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Le lien

Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

Violences policières contre les syndicalistes grecs du PAME qui manifestaient à l'extérieur du Ministère du Travail - 35 militants ouvriers ont été arrêtés

Publié le 5 Février 2013 par Lien-pads in 9- INTERNATIONAL - Europe


Hier ( 30 janvier 2013), une attaque sauvage de la police des émeutes contre les travailleurs syndiqués orientés sur une base de classe a eu lieu devant le  Ministère du Travail. Les travailleurs  s' y étaient rendus pour protester contre les déclarations inacceptables du Ministre du Travail G.VROUTSIS. Selon lui,  le système de sécurité sociale " a été édifié sur les bases du clientélisme". Cette déclaration, liée à la décision prise par le gouvernement aggrave l'autoritarisme et la répression contre les luttes populaires de classe afin d'appliquer les lourdes mesures  conduisant les personnes à perdre leurs  ressources. Elle a pour but  af de freiner la lutte organisée du peuple. Une  déclaration qui  présage  une nouvelle attaque contre le système de sécurité sociale. 

 

La violence délibérée et la sauvagerie du gouvernement  en envoyant  la police des émeutes   qui  a arrêté 35 syndicalistes du PAME, blessé 9 ouvriers constituent  le prochain chaînon de la chaîne de l'opération  "loi et ordre". Elle a été  appliquée lourdement  dans la récente période par le gouvernement afin de réprimer les luttes du peuple contre l'orientation  politique anti-populaire et pour intimider le mouvement ouvrier et populaire. La mobilisation des ouvriers de divers secteurs a été immédiate. Ils se son rassemblés  devant le Ministère du Travail. Cependant, La police des émeutes a été en mesure de traîner dans les fourgons policiers, les 35 syndicalistes qu'ils ont arrêtés, après utilisation  des bâtons et des gaz lacrymogènes pour  repousser les manifestants qui s'étaient rassemblés dans une manifestation de solidarité à l'extérieur du  Ministère du Travail.

 

Le juste droit du peuple est de se mettre en grève, de manifester d'une manière organisée et de combattre contre l'offensive anti-ouvrière car elle  est la stratégie du capital ciblée par le gouvernement et la classe bourgeoise qui sont en réalité à son service. 

 

Afin de se montrer à la hauteur des "investisseurs", que ce soient les monopoles interieurs  et étrangers, le gouvernement, main dans la main avec le pouvoir judiciaire qui a un véritable caractère de classe, tente d'imposer un silence de mort sur tout le pays, en offrant des garanties pour la  sauvegarde  du capital contre le mouvement ouvrier et populaire.

 

La provocation du gouvernement a échoué

 

Après quelques heures, le gouvernement a répandu dans les médias bourgeois des photographies tronquées,  des Bureaux du Ministère du Travail avec des meubles  prétendument dispersés sur toute la place,  afin de convaincre le peuple que la délégation du PAME et des syndicats avaient envahi le Ministère pour lui causer des dommages et le  vandaliser. Les syndicalistes du PAME ont dévoilé la provocation, en déclarant catégoriquement que "notre mouvement ouvrier orienté sur une base de classe ne peut agir que d'une manière pratique et rationnelle et on  cherche à mettre en place une provocation contre  la lutte de classe des ouvriers.

 

La déclaration du porte-parole du gouvernement est provocatrice et scandaleuse. Ce n'est pas du tout  un hasard,  si elle associe d'une manière sournoise et provocatrice  la protestation des syndicats orientée sur une base de classe  et les formes de lutte du mouvement populaire à une "forme de violence" ,  "d'extrémisme" et  aux  attaques "terroristes" des récentes semaines. Ainsi, il a été clairement confirmé que les buts réels de ces actes étaient l'intimidation du peuple et la répression du mouvement ouvrier et populaire. Ainsi, il a été confirmé que c'est la lutte de classe qui en réalité dérange l'atmosphère de consensus et le silence de mort que le gouvernement désire imposer. 

 

LEUR INTIMIDATION NE RÉUSSIRA PAS 

 

Les manifestants, avec un très large rassemblement, combatif et organisé, qui se sont groupés à l'extérieur du Ministère du Travail se sont dirigés vers l'Administration Générale  de la Police d'Athènes, où les syndicalistes étaient détenus , poussant des mots d'ordre, tels que " Libérez les les travailleurs du poste de police, ce ne sont pas des terroristes, ils demandent des emplois" et " la loi et l'ordre des patrons seront fracassés par la juste cause des ouvriers". Alors que le temps s'écoulait, la solidarité se  renforçait et le nombre de personnes à l'extérieur  du poste de police ne cessait pas d'affluer. 

