des appareils d’État, cela est de nature à redonner espoir aux citoyens indignés par l'impunité des éléments corrompus qui pillent les richesses du pays au vu et au su de tous. L'hypothèse que des éléments patriotiques aient pu reprendre l'initiative pour éliminer des responsables qui piétinent les intérêts nationaux n'est pas à écarter. Or, le doute plane. Il n'est pas exclu que cette grosse affaire n'ait été divulguée publiquement que parce qu'une bataille fait rage dans les hautes sphères pour le contrôle des robinets pétroliers, levier décisif pour donner la prééminence à tel ou tel groupe sans foi ni loi dans le partage du butin. Des luttes à couteaux tirés opposent différents groupes du pouvoir à la veille de la prochaine élection présidentielle. La maladie et l'impotence du chef de l’État ont intensifié les intrigues sans principes. Et ne se trompent pas beaucoup ceux qui pensent qu'il ne s'agit, dans cette affaire fracassante, que de neutraliser le groupe qui a eu depuis 10 ans la haute main sur l'argent de Sonatrach. L'objectif ne serait que de réduire ses possibilités de manœuvre pour lui barrer la route de la Présidence en avril prochain. Le but de l'opération médiatisée serait de le remplacer par un autre dont les objectifs inavoués ne sont pas moins mafieux que chez ceux qui sont désignés à la vindicte publique. Des journaux informés par des cercles du pouvoir mettent en cause un frère du chef de l’État qui rêve de devenir président de la République grâce notamment aux soutiens que lui apportent les Emirats et le Qatar.


Les masses populaires ont raison de suivre avec un certain espoir mais aussi avec scepticisme le triste feuilleton. Elles ne s'attendent à aucun changement sérieux survenant de l'intérieur des détenteurs du pouvoir d’État. L'expérience leur a enseigné dans les luttes de tous les jours que le changement véritable ne consiste pas à remplacer un Hadj Moussa par un Moussa Hadj qui laisse intacts les rapports d'exploitation et de pillage et le système de verrouillage politique qui les maintient. Ce qu'elles attendent c'est une rupture avec la politique économique et sociale anti-populaire du régime, c'est que les éléments corrompus soient chassés de tous les postes de responsabilité, que des punitions exemplaires leur soient infligées, que les biens qu'ils ont accumulés par le vol soient confisqués et restitués à la nation.

Les prochains mois révéleront probablement tous les dessous de la divulgation de cette affaire sans précédent.

 

 

Les luttes au sein des appareils d'Etat ne changent pas la nature sociale fondamentale du régime

 

Mais le fait nouveau est que les arbitrages traditionnellement effectués dans la tranquillité au sein des cercles fermés du régime à la veille d'échéances politiques importantes semblent de moins en moins possibles. Car les différents clans bourgeois-mafieux en lutte les uns contre les autres disposent tous de réseaux d'influence à l'intérieur du pays, journaux, partis, police, armée, justice, administration. Ces réseaux se sont solidement tissés autour d'affaires lucratives montées à la faveur de la libération de l'économie et du passage déclaré au capitalisme*. Ils ont aussi des appuis importants à l'extérieur, en raison des liens qu'ils ont établis avec les États impérialistes et les monarchies du Golfe ces dernières décennies. Ils se neutralisent réciproquement. Les uns ne peuvent vaincre les autres en comptant uniquement sur leurs leviers d'actions étatiques militaires et sécuritaires. Aussi les conflits internes ont-ils tendance à déborder des champs opaques et fermés, jusque-là maîtrisés de façon "consensuelle" par les fameux cercles de "décideurs".

 

Ces conflits sont dans leur nature secondaires par rapport à la contradiction de classe qui oppose objectivement la grande masse du peuple, ouvriers, travailleurs salariés des services et de la fonction publique, fellahs, cadres honnêtes, intellectuels dévoués aux intérêts des masses laborieuses, couches sociales intermédiaires vivant du fruit de leur travail, à une minorité bourgeoise et à l'impérialisme. Cependant si les citoyens sont pris à témoins par l'intermédiaire de la presse pour peser dans un sens ou dans l'autre cela peut déclencher une évolution politique positive qui ne peut être négligée. Elle pourrait conduire, indépendamment de la volonté, des objectifs conjoncturels des détenteurs du pouvoir, de leurs petites manœuvres tacticiennes, à casser le verrouillage de la vie politique, à condition que les citoyens arrivent à agir pour exiger que toute la lumière soit faite non seulement sur l'affaire Khelil mais aussi sur toutes les autres affaires de vol et de pillage.

