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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

SYRIE "Toutes les tentatives ... pour renverser le régime à travers un vaste soulèvement ont échoué "

Publié le 5 Mai 2012 par Lien-pads in 7- INTERNATIONAL - Moyen Orient

                                           SYRIE

 


"Toutes les tentatives ... pour renverser le régime à travers un vaste soulèvement ont échoué "  estime dans son communiqué  le comité central du Parti communiste Syrien

 

A l'issue de sa réunion du 12 février 2012 le comité central du Parti communiste Syrien a publié un long communiqué relatant ses analyses orientations et conclusions sur la situation politique dans le monde, dans la région du Proche et Moyen-Orient et en Syrie. L'essence de la politique des impérialistes, de leurs alliés sionistes appuyés par les dirigeants réactionnaires arabes, indique la déclaration est la suivante : " Dans le but d'exploiter tranquillement le pétrole arabe, nous devons rembourser le peuple arabe en lui donnant le fondamentalisme religieux", souligne ce communiqué dont nous donnons ci-dessous les principaux extraits à propos de la situation en Syrie.

 

" La situation en Syrie a constitué l'axe des préoccupations de comité central qui estime que toutes les tentatives qui ont été planifiées par les cercles impérialistes et réactionnaires arabes pour renverser le régime national, à travers un vaste soulèvement de contestation ont échoué. Cet échec résulte du fait que la majorité des masses du peuple Syrien ne s'est pas laissée entraîner par l'agitation réactionnaire. Le comité central a expliqué que la base de masse  du mouvement réactionnaire aurait pu être beaucoup plus réduite sans   les orientations libérales économiques et politiques qui ont conduit à l'ébranlement  des principales branches de la production nationale qui a appauvri et marginalisé  de nombreux producteurs, sans les comportements irréfléchis et la  corruption des responsables administratifs de certaines provinces qui ont accru le mécontentement des masses. Tous ces facteurs ont créé un sol fertile pour l'activité des forces réactionnaires liées à l'impérialisme et aux régimes Arabes à ses bottes.

 

"Le Parti communiste Syrien a déjà affirmé et réaffirme le besoin de traiter les causes profondes de la crise dont l'issue réside avant tout dans l'abandon total de la politique économique libérale. Le Parti a aussi, depuis le début des événements, appelé à distinguer entre les manifestants et les contestataires qui ont exprimé leurs vues pacifiquement et les forces subversives terroristes, en appliquant la maxime : "une opinion affronte une opinion mais l'action subversive terroriste est combattue par l'exercice de la loi".

 

          L'escalade des actions subversives du terrorisme     

 

 La déclaration poursuit :

 

"Après l'échec des tentatives de renverser le régime à travers des contestations

de masse, les forces réactionnaires ont eu recours à l'action directe, à l'intensification des actions terroristes et de sabotage. Elles orientèrent leurs coups contre les infrastructures économiques et les services publics importants : destruction à l'explosif de nombreux tronçons du réseau ferroviaire, des ponts, de pipelines et de gazoducs, incendie d'entreprises industrielles y compris les établissements du secteur privé, prise de contrôle des stations de distribution de carburants dans certaines zones etc.


Une campagne d'assassinats ciblés a été déclenchée, elle a visé des experts de haut niveau et des spécialistes dont des cadres militaires très qualifiés comme les pilotes de guerre.

 

" L'ensemble de ces opérations ne peut servir que l'ennemi extérieur, quelles que soient les déclarations de leurs auteurs. Une agression extérieure fomentée par les sionistes israéliens ou par d'autres aurait visé les mêmes objectifs. Des actions ont été lancées pour attiser le chauvinisme de toutes sortes au moyen de tueries et d'enlèvements à l'aveuglette quelles que soient les positions politiques des victimes et sur de simples présomptions d'affiliation. Les opérations terroristes directes ont été accompagnées d'opérations de nature criminelle tels que les kidnappings pour obtenir une rançon et le pillage des propriétés qui dans de nombreux cas se sont terminés par l'assassinat des victimes.