 

La colère et la solidarité débordent

 

Des dizaines de déclarations des unions syndicales, des centres de travail, des fédérations et du mouvement des organisations au sujet de l'attaque répressive et provocatrice du gouvernement ont été exprimées continuellement au lendemain des événements.

 

 A un  rassemblement, à l'extérieur des locaux  de l'Administration de la Police d'Athènes,  la Secrétaire Générale du Parti communiste de Grèce (KKE) , qui revenait d'une manifestation d'agriculteurs, a souligné dans sa déclaration :" Nous  demandons une seule chose du Ministre du Travail. Qu'il nous apporte la vidéo avec les dommages prétendument causés par les représentants du mouvement syndical qui voulaient démontrer,  à juste titre, que les déclarations provocatrices ont  attisé réellement les choses, quand elles ont été transmises  aux chaînes de Télévision. Nous montrera-t-il la vidéo. Quel est le dommage? 40 personnes viennent, à visage découvert, des syndicalistes, représentants d'organisations, pour faire quoi? Pour détruire des bureaux? Pour détruire des ordinateurs? Pour tabasser le Ministre? Cela est ridicule. Et, certainement, quand un ministre prononce des déclarations provocatrices, les représentants des organisations syndicales ont le droit d'aller manifester le lendemain.  C'est tout ce  qui s'est produit  et rien d' autre (...) quand un gouvernement n'est même pas  préparé à effectuer   le moindre recul  face au peuple  qui souffre, alors il n'y a pas d'autre solution que la violence. Mails le peuple a beaucoup plus de force et peut repousser la répression d'Etat. Parce que fondamentalement, même si les mécanismes de l'Etat sont  nombreux, les gens du peuple sont plus nombreux. Et le peuple ne devrait pas s'effrayer de cela. Ils devraient craindre les supplices  qui sont en cours. Et pour cette raison ils doivent acquérir le courage, la résistance à  combattre les mensonges et les calomnies. Quels que soient les gains dont ils ont bénéficié à la faveur du produit  de la corruption, les gouvernants qui ont déjà calomnié les travailleurs les  calomnient encore maintenant  en les  présentant  comme des vandales... "

 

 

Une réponse combative et une nouvelle poursuite des manifestations

 

Tard dans l'après-midi, il a été annoncé que les détentions avaient été transformées en arrestations et que le Procureur général a accusé les 35 syndicalistes de perturbation  de la paix et de dommage aggravé. Le rassemblement à l'extérieur des locaux de l'Administration de la police s'est poursuivi tard dans la nuit et une nouvelle manifestation a été préparée pour le jour prochain afin que toutes les accusations contre les militants arrêtés du mouvement orienté sur une base classe soient abandonnées et qu'ils soient libérés. 

 

En même temps le jeudi 31 janvier les marins, les travailleurs de la santé, les travailleurs des transports urbains et des chemins de fer s'étaient mis  en grève, tandis qu' au même moment les manifestations des agriculteurs se poursuivaient et les préparatifs s'intensifiaient déjà  pour la grève générale prévue pour la mi-février.

 

Le procès des syndicalistes

 

A la fin, les 35 syndicalistes ont été mis en liberté. Auparavant, ils avaient  été traduits  sur le champ en justice et accusé  de " traîner illégalement sur une place publique".  Mais le procès a du être renvoyé au 12 février car le témoin du Ministère ne s'était pas  pas présenté. 

 

C'est symptomatique si les syndicalistes n'ont pas été traduits en justice sous l'accusation de "dommage aggravé", chose que le Ministère a réclamé d'une manière provocatrice, en accusant les syndicalistes du PAME d'avoir causé  la" destruction des bureaux". Chaque heure qui passe laisse apparaître  le fait que cette accusation ne pouvait pas être justifiée. 

 

Dans ces conditions le renforcement de la solidarité de classe internationale avec les luttes en Grèce et avec le PAME sont nécessaires.

 

 

 

(article publié le 31 janvier 2013 en Anglais sur le site solidnet et traduit en Français par la rédaction du Lien)