 

En même temps, l'évolution des événements peut prendre une tournure dangereuse du fait de l'action permanente des puissances impérialistes qui sont à l'affût du moindre conflit interne et de la moindre occasion de nature à leur offrir une prise pour pousser le plus loin possible dans la voie de la trahison du pays les groupes disposés à s'entendre avec elles afin de faire fructifier leurs intérêts mesquins de classe. Le but final des puissances impérialistes est d'arriver à faire plier le peuple algérien, à obtenir la soumission totale de l'Algérie à leurs intérêts, à s'emparer de ses richesses, à l'exploiter à mort. Le danger est accentué par l'atmosphère de dépolitisation qui touche de larges catégories de la population indignées par l'arbitraire, les injustices sociales, mais peu conscientes de tous les enjeux et de tous les pièges dans lesquels elles peuvent tomber. Les journaux qui se sont alignés sur les positions des pays impérialistes, qui ont relayé quotidiennement leur propagande mensongère sur la question de la Libye et la relayent aujourd'hui sur la Syrie, œuvrent consciemment à cette évolution négative, à affaiblir le niveau de conscience de ces catégories et le front interne indispensable pour mettre en échec les plans impérialistes de vassalisation de notre pays. Ils encouragent les menées des États impérialistes, rassurés de constater qu'ils peuvent compter sur une "5ème colonne" qui travaille à leur créer le terrain politique le plus favorable à de nouvelles offensives d'asservissement des peuples.

 

Le courant pro-impérialiste révélé au grand jour dans la presse par la participation de nombreux journalistes et éditorialistes algériens à la diabolisation des régimes libyen et syrien, indépendamment des critiques justifiées envers leur hégémonisme qui a fait le lit de la contre-révolution, exprime la formation de couches sociales complètement étrangères aux intérêts nationaux du peuple algérien. Ces catégories sociales, présentes notamment dans certaines couches moyennes nouvelles qui tirent leurs revenus d'activités paritaires jugent que leurs intérêts égoïstes étroits seront mieux assurés si elles jouent le rôle de commis zélés et d'alliées des multinationales, des États impérialistes.

 

 

Chakib Khelil - ancien Directeur Général de Sonatrach et

 

 

 

 

Compromission du régime avec les puissances impérialistes

 

Si le chef du gouvernement en est arrivé à déclarer récemment à Jijel que l'Algérie "est sur un volcan", cette expression alarmiste reflète l'intensité de ces luttes inter-bourgeoises et des pressions impérialistes. Il a également affirmé sans trop de précisions que des pressions sont exercées sur l'Algérie pour qu'elle intervienne dans les affaires des pays voisins. Selon lui l'Algérie refuse de jouer ce rôle. Au nom de quel courant s'exprime-t-il? L'absence de débats démocratiques et transparents sur des questions importantes et stratégiques ne permet pas de connaître toutes les intentions de nos gouvernants. C'est pourquoi il faut partir des actions objectives. Ce sont les faits qui parlent et non les discours creux ou à multiples interprétations. Et parmi ces faits, l'autorisation accordée à l'aviation militaire française de traverser l'espace aérien algérien pour bombarder les intégristes au Mali, en janvier dernier. Cette autorisation a facilité l'installation militaire française dans ce pays voisin pour la première fois depuis son indépendance. Le peuple malien n'avait pas besoin des troupes de l'ancienne puissance coloniale pour se débarrasser par ses propres moyens des groupes obscurantistes, dont les agissements partout ne servent qu'à fournir des prétextes pour les interventions des puissances impérialistes quand leurs intérêts le veulent. De fait, un nouveau maillon a pu être posé dans la chaîne d'encerclement de l'Algérie à cause de la couardise de nos dirigeants et des pressions des couches sociales parasitaires et exploiteuses dont ils traduisent les intérêts de classe. Ces couches sociales sont devenues anti-nationales. Elles veulent éviter d'affronter l'ancienne puissance coloniale avec laquelle elles ont aujourd'hui des intérêts communs totalement opposés à ceux des des travailleurs algériens mais aussi français.