 

"A travers la création de formations armées, sous diverses appellations, mais composées principalement de forces réactionnaires qui instrumentalisent la religion, les forces réactionnaires ont tenté ainsi d'occuper des régions entières dans quelques provinces en vue de créer une tête de pont pour l'intervention militaire étrangère directe. Une attitude ferme a été et est opposée à ces tentatives dangereuses.

 

"La vague de l'escalade des actions subversives du terrorisme interne est accompagnée d'une féroce campagne sur l'arène Arabe et l'arène internationale contre la résistance nationale Syrienne en employant toutes les méthodes de provocation, de calomnie et les guerres médiatique et psychologique. La Ligue Arabe est apparue durant cette phase, telle qu'il fut exigé d'elle à sa fondation, exécutant fidèlement la volonté des colonialistes, voire faisant de la surenchère, dans de nombreux cas, pour réaliser avec zèle leurs desseins. C'est dans ce contexte que sont intervenues la suspension de la Syrie de sa qualité de membre de la ligue Arabe, l'adoption des projets et d'actions remettant en cause directement la souveraineté Syrienne, aboutissant à soumettre au Conseil de Sécurité des Nations Unies un projet de résolution qui avilirait la Syrie s'il était appliqué. Le principal objectif de l'activité internationale de la Ligue Arabe - sous l'instigation de l'Arabie Saoudite et du Qatar - est de rechercher à donner une pseudo légitimité et une couverture arabe aux actions agressives contre la Syrie   afin de préparer une invasion militaire directe."


Le communiqué du comité central du PC syrien poursuit ensuite :  

" Lors de la rencontre de Tunis à la fin du mois de Février qui a regroupé les ennemis les plus en pointe de la Syrie, le chef de file de la réaction arabe, le régime wahhabite de l'Arabie saoudite, a demandé un appui militaire franc aux rebelles syriens, autrement dit la légalisation des actions de la réaction arabe avec la collaboration et la solidarité totales de la Turquie dans la fourniture du soutien logistique  aux forces de la destruction, de la terreur et du banditisme armé en Syrie. Et cela juste  après l'échec de la tentative de faire voter une résolution du Conseil de Sécurité pour donner de façon opportune une couverture internationale à la subversion internationale et aux actes d'invasion et de destruction de la Syrie.  La Russie et la Chine se sont opposées aux deux projets soumis contre la Syrie au Conseil de Sécurité en utilisant leur droit de veto ce qui a constitué un puissant soutien à la ferme résistance nationale Syrienne. Le Comité central transmet ses salutations et sa gratitude à toutes les nations, à tous les peuples et à toutes les forces politiques et sociales qui ont déclaré leur solidarité avec la juste lutte de la Syrie."

 

                    Les propositions du Parti communiste Syrien

                            face aux actions subversives

  

Après avoir souligné l'importance des actions subversives la déclaration du Comité central du Parti communiste Syrien se prononce en faveur de " l'obligation d'une application de la loi et du respect de la dignité des citoyens". Il souligne ensuite que le " traitement effectif de la crise dans le long terme, exige une politique économique et sociale intégrée, qui préserve et développe la production nationale, ainsi les besoins vitaux et sociaux des masses populaires. Une telle politique ne peut être effective sans l'abandon complet des mesures économiques libérales. Le comité central estime que, malheureusement le gouvernement ne s'est pas orienté sur cette voie. L'une des manifestations de ces orientations  est la résolution  du gouvernement à ouvrir les domaines de l'électricité et des télécommunications terrestres  en priorité au capital privé  en application des orientations qui ont été adoptées par le précédent gouvernement avec  son  approche économique libérale irréfléchie. De telles mesures ne conduisent pas seulement à des dommages économiques, mais nuisent aussi à la sécurité nationale.