 

 

De même, le fait que les responsables du pays, le chef de l’État en premier lieu, n'aient pas critiqué la politique d'ingérence en Syrie de Hollande lors de la visite de ce dernier en Algérie est un acte qui traduit la compromission de la bourgeoisie algérienne et de ses représentants dans l’État, avec l'impérialisme. Cela confirme que la bourgeoisie, en tant que classe, n'a plus aucun potentiel anti-impérialiste à mesure que son antagonisme avec la classe ouvrière s'aiguise, qu'elle renforce ses bases économiques, étend ses liens avec les pays impérialistesà travers le placement de ses capitaux dans ces payset la place subalterne qu'elle accepte d'occuper dans la division du travail imposée par le système capitaliste. Le silence du régime est l'expression de ces nouveaux rapports de classe. Il a pour résultat d'encourager les impérialistes français à intensifier leurs menées criminelles contre la Syrie. Le régime algérien entérine ainsi l'abandon des idéaux anti-impérialistes de l'Algérie.

 


La question n'est pas de proclamer de façon abstraite, qui n'engage à rien, que l'Algérie ne veut pas "s'immiscer" dans les affaires des pays voisins mais de réaffirmer à la fois l'attachement au droit des peuples à décider souverainement du règlement de leurs conflits internes sans ingérences externes et le principe de la solidarité effective avec les peuples victimes des agressions impérialistes. Il faut rejeter les pressions des États impérialistes qui veulent transformer l'Algérie en gendarme de la région dont la mission serait de protéger les affaires des multinationales dans leurs opérations de pillage des richesses des peuples de la région. Mais pour défendre les intérêts nationaux il faut savoir clamer fermement son opposition aux tentatives des États impérialistes d'installer des pantins à la tête des pays qui leur résistent. Pas de défense possible de l'indépendance du pays sans solidarité internationale!


 

Parti d'avant-garde révolutionnaire ou "grand rassemblement de gauche"?

 

Dans cette situation qui peut évoluer avec rapidité, le rôle des travailleurs et des couches populaires sera de plus en plus décisif. Mais la combativité des travailleurs et des masses populaires a besoin d'un grand parti communiste qui l'oriente, l'organise, l'unifie, la rend capable d'agir en profondeur sur le rapport des forces et de changer l’État en le transformant en organe de défense des intérêts des travailleurs, des couches sociales populaires.

 

 

Lénine avait posé les fondements de la création d'un grand parti révolutionnaire par le rappel qu'il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire. Cette théorie c'est le marxisme enrichi par les apports de Lénine sur des questions essentielles. Le marxisme-léninisme est le produit intellectuel le plus élaboré des luttes du mouvement communiste international. C'est la théorie de l'impérialisme et du maillon faible, du développement inégal et de la possibilité de la victoire de la révolution socialiste dans un pays ou un groupe de pays, la nature de l'époque historique - le passage au socialisme - la dictature du prolétariat, qui signifie exercice démocratique du pouvoir par la classe ouvrière et répression des tentatives des classes exploiteuses de rétablir leur ordre par la violence contre-révolutionnaire, la dictature démocratique de la classe ouvrière et de la paysannerie, la nécessité d'un parti d'avant-garde construit sur les bases du centralisme démocratique, etc.

 

 

Les questions posées et résolues par Lénine, approfondies par le mouvement communiste international avant le glissement vers le révisionnisme après 1956, sont toujours valables.

 

Il n'y a pas d'alternative pour notre pays en dehors d'un effort théorique et pratique créateur dans cette cette voie.

 

Les appels à la constitution d'un "grand rassemblement de gauche" fleurissent ça et là. Ils peuvent séduire les moins expérimentés et les moins formés sur le plan idéologique. Ils leur font croire que plus on est nombreux, moins on est exigeant sur le plan de la ligne politico-idéologique, plus la plate-forme d'action est "ouverte", c'est-à-dire expurgée de tout ce qui compromet la recherche du "plus petit commun dénominateur" et plus il sera facile de susciter un grand mouvement.

 

 

Ces approches ne sont pas nouvelles. Elles n'ont rien d'original. Les illusions sont toujours persistantes. Seules les appellations changent en fonction des contextes historiques et des tâches portées en avant par les luttes.

 

 

 

On peut monter un "rassemblement de gauche" hétéroclite sur le plan des principes idéologiques et rédiger une pompeuse déclaration de foi. Mais il se cassera au premier conflit sérieux qui exige l'accord avec des critères d'analyse théorique rigoureux. On le voit de façon claire à travers les exemples libyen et syrien à l'occasion desquels des courants dit de gauche rééditent des raisonnements bâtis sur les "ni-ni" qui condamnent à l'impuissance face à l'impérialisme au moment crucial où il faut l'affronter sans hésitation et tenter de diriger un mouvement de résistance qui redonne confiance aux masses populaires dans leurs possibilités de mobilisation démocratique. On a vu comment certains groupes se sont facilement scindés sur la position à adopter quand au début de 2011, les forces de l'ultra-libéralisme inféodées directement à l'impérialisme avaient tenté d'entraîner les citoyens dans des manifestations autour d'objectifs confus.