Il n'est pas permis d'associer le capital privé y compris le capital privé local, dans ces secteurs aussi sensibles particulièrement dans les circonstances de la confrontation à laquelle fait face la Syrie .Peut-être que le motif fondamental de la persistance dans une telle voie  Cette insistance réside  dans le dédommagement de certains représentants de la nouvelle bourgeoisie pour les pertes qu'elle a essuyées du fait  de la crise, sans aucune pensée pour celles  que l'ensemble du peuple a endurées.

 

" Le Comité central estime que de sérieuses mesures n'ont pas été prises pour freiner

les manifestations de la hausse rampante des prix qui résulte en grande partie d'un

budget inflationniste de l'Etat et de l'ensemble des mesures économiques

gouvernementales. Jusqu'à présent aussi les mesures prises n'ont eu aucun effet pour stopper ladépréciation de la monnaie nationale. "

 

              A propos du projet de constitution soumis à référendum

 

Concernant le projet de constitution soumis à référendum la déclaration indique qu'il a

été préparé par un comité composé de 28 personnes sans la participation du Parti communiste Syrien et d'autres partis, sans un représentant du parlement qui est le principal pouvoir législatif. Dans ces conditions, le comité central du Parti communiste Syrien "estime qu'il eut été préférable :

 

- de soumettre le projet de constitution à un débat général dans le pays, aussi bien au niveau des partis politiques, des organisations populaires et professionnelles,

 

- de poursuivre ensuite la discussion, à la lumière de ces débats, au parlement pour son amendement et son approfondissement 

 

- et enfin le présenter au référendum, comme ce fut le cas pour la constitution de l'année 1973 qui fut particulièrement claire dans la proclamation des principes de justice sociale, des libertés démocratiques, indépendamment de leur degré d'application au cours des quatre décennies depuis son adoption."

 

 

La déclaration ajoute : "le comité central estime que l'aspect positif le plus important qui caractérise le projet de constitution de 2012 est le maintien de la position franche contre les colonies et le sionisme comme cela est indiqué dans son introduction. A côté de cela, le projet réaffirme  toutes les libertés démocratiques qui figuraient dans l'ancienne  constitution tels que la liberté de conscience et le droit de participer à la vie politique, économique, sociale et culturelle,  l'inviolabilité de la vie privée des citoyens et d'autres droits principaux.

 

"A côté de tous ces aspects positifs figurent des articles et des paragraphes dans le domaine  des libertés publiques et de l'activité politique dont le caractère peut être considéré comme clairement réactionnaire. C'est le cas du paragraphe 4 de l'article 8 dans le projet de nouvelle constitution qui déclare que " il n'est pas autorisé d'engager une quelconque activité politique ou de former des partis ou des groupes politiques sur les bases de classe ou professionnelles". Il est clair que ce texte est dirigé contre toute activité politique sur des bases de classe. Il peut être utilisé pour limiter l'action des partis de classe

 

"Le Parti communiste Syrien confirme son opposition à l'article 3 du projet de nouvelle constitution, comme il est opposé à ses équivalents dans celle de 1973 parce qu'elle transgressait le principe de l'égalité des citoyens devant la loi. Il note qu'en comparaison avec son équivalent dans la constitution de 1973 la formulation de cet article du projet de nouvelle constitution est encore plus incompatible incohérentes avec les principes de la laïcité de l'Etat.

Concernant les articles du projet de constitution réservés aux domaines économique et social le comité central estime qu'ils sont un recul et constituent "une brèche" par rapport à la Constitution de 1973. L'abandon dans le projet de nouvelle constitution de l'économie d'état qui avait pour  " but d'éliminer toutes les formes d'exploitation et qui souligne l'importance de la planification économique (paragraphe 1 et 2 de l'article 13 dans la constitution de l'année 1973)."

 Le comité central du Parti communiste Syrien ajoute dans sa déclaration que les prescriptions économiques de la nouvelle constitution sont "semblables" à celles recommandées par les institutions internationales".

 

Abordant les articles du projet de nouvelle constitution consacrés aux acquis sociaux, la déclaration du comité central du Parti communiste Syrien relève que l'article 29, tout en reconnaissant que l'éducation "est un droit garanti par l'Etat est gratuit à tous les niveaux" stipule également que " la loi régule les cas où l'éducation est payante dans les universités et les institutions gouvernementales." Le CC du PC Syrien souligne  " dans ce texte il est clair qu'il y a un recul dans le principe de l'éducation complètement gratuite."

"Il en est de même, ajoute le PC Syrien, pour le rôle de l'Etat dans la protection des conditions de travail. Le concept de la propriété publique est beaucoup plus clair dans la constitution de 1973".

 

Le CC du P.C Syrien poursuit dans sa déclaration :" le terme "socialisme" a complètement disparu dans le projet de nouvelle constitution. Si la caractérisation de l'étape précédente dans le développement du pays ou la description de la situation actuelle sont justes, l'élimination de l'objectif socialiste de l'évolution de la société doit être considéré comme un sérieux recul".

 

La déclaration estime également que le projet de nouvelle constitution non seulement "maintenu le rôle dominant de l'autorité exécutive" mais l'a  " étendu aussi dans plusieurs cas aux dépens de l'autorité législative. Désormais, précise-t-elle, il sera possible constitutionnellement de prendre des décrets législatifs pendant les sessions du parlement (article 113).

De plus, les prérogatives du parlement sont réduites, y compris celles qui concernent la confirmation de sa composition   au bénéfice de la Cour Suprême constitutionnelle qui peut annuler l'appartenance d'un membre au parlement élu. C'est un sérieux recul en comparaison avec la constitution de 1973 qui, dans son article 62, déclarait : "l'Assemblée se prononce, en cas de contestation de la validité du mandat de ses membres, à la lumière des vérifications de la Haute Cour Constitutionnelle, dans le mois qui suit la notification à l'Assemblée de l'arrêt de la Cour. La qualité de membre de l'Assemblée ne sera invalidée que si celle-ci le décide à la majorité absolue de ses membres". Alors que l'article 66 du projet de nouvelle Constitution déclare ce qui suit :

 

"1- la Cour suprême constitutionnelle a droit de regard dans les contestations relevées aux élections du parlement.

 

"2 - les contestations sont soumises par les candidats dans les trois jours qui suivent après la date de proclamation des résultats. La Cour ratifie son verdict dans les sept jours qui suivent la date d'expiration des contestations."

 

"Il est clair, précise le CC du Parti communiste Syrien, que le nouveau texte est une sérieuse remise en cause des principes démocratiques quand il place les destins des représentants élus du peuple dans les mains d'une Cour dont les membres sont désignés par l'autorité exécutive."

 

                              Conclusions du CC du P.C. Syrien

 

La déclaration du comité central du Parti communiste Syrien indique notamment dans sa conclusion ce qui suit: 

 

"Malgré toutes ces remarques, et étant donné  les conditions difficiles que traverse  le pays dans la bataille acharnée qu'il livre aux  forces impérialistes et à la réaction, et la nécessité de serrer les rangs pour affronter les ennemis de la patrie, le comité central décide de demander à tous les camarades et amis  du Parti de participer au référendum de la nouvelle constitution de la République Arabe Syrienne en mettant l'accent sur notre attitude de réserve en général.

 

"...Le Parti exprime son regret que certains considèrent  que  les développements actuels sont de nature à  conduire à l'abandon de l'alliance expérimentée entre les forces patriotiques et progressistes du pays, alliance à laquelle nous croyons et dont le pays a le plus  besoin dans les circonstances d'une bataille nationale aiguë."

 

(Les extraits de la déclaration ci-dessus ont été traduits de l'Anglais sous le contrôle du PADS - Les intertitres sont de la rédaction du Lien -)