 

 

Les communistes algériens poursuivront leurs efforts pour construire le parti révolutionnaire dans la direction qu'ils ont adoptée depuis des années. Ils ne se refusent à aucune action commune avec toute tendance ou tout courant disposés à agir avec eux sur des questions concrètes dans les luttes de tous les jours pour arracher des améliorations socio-économiques et le maximum de libertés démocratiques au profit de la classe ouvrièreet des couches populaires. Ils manifestent tous les jours leur disponibilité à agir de concert avec les éléments anti-impérialistes pour contrer les plans et opérations des États impérialistes en Algérie et dans le monde. A travers ces actions indépendantes ou concertées, ils ne perdent jamais de vue leur objectif historique fondamental: la préparation des classes exploitées à prendre le pouvoir pour instaurer le socialisme, sans attendre la réalisation des tâches d'on ne sait quelle "étape historique préalable" ou d'un soi-disant "épuisement" non moins préalable des "possibilités du capitalisme" à développer les forces productives. Ils ne cachent pas leurs buts ni ne se livrent à des tours de passe-passe politiques pour éviter de "heurter" les couches les moins conscientes ou perdre la possibilité de les faire adhérer à ce "grand rassemblement". A quoi servirait un tel rassemblement s'il doit taire ou mettre de côté l'objectif du socialisme? Les communistes n'accepteront pas de se diluer dans un ensemble soi-disant "vaste" sans objectifs révolutionnaires clairement affirmés et sans une organisation de fer décidée à conduire les travailleurs et le peuple à la concrétisation de leurs aspirations sociales et politiques profondes.

 

La question n'est pas de croire ou non à la bonne volonté, à la sincérité ou à l'honnêteté des initiateurs de ce genre de projets de "rassemblement". Ce n'est pas avec de simples idées louables que l'on change radicalement la société.

 

 

Toute l'expérience du mouvement communiste algérien dans ses relations avec d'autres courants dans divers contextes, Front de libération nationale pour l'indépendance, FLN de la Charte d'Alger de 1964 ou de la Charte nationale de 1976, a indiqué que ces "vastes" regroupements, tendaient ou conduisaient à faire disparaître leur parti communiste, à affaiblir grandement en conséquence les capacités de mobilisation des travailleurs.

 

De fait, les essais entrepris en vue de ce "rassemblement large" tendent objectivement à tenter de réussir ce qu'aucun parti bourgeois ou petit-bourgeois, aucun pouvoir n'a réussi à obtenir depuis des décennies: la disparition, ou l'étouffement dans l’œuf, d'un parti marxiste-léniniste de la classe ouvrière en Algérie, indépendant des idéologies bourgeoises ou petites-bourgeoises.

 

C'est en construisant un parti communiste sur la base de tels principes qu'un mouvement populaire vaste peut mener à de véritables changements de société.

 

 

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*Car il ne faut pas dissocier une corruption de cette ampleur de l'extension des rapports capitalistes. Le capitalisme porte en lui la corruption. Elle l'accompagne à tous ses stades quoi qu'en disent les propagandistes du capitalisme qui veulent faire croire qu'un capitalisme "propre et honnête" est possible. Dans leurs luttes féroces pour accaparer des marchés, les multinationales cherchent et réussissent souvent à corrompre les dirigeants et les cadres. Ces propagandistes ne veulent pas voir que la bourgeoisie des grands pays capitalistes ne peut pas avoir une armée de politiciens et de hauts fonctionnaire à son service sans leur reverser de grosses miettes de la plus-value extorquée à la classe ouvrière. La lutte pour dénoncer la corruption, les corrompus et leurs corrupteurs, est une lutte indispensable. Mais le phénomène de la corruption surgie depuis l'apparition de la propriété privée des moyens de production et qui s'est développée à grande échelle avec l'impérialisme, ne disparaîtra à jamais que lorsque les rapports d'exploitation auront été extirpés. A ce moment là, le travail de rééducation éthique effectué par une société organisée sur de nouvelles bases commencera à donner ses fruits.

 

 

 

Article dans le Lien n°112 p.1 - septembre 